i wanna be an idle teen (maxence)

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MessageSujet: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 17:55

Maxence Andersen

Jackson « Jack » Falahee
Né le 24 mai 1990 à Chicago, j'ai 25 ans et suis de nationalité américaine. Si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, sachez que je suis plutôt ancien riche et nouveau modeste depuis quelques années et que je le vis plutôt bien mais sans plus. Actuellement célibataire, je tiens à préciser que je suis plutôt du genre homosexuel curieux... Désolé d'avance pour les cœurs brisés.

Diplôme préparé : doctorat.Cycle & année d'étude : deuxième année d’étude en graduate à la rentrée.Cursus majeur : cinéma et médias.Spécialisation : montage vidéos et effets spéciaux.Cursus mineur : sport.

Personnalité & addictions

Drôle - 46%
Réfléchi - 75%
Créatif - 84%
Travailleur - 70%
Fêtard - 65%
Narcissique - 68%
Artiste - 49%
Amical - 52%
Jaloux - 23%
Méfiant - 66%
Sportif - 78%
Prude - 21%
Généreux - 43%
Têtu - 90%
Hautain - 51%
Séducteur - 76%
Honnête - 80%
Joueur - 60%
Alcool : 69%Drogues : 11%Sexe : 82%

Renseignements multiples
Pourquoi avez-vous choisi d'étudier à l'université de Chicago ? dire qu’habiter Chicago facilite le choix serait une excuse bien trop facile même si elle est vraie. Compte tenu de mon histoire de famille, je désirai, autant que ma fratrie, de rester tous ensemble. Nous n’étions pas idiots mais surtout, l’argent reçu par notre mère changea notre futur d’une manière que nous n’imaginions pas. Nous savions que nous ne pouvions pas rentrer dans une pareille université avec les revenus de nos pères mais comme un appel à l’aide lancé par le sang, la somme astronomique envoyée par notre mère pour nos études avec une simple phrase pour s’excuser auprès de nous suffit à envoyer balader un projet d’avenir incertain et imposer l’idée que nous pouvions rejoindre une des plus prestigieuses universités à laquelle nous pouvions prétendre. Et puis, notre père en était sorti et c’est grâce à tout ce qu’il a fait au sein de cette université que, par la suite, en en sortant, il rencontra notre mère. Je crois que c’était un signe du destin, que de toute manière, notre mère savait qu’il fallait que nous intégrions tous l’université. Et maintenant, c’est chose faite.

Quelles sont vos sources de financement universitaire ? les revenus de mes parents étant moyennement suffisantes, il faut avouer que mes frères, ma soeur et moi ne pensions pas pouvoir rejoindre cette université avant de recevoir une somme astronomique provenant de notre mère. Divorcée de notre père qui depuis un an est remarié avec son compagnon, ceci est le seul cadeau qu'elle nous a offert aussi loin que je m'en souvienne et ce sans que nous ne la voyions. Une simple lettre suffisait avec un chèque conséquent. Rien de plus, rien de moins. Autant dire que la surprise fut de taille mais que mon père n'a pas hésité à utiliser pour financer nos études. Du moins, il avait hésité à rendre cet argent mais il a pensé à notre avenir avant de penser à son égo et c'est ce qui fait de lui la personne que j'admire le plus. Du coup, c'est ma "mère" qui finance mes études et celles de mes deux autres frères et ma soeur. Et l'argent de notre second père finit, par conséquent, dans ce qui tourne autour de nos activités extrascolaires et du reste. Si jamais des coûts supplémentaires devaient s'ajouter, c'est sur celui-ci que nous compterions pour nous aider puisqu'à la base, il s'était porté volontaire pour être la source de notre financement universitaire à tous les trois. D'une certaine façon, ses revenus n'auraient pas été suffisants lorsque l'on prend en compte l'hôpital qui leur a coûté cher pendant presque un an. Au final, cette situation gênante nous arrange tous dans un sens même si cela me mettait mal à l'aise quand j'y pensais. Mais cela n'est plus le cas.

Que pensez-vous du système de confrérie ? j'ai toujours été fasciné par le système de confrérie. C'est quelque chose de comminautaire sans faire secte, un moyen de se rapprocher d'individus, de comprendre la société et savoir s'y intégrer. C'est une manière d'aborder le milieu du travail avec les collègues et comprendre mieux comment cela fonctionne avec les différentes affinitées, les priorités de chacun mais aussi développer l'entraide et le soutien. C'est quelque chose de positif et que je connais bien, ayant deux frères avec lesquels je suis très proche. Nous sommes tous les trois semblables et en même temps très différents et il nous a fallu composer, en premier lieu, car nous n'avions pas le choix, tout comme avec la dernière qui est notre soeur. C'est en ça que je pense pouvoir être en mesure de comprendre mieux le système de partage et de fraternité qui règne en ces lieux plutôt qu'un fils unique, par exemple. C'est un système qui me parle et me convient parfaitement puisque je me sentirai difficilement capable de vivre totalement seul. J'ai besoin de sentir cette présence fraternelle autour de moi, du moins, encore un temps. Je l'apprécie fortement.

D'ailleurs, faites-vous partie d'une confrérie ? Si oui, depuis combien de temps ? les Sigma Chi forment la confrérie masculine par excellence et non pas uniquement par défaut. Ils sont sportifs pour la plupart, comme moi, et ont un sens de la solidarité qui est énorme. Quand bien même je sois proche des femmes en amitié, ou plutôt je peux l'être, rien ne remplace à mes yeux une amitié entre deux hommes. Cela peut paraître ambigu face à mon orientation sexuelle mais je sais faire la distinction entre les deux plus que beaucoup d'homosexuels que j'ai pu rencontré au cours de ma vie jusqu'à présent. Comme je l'ai dit précédemment, c'est ce sens de la fraternité que je recherchais. J'étais avide de rencontrer des hommes qui avaient la même philosophie que moi sur beaucoup de domaines et qui comprenaient ce que c'était que des frères, que cette relation forte qui unie deux idiots dans leur travail comme dans leurs bêtises. C'est quelque chose de réjouissant et d'épanouissant, sans compter que cela aide beaucoup à se comprendre et comprendre les autres. Certes, je ne suis pas un idiot écervelé qui ne jure que par le sport mais dans cette confrérie, ce n'est pas ce stéréotype qui prône, loin de là. Ici, les hommes sont plutôt réfléchis et aiment faire la fête. C'est ce côté beuverie qui donne cette fausse image, parfois néfaste, mais qui néanmoins attire toujours les aspirants à cette confrérie mais également les prétendantes. Ou prétendants. Le côté "célibataire" qui peut se traduire par "bros before hoes" est quelque chose qui me caractérise assez car je suis un éternel célibataire. Je ne me pose jamais, je flirte, je couche mais jamais je ne crée une relation durable. Non pas que je le refuse catégoriquement mais mon esprit est concentré vers tout autre chose. Je ne jure que par mes passions et mon désir et besoin de m'accomplir en tant qu'individu. Et en plus de tout ceci, physiquement, je colle parfaitement. Je suis un grand brun aux yeux verts, musclé car sportif et qui prend soin de son corps. Car j'admets volontiers mon narcissisme : je me plais à parfaire mon physique car se sentir beau contribue à vous aimer et ainsi à ce que les autres vous aiment. Cela peut vous paraître stupide et digne d'une psychologie de comptoir mais ceci est ma philosophie et elle porte ses fruits.

Pour en revenir à la question, oui, je fais partie d'une confrérie et celle que je viens de citer précédemment. La confrérie masculine par excellence, la fraternité de tous les défis à savoir les Sigma Chi. Je dois être franc et dire qu'au début, j'étais effrayé. Rentrer à l'université était pour moi un défi, avec ma différence d'âge, ma rééducation. Tout ceci ne m'avait guère aider à me sortir de ce traumatisme. Je m'étais battu comme un lion pour noyer ma colère et le sport fut mon exutoire. C'était musclé comme un digne sportif que je m'étais présenté et qu'avec chance, je fus sélectionné pour le bizutage. Autant dire que cela ne fut pas de tout repos. Vous vous souvenez de la troisième saison de Gossip Girl. Ou la quatrième. Je ne sais plus, je n'ai jamais regardé sauf une scène que l'on m'a montré car c'était un exemple de bizutage. Et ce fut l'un des miens. Moi, accroché nu à une statue au sein de l'université, sans être centrée. La corde écorchant ma peau et moi qui hésitait entre hurler à la mort et accepter de mourir de froid. En plus, le fait d'avoir les yeux bandés ne m'avait guère aidé. Et ces batards m'ont pris en photos, ont accroché celles-ci au sein de la confrérie et pointaient à chaque fois ces photos quand je n'étais pas assez performant ou efficace à leurs yeux pour me rappeler qu'être humilié de la sorte est une manière de se dépasser, de se mettre à nu - comme au sens littéral pour le coup de mon premier bizutage - et se réinventer. C'était exactement ce que je recherchais. Il m'avait fallu mettre beaucoup de mon égo de côté mais celui-ci revenait bien trop souvent au galop. Sans pour autant les déranger, ceci les amusait plus qu'autre chose. Cette force de caractère leur prouvait que j'étais un membre digne de respect mais surtout de cette fraternité.

Mes "bourreaux" devinrent mes frères après une année. Et je crois n'avoir jamais créé de liens aussi étroits avec des personnes qu'avec eux. Car même si passer son temps avec des personnes renforce forcément les affinités mais aussi l'opposé, cette proximité et ce code de l'honneur que l'on jure les uns envers les autres font qu'il est impossible de ne pas faillir à sa mission de toujours venir en aide à l'un de ses frères. Ils seraient presque au même niveau que mes deux frères de sang. Je passe plus de temps avec ceux de ma confrérie, j'échange, je ris, j'ai pleuré aussi. Tout est permis du moment que nous ne jurons pas sur notre serment, que ce soit verbalement ou par nos actes. Je dois avouer tout de même que l’année fut très difficile que par moments, je songeais à abandonner. Non pas que je trouvais les épreuves impossibles mais le traitement m’effrayait sur la suite des choses : est-ce que ceux que j’appellerai mes frères seront égaux à l’image qu’ils renvoient lors du bizutage ? Au final, je m’étais laissé faire pour leurs jeux de torture, j’avais joué au con lorsqu’il fallait mettre le désordre quelque part. Il y avait une fois où j’avais du voler autant de soutiens-gorge possibles dans une des sororités et je m’étais fait coursé par quelques soeurs qui finirent par m’en coller une chacune à leur tour. Autant dire que j’étais rentré la queue entre les jambes dans ma future confrérie mais au lieu de se moquer de moi, ils m’avaient applaudi. Ils étaient fiers de ma bravoure car j’avais l’étoffe d’être l’un des leurs. Aujourd’hui, je tiens un poste important au sein de ma fraternité et je ne l’échangerai pas pour tout l’or du monde.

Moi c'est GOLD ANTHEM !
J'ai 22 ans, je suis un garçon et je vis en France. J'ai découvert le forum sur Bazzart et je le trouve sublime ! Sinon, je serai connecté quotidiennement et je devrai pourvoir RP environ 3/4 fois par semaine.



Dernière édition par Maxence Andersen le Lun 3 Aoû - 10:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 17:55

Maxence Andersen

Biographie
Chicago, dix-neuf juin mil-neuf cent quatre-vingt dix. Une date importante pour mes parents puisque ma mère mit au monde deux beaux bébés. Des faux jumeaux, deux plaignants bruns aux yeux clairs. L’un d’eux fut appelé Julian et le second Maxence. Et ce dernier, c’est bel et bien moi. Il me semble bien que ce prénom fut choisi par ma mère puisque celui-ci était cher à son coeur, bien que j’ignore encore pourquoi. Mon faux jumeau et moi naissions les premiers puisqu’un an plus tard vut le jour notre petit frère, Gabriel, qui avait hérité du métissage du côté maternel avec les cheveux blonds et ce physique de blanc-bec. Puis, quatre ans après notre naissance, la famille accueilli la petite dernière, Hermione. En tableau, nous rendions tous bien, le modèle parfait de la famille américaine type avec quatre enfants, un père, une mère et une belle maison. Mon père tenait une grosse entreprise florissante, les affaires marchant à merveille. Ma mère, quant à elle, était spécialisée dans l’art de la peinture. Du moins, elle était chef d’une galerie d’art et flirtait avec ce monde bobo qui fait envie à tous. Nous étions riches et en bonne santé. Un beau tableau rayonnant au soleil que la tempête, par sa pluie, se chargea de noircir, faisant couler les couleurs de nos sentiments à nous rendre aussi triste que la pierre.

J’étais jeune quand ma mère s’enfuit comme une voleuse. Le divorce fut prononcé vite avant même que nous comprenions que cela se passait mal entre nos parents. Nous fûmes tout bonnement surpris. Du moins, je le fus. Ce fut quelques cris mais aucune larme. Il nous fallu du temps pour apprendre la vérité. La colère avait envahi ma mère lorsque son mari lui annonça que son amour avait flétri avec le temps, révélant une nature qu’il avait refoulé sa vie durant. Il avait rencontré quelqu’un. Quelqu’un dans l’art, quelqu’un de gentil, quelqu’un de bon. Quelqu’un avec un pénis. En effet, mon père avait rencontré un homme avec qui il se disait vivre l’amour qu’il recherchait profondément. La nouvelle avait écorché ma mère, la plongeant dans une rage. Elle avait réussi à s’envoler avec l’argent après le divorce, disparaissant de nos vie à tous les quatre comme si elle n’avait jamais existé. Comme si nous n’avions jamais existé. Pendant presque un an, nous n’avions pas parlé d’elle à notre père et mes frères s’étaient également laissé envahir par la rancoeur à l’inverse de ma soeur et moi. Quelque chose m’avait protégé de tout ceci. Surement la chance ou bien mon caractère. Pourtant, aussi loin que je puisse m’en souvenir, j’étais timide et calme. Ce genre de gosse gentil, toujours souriant, qui a peur du regard des autres. Plus au collège qu’à cette époque où j’étais encore à l’école primaire, j’avais cette tendance maladive à essayer d’éviter de faire le premier pas par peur de rejet. C’était ridicule mais j’étais ainsi fait.

Le nouvel amant de mon père fut une délivrance. Il le soutenu dans cette dure épreuve de la séparation et il emménagea chez nous quelques temps après l’envolée de la figure maternelle. Tous étions sous le choc mais aucune opposition ne sut se faire de ma part. La situation était bien trop complexe et nous échappait à tous les quatre, à tel point que nous ne savions pas comment réagir. Il nous aida même financièrement, à nous reconstruire en tant que famille mais également en tant que petit riche. D’une générosité hors norme, il se battu pour s’imposer dans nos vies sans trop de brutalité car il savait aussi bien que nous que nous avions besoin d’un soutien. Il était devenu la poigne de fer de la famille et savait s’imposer comme il le fallait, le temps que notre père se remette doucement de ce début de dépression qui le gagnait. Tout ceci contribua surement à mon caractère réservé qui me rongeait. Au final, je compris bien plus tard que c’est cette histoire, cette avalanche de nouveautés déconcertantes qui me poussa à me renfermer au point d’en devenir un gamin monstrueusement triste.

Tout le monde est d’accord pour dire que le collège est une période horrible dans la vie de chacun : les pré-adolescents sont mal dans leur peau, méchants et se jugent énormément les uns les autres. Par chance, je sus me constituer un groupe d’amis assez important pour que je puisse éviter tout problème si j’étais resté un solitaire malgré moi. Les années passant, je prenais la caméra de mon « beau père » pour filmer. Une véritable passion du cinéma naissait en moi et je m’amusais à tourner des courts-métrages qui valaient tout de même le coup d’oeil. J’avais un vrai donc pour cela et je pense toujours l’avoir. Ou plutôt, j’en suis certain. Seulement, les hormones secouant mon être car la puberté faisant son effet, je me rendis bien compte que je penchais beaucoup plus mon nez quand les mecs étaient torses nus que lorsque les filles montraient un décolleté plongeant. Autant dire que cela m’apparut comme une évidence : j’étais plutôt orienté vers les mecs. Grâce à l’histoire de mon père, je sus lui confier tôt. Mes deux frères et ma soeur l’apprirent plus tard et quand bien même ils furent surpris par cette nouvelle, c’est le fait que j’eus attendu de leur dire après l’avoir confessé à mon père qui les blessa. Surtout mon faux jumeau - ou plutôt jumeau, c'est ainsi que nous nous considérons - qui se sent plus proche de moi que tout le monde. Ils n’en tinrent pas rigueur longtemps et le cours des choses reprit. Puis, le lycée fut une nouvelle étape. Je me transformai. Je devenais un garçon mignon, j’assumais mon statut d’homosexuel malgré quelques remarques de mes camardes. J’essayais de m’en ficher tant bien que mal, même si au fond, les critiques me touchaient énormément. Rien que les regards me donnaient envie de creuser ma propre tombe alors que j’affichais une mine semblable à celle des autres élèves. Mais le plus mémorable fut la fin du lycée. Le dernier jour, j’étais prêt gagner mon université. Nous fêtions la fin avec une soirée alcoolisée dans un coin. Certes, nous n’avions pas l’âge légal mais nous nous étions cachés de sorte à ce que personne ne nous voit. Bien entendu, cela fut voyant lorsque mes amis et moi nous exhibèrent aux yeux de tous, le soir-même, après quelques coups dans le nez. Nous croisions même des personnes que nous connaissions, des bonnes comme des mauvaises. Puis surtout des mauvaises. De cette fin de soirée, je me rappelle surtout de la peur qui m’avait saisi quand je me suis retrouvé isolé avec quatre mecs face à moi, l’alcool quittant mon sang et moi, paralysé par la frayeur tandis que les larmes coulaient à flot sur mes joues à mesure que les insultes fusaient sur mon orientation sexuelle. Les coups firent moins mal avec le recul, les paroles restèrent à jamais gravé dans ma mémoire. Et dans un dernier effort, je priais le ciel de me garder en vie. Et c’est dans un coma que je sombrai, allongé dos contre terre, du sang coulant sur mon visage.

Un an. Ce qui me parut comme quelques secondes pour moi dura un an pour mes proches. Un an de coma qui m'avait coupé du reste du monde mais également de mes espoirs futurs. Les yeux vides, c'est tel un zombie que je m'étais retrouvé après un réveil affolé. Du moins, des réactions affolées à la suite d'un réveil trop long. Pendant des semaines, je prenais des médicaments, un nombre si important que j'avais arrêté de compter. Une perte de mémoire, des maux de tête et migraines à répétitions, des coups de fatigue intensifs, un épuisement rapide et quelques crises d'angoisse. Ceci fut mon nouveau quotidien, celui que l'on me disait long dans la pensée mais court sur la durée. Je n'avais même pas le temps ni l'envie depenser au suicide que j'étais assailli de mil et un bruit dans ma tête. Ce qui persista et qui persiste toujours sont les crises d'angoisse qui se font occasionnels dorénavant. Toujours les semaines qui suivirent, j'appris que mon frère Gabriel avait eu un enfant non désiré, que j'avais perdu mes amis à qui mon père a dit que j'étais parti prématuremment profiter du monde. Pourtant, à la toute base, j'étais entouré de copains, le peu que j'avais, avant que je ne me fasse agresser. Ou ceci était un tour de mon esprit, je ne savais pas. Et encore maintenant, je n'ai pas toutes les réponses à ses questions puisque mon coma est devenu tabou. Les réponses que j'ai pu avoir furent dévoilées lors du procès de mes agresseurs. Pas de témoins, juste une chance d'avoir été vu avant que ma condition empire. Avoir été vu sur le sol, mourant doucement ou plus ou moins. Plutôt souffrant. Et eux, ces connards, furent condamnés pour agression, tentative de meurtre et acte homophobe. Autant dire qu'à l'heure actuelle, ils croupissent toujours en prison et ne sortiront pas de suite, quant bien même ils n'obtinrent pas la prison à perpétuité.

Les mois s'enchaînèrent et la peur m'avait quitté. Quelque chose d'un peu noir avait émergé avec moi. En me réveillant, elle s'était réveillée. C'était surement cette force qui m'avait poussé à ouvrir les yeux, qui m'avait poussé à me battre dans mon subconscient afin que je vive et que je mène une vie différente de celle que je m'apprêtais à mener. Une vie rangée où les regards continueraient de me laisser des traces telle celle d'une cigarette allumée gravée sur son bras. J'avais gagné une rage de vaincre. Quelque chose en moi me disait de ne pas baisser les bras, de continuer à aller mieux et surtout de ne plus jamais me laisser faire. Et je continuais dans cette voie. Ma famille ne reconnaissait plus l'adolescent timide qui ne comprenait pas trop pourquoi il n'était pas aimé. On ne m'aime pas ? Qu'à cela ne tienne. Ma vie ne concerne que moi et ceux qui n'ont pas de place pour moi, je n'en aurai très certainement pas pour eux. Ceci fut inscris dans ma philosophie quotidienne. Progressivement, j'apprenais à me sociabiliser mais cela fut bien difficile. J'étais devenu agressif, un peu trop même et les quelques personnes que je pouvais rencontrer finissaient pas fuir. Au bout du compte, je finissais tapi chez moi, tentant de vaincre les effets du coma avec ma caméra et me plongeant dans ce que j'aimais le plus : filmer. En lisant, ma mémoire revenait à la normal et quelques souvenirs occultés du drame et même antérieurs à celui-ci me revenaient. Faire travailler la mémoire et la concentration m'aida énormément à me reconstruire car par chance, je n'avais pas été "endommagé". Les gens pensent qu le coma est le responsable des lésions et problèmes qui dominent la victime mais c'est l'origine de ce qui a plongé l'individu dans le coma qui est seul responsable. Selon que l'on m'avait endommagé telle ou telle zone de mon cerveau, j'aurai pu ressortir en légume. Le coma n'est qu'un stage intermédiaire au final, il est comme un repos imposé lorsque notre corps est touché de plein fouet par ce que l'on pourrait qualifier de mal. Qoiqu'il en fut, il m'aura fallu un an de travail intensif sur moi-même et beaucoup de chance pour retrouver une stabilité et me préparer pour ce qui allait être plus difficile selon moi : l'université.

Vingt-ans et un retard de deux ans expliqué et compris très vite par la direction de l'université de Chicago. Après tout, nous avions l'argent et une bonne excuse pour que je puisse être bien traité à mon arrivée. Je ne fus pas accueilli en prince mais alerte de ma situation, la direction sut de suite comment me gérer afin que j'évite une crise ou quelque chose du même style. Par folie, je me ruais vers les inscriptions dans les confréries, choisissant la mienne sans trop de mal : les Sigma Chi. Des hommes beaux, sportifs pour la plupart, qui ne sont pas cons pour autant. Un paradis pour les mirettes mais surtout pour les liens affectifs. Autant dire que la première année ne fut pas une partie de plaisir. Inutile de m'étaler davantage sur ce qu'il s'est passé, cela fut résumé dans la réponse à la question portant sur mon année de bizutage. Mais pour rafraichir la mémoire, j'admets que j'en ai bavé mais que je ne me suis pas démonté pour autant. Je voulais aller jusqu'au bout, je voulais être sur de vouloir tenter cela même si je risquais d'être déçu. Dans le pire des cas, je serai resté un étudiant lambda qui aurait évité les contacts avec les confréries. Mais par chance, je réussis mes épreuves. Par chance, j'ai été agréablement surpris par l'ambiance dans la maison, entre les frères. Mes frères. Rien n'était plus comme avant. Un an de dur labeur pour m'intégrer dans l'université, travailler à nouveau et devenir un membre d'une fraternité, mes efforts payèrent mais au prix d'une fatigue extrême. La deuxième année, je finissais par profiter plus de mon lit que des fêtes mais il fallait que je rattrape encore et toujours. Le beau au bois dormant avait beau s'être absenté un an du commun des mortels, il n'en demeurait pas moins extenué par un surdose d'efforts qui avait suivi un néant de toute activité physique. Les choses s'améliorèrent à mesure que je grandissais. Avec mes frères, j'apprenais également à m'habiller de manière plus "classe". Je devenais un vrai tombeur physiquement. Ils réussirent surtout à me canaliser, me comprendre et dompter la bête noire qui était en moi. J'étais apprivoisé tout en restant sauvage. Mais j'étais guéri. C'était le principal. Je finissais mes quatre premières années, passant le bachelor haut la main, avant de continuer mes études de cinéma, démontrant toute l'étendue de ma créativité à qui le voulait. Je suis doué pour cela. Je mourrais talentueux plutôt que de vivre avec médiocrité.



Dernière édition par Maxence Andersen le Dim 2 Aoû - 20:34, édité 4 fois
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Lux Ó Cearnaigh
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Je suis à Chicago depuis le : 03/06/2011 et j'ai déjà rédigé : 3705 messages. J'ai : 24 ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : doctorante (troisième année) en ingénierie, spécialisée en robotique

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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 18:02

Ouh, la belle bête Bienvenue parmi nous en tout cas ! I love you

_________________________________
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 19:15

Tu peux parler, j'ai même graphé sur palmer tout à l'heure.
Merci en tout cas, j'attends la première validation avant de terminer la biographie. :please:
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 21:02

Bienvenue sur YIU ! **

Tu es de la fratrie Andersen ?
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 21:34

Merci. ** excellent choix. :please:
Oui, jumeau de Julian et grand frère de Gabriel.
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 22:46

Bienvenue sur le forum mister Andersen

T'a-t-on déjà parler du Doyen ? Un bel homme au cerveau rempli de bon sens. Tu sais cette tête pensante de Chicago, un vrai canon, hein !? On est d'accord sur ce point. Tu veux que je te dise un autre truc ? C'est un vrai dieu au pieu, jamais vu quelqu'un aussi doué. Il est doux, gentil mais aussi sauvage, si jamais tu ne sais pas quoi faire je t'invite sérieusement à la rejoindre tu verras il te fera oublier tout tes problèmes.
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 22:50

Merci ma jolie. :moustache:
Bizutage sympathique. :mdl:
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Je suis à Chicago depuis le : 09/07/2015 et j'ai déjà rédigé : 1092 messages. J'ai : 55 ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : le fabuleux doyen de cette université

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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 23:00

Mon intuition me dit que nous entendrons parler des frères Andersen. Je suis ravi de voir que tu as survécu à la délicate année de bizutage et suis navré du comportement de mes étudiants à ton encontre. Néanmoins, cela semble t'avoir forgé un caractère digne de cette fraternité qui aime en découdre. Je valide le choix des Sigma Chi !
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Dim 2 Aoû - 23:02

Merci beaucoup le doyen.
Ma fiche étant terminée et ayant posté dans le sujet prévu à cet effet, je suis bon. I love you
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Lun 3 Aoû - 1:37

Bienvenue sur YIU bel homme ! J'approuve totalement le choix de l'avatar (mais ça tu le sais déjà eheh). Surtout n'hésites pas à contacter le staff en cas de besoin. :please:
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Lun 3 Aoû - 9:14

Attention, ta date de naissance ainsi que ton année d'étude ne correspondent pas avec l'âge donné !
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Lun 3 Aoû - 10:17

priam ; merci mon beau.

le doyen ; c'est corrigé. I love you
Le petit a commencé ses études à 20 ans, comme dit dans la bio. Tout est expliqué. Et j'ai mis l'année d'étude dans laquelle il rentre dans moins d'un mois. :please:


Dernière édition par Maxence Andersen le Lun 3 Aoû - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Lun 3 Aoû - 10:41

Tu es validé !

Nous avons fait le meilleur des choix en te prenant sous notre aile. Que tu aies du retard n'altère en rien ton réel talent et j'ose espérer que tu le mettras à profit pour illuminer davantage ton université. Ne voudrais-tu pas réaliser une série de films sur ta confrérie ? Cela pourrait être une bonne méthode de publicité, même si je doute que vous autres Sigma Chi ayez besoin de cela pour vous attirer les honneurs. Quoi qu'il en soit, je suis heureux d'apprendre que la compagnie de tes frères t'as été profitable. C'était un réel plaisir d'en apprendre davantage sur toi, tu as également un don pour la confession de mémoires, visiblement.

Attention, je pense que ta signature est trop large et déforme le forum !
Je t'invite à aller recenser ton avatar et tes prénoms et nom ainsi qu'à contacter PlayBoy pour lui faire part de 3 petits secrets te concernant. Tu peux également aller créer ta fiche de liens afin de te trouver de nouveaux amis ou intégrer un club ou une équipe universitaires ! Bienvenue dans notre famille  coeur2

Bizutage de bienvenue ✽ Je souhaite que tu participes à un RP dans lequel tu devras filmer et mettre en scène une chorégraphie des Sigma Chi. Crois-moi, cela sera un cadeau en or pour notre université !

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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Lun 3 Aoû - 10:43

Merci mil fois. coeur2
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MessageSujet: Re: i wanna be an idle teen (maxence)   Aujourd'hui à 20:49

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i wanna be an idle teen (maxence)
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