Cassandre - In my dark paradise

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Cassandre R. Swan
SOEUR ΑΟΠ
Je suis à Chicago depuis le : 30/05/2016 et j'ai déjà rédigé : 19 messages. J'ai : 23 ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : Etudiante en sciences politique/ Barmaid

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MessageSujet: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 19:40

Cassandre Rhéa Swan

" Everytime I close my eyes, It's like a dark paradise."


Nom completCassandre celle qui se refuse, celle que sa famille ne croit pas, celle qui apporte le malheur sur son chemin. Mais aussi celle qui protège, la femme qui repousse l'ennemi. Tant de force et de complexité en un seul et même personnage. Rhéa un patronyme dit et choisit par celle que je hais pour toujours, qui me priva de mon bien le plus précieux pour instauré sa  rancœur comme valeur familiale. Swan un cygne noir dans une rivière de cauchemars. Un nom américain qui me va si bien, que je porte dignement bien qu'il me rappelle celle que je hais, mais un symbole de plus qui m'éloigne de celui que j'aurais tant aimé connaître, qui n'est qu'une entrave dans mon passé, un fantôme qui me hante.  Âge23 ans que je erre dans ce monde, que je vis autant que je survis, 23 années entachées et colorées, 23 années que j'aurais tant voulus passer avec lui. Date et lieu de naissance ➜ Un soir d'octobre, le 31, en plein Halloween, un enfant du bonheur née en plein cœur de l'horreur, les cris de peurs se mêlant à ceux de la candeur, à la maternité de Jacksonville.Nationalité ➜ Je suis née dans la chaleur des États-Unis, sous le soleil de Floride, à Jacksonville. Une chaleur qui aujourd'hui manque à mon coeur, un univers que j'ai quitté avec regret. Origines ➜ Le sang mêlé, le sang froid des États-Unis lié au sang chaud du Mexique. Deux origines que je porte avec une fierté éhontée. Fille des contrées mexicaines, enfant de la fierté américaine. Situation financière ➜ Des billets à ne plus savoir les compter, mais entachés par celle qui me les a donnés. Un argent que je refuse de toucher, que je laisse pourrir sur un compte, me débrouillant moi même pour m'assumer pleinement et sans son aide nocive. État civil ➜ Mon cœur se mure dans une cage dorée que l'on ne peut conquérir. Très peu encline aux relations, c'est seule que j'avance désormais. Trop déçue, trop blessée, plus jamais je ne laisserais quelqu'un avoir un quelconque pouvoir sur moi, plus jamais. Le coeur dur, le coeur indépendant, le coeur solitaire et imprenable. Préférences sexuelles ➜ Les hommes, bien que la plupart ne savent rien faire d'autre que décevoir, on peut toujours leur faire confiance pour passer quelques nuits hors du monde.
Cycle et année d'étude ➜ Undergraduate : quatrième année. Diplôme préparé ➜ Bachelor Cursus majeur ➜Sciences politiques  Cursus mineur ➜ /

Sarcastique – Séductrice – Sanguine – Protectrice – Loyale – Arrogante – Fière – Maniaque du contrôle – Moqueuse – Impatiente – Troublante – Têtue – Indépendante – Insouciante - Intelligente - Impulsive - Sensible  

My university life
ConfrérieAlpha Omicron Pi . Années d'ancienneté ➜ Quatre années

Un univers féminin, une confrérie intelligemment pensée pour ne conserver que celles capables d'atteindre le sommet. J'ai longtemps entendus parler de ces filles, ces amazones, ces conquérantes, ces reines dont la réputation dépassait les frontières de Chicago.  Mais aussi de la difficulté légendaire pour entrer dans leur cercle très fermé. Baisser les bras ? Renoncer face à l'adversité ? Jamais.Elles m'ont toujours fais rêver, m'ont toujours donné envie de les rejoindre. Ce petit sourire au coin des lippes, j'ai affronté chaque étapes de leur bizutage sans même m'offusquer ou rechigner. J'ai fais ce que l'on me demandait, j'ai même fais plus, de quoi les épater. Un plaisir de séduire, de faire tourner les têtes, de m'amuser des réactions de ces garçons qui perdaient tout sens communs face à une paire de jambes. Un bonheur de n'être entourée que de filles loyales, conservant des valeurs communes, un univers où la trahison n'avait pas sa place. Un lien où mon arrogance finissait indéniablement par s'exprimer, parfois un peu trop à mon goût, mais bien assez pour mes pairs. Là, où je n'avais pas peur d'être celle que j'étais vraiment. L'esprit aiguisé d'une férue de politique, le courage d'une amatrice de sport ajouté à la sensibilité d'une adoratrice d'art. Nous n'acceptons pas les traîtres, nous refusons les personnes qui salissent notre confrérie, nous écrasons celles qui tentent de nous désunir. Les années ont passées et je me sens toujours aussi bien parmi elles. Je ferais tout pour elles, pour notre intégrité et pour resserrer nos liens. Une véritable maison, une vraie famille.  


My little secrets

01 Je suis cette princesse qui a grandi sans son roi. Cette enfant qui n'a jamais pu connaître son père et qui pourtant en a toujours rêvé. Une blessure et un manque avec lequel j'ai grandis, des cassures et des fêlures que j'ai su masquer pour réussir à avancer. On m'a éduqué pour le détester, mais je n'ai toujours su que l'aimer. Je me suis promis qu'un jour je le retrouverais, un jour je saurais qui il est. Un jour j'aurais un père. 02 Un mère, une génitrice, une ennemie de ma vie, une plaie de mon existence. Je la hais, je la déteste et sans me retourner que je l'ai laissé, que je l'ai rayé de ma vie. Elle et ses mensonges, elle et sa rancœur. Cette diablesse dont je porte encore le nom bien malgré moi. 03 Ce frère, ce jumeau, mon âme sœur, cette part de moi incarnée dans un autre être. Il est mon pilier, celui qui m'a aidé à me créer, à être celle que je suis aujourd'hui. Il est la personne à laquelle je tiens le plus au monde. Deux âmes inébranlables, soudées à tout jamais. Mon monde à moi, c'est lui. 04 Depuis toute petite je traîne cette maladie, cette insuffisance qui me nuit et que presque personne ne connaît. Une maladie rare, une infection qui grandit dans mes poumons, qui se loge dans mon être pour me ronger, qui m'empêche peu à peur de vivre et que les médecins n'arrivent pas à soigner. 05 Derrière une carapace dure comme la pierre, derrière ce caractère de feu, je masque mes blessures, cette sensibilité bien trop grande que je n'ai jamais dévoilée. Ce cœur que je voudrais intouchable, qui bien souvent se serre, qui bien souvent saigne à cause de tout ces maux. Mes larmes coulent à l'intérieur, jamais je ne leur laisserais le contentement de les apercevoir. Je suis bien trop fière pour cela. 06 Je suis cette amoureuse des arts, du dessin, peu de gens le savent. Je suis bien trop secrète pour mon propre bien. Et pourtant je manie le crayon avec une aisance déconcertante et régulièrement je traîne les galeries d'arts, les musées, flânant entre les œuvres de renoms, griffonnant sur des carnets qui s'entassent dans ma chambre. J'aime dessiner les gens, graver leurs faciès, leurs expressions sur le papier. Immortaliser leur être. 07 Certains ont peur de la mort, moi j'ai cette peur d'aimer, cette réelle phobie qui est bien omniprésente dans mon monde. L'idée de tomber amoureuse m'effraie à un point que je ne peux nommer. Je suis cette fille sans attache, qui préfère fuir que d'affronter ce qu'elle ressent, cette lâche qui nie à chaque instant ce qu'elle ressent. 08 Je n'ai jamais touché à une cigarette de ma vie, je n'ai jamais connu cette sensation d'expirer ces nuages de fumés et je refuse de la connaître un jour. L'odeur du tabac froid me révulse au plus haut point.09 Je suis l'une des seules à connaître le secret de mon frère, cette attirance secrète qu'il enferme au plus profond de lui. Il m'a fallu quelques temps pour comprend mais à yeux rien n'a changé et rien ne changera jamais. Je serais toujours là pour l'aider à s'ouvrir et à s'épanouir. Il est toujours le même à mes yeux, quelque soit ses choix.  10 Un jour j'irais au Mexique, un jour je découvrirais ce pays où a grandis mon père, cet endroit où il a fait ses premiers pas, là où j'aurais dû naître et grandir à ses côtés. Je ne sais que très peu de choses sur lui. Il m'aimait et il avait le teint doré par le soleil de Veracruz. 11 Un jour je fondrais une famille, je veux connaître ce plaisir, je veux savoir ce que c'est que de grandir entourée. Je veux offrir à mes enfants ce à quoi je n'ai pas eu la chance de goûter. Depuis toute petit je nourris le souhait d'adopter, de rendre une âme solitaire et abandonnée heureuse. Et je sais que je finirais par le faire. 12 J'ai toujours adoré le sport, bien que j'ai rarement eu le loisir d'y participer à cause de mes problèmes de santé. Bien que l'idée de savoir boxer, de manier le poing m'ait toujours tenté, peut-être qu'un jour j'oserais, j'affronterais mes maux pour réussir à me défouler, à expulser tout ce que je garde au plus profond de mon être. 13 Depuis mon entrée à l'université j'ai trouvé un nouveau moyen d'oublier, de ne plus penser à ces cauchemars qui me rongent. Je sors, je laisse l'alcool me brûler la trachée et s'insinuer dans mon sang, les rires remplacent les soupirs. Et je suis là, cette comète qui s'écrase au milieu de ses inconnus que je ne vois même pas. Non je suis juste une autre, je ne suis plus Cassandre et ses méandres de problèmes simplement pour quelques heures. 14 Depuis mon arrivée à Chicago j'ai toujours rêvé de mon indépendance, de réussir à vivre sans l'argent de ma sainte génitrice. Alors je travaille, je me débrouille pour vivre par moi même, pour même. J'enchaîne les petits boulots. Parfois j'offre ma personne pour quelques photos, parfois je me retrouve à servir des verres dans les bars, en ce moment je travaille dans une boite de la ville à ignorer l'insistance de ces hommes au crâne vide. 15 J'ai horreur du froid, je n'ai d'amour que pour la chaleur de l'été, celle que j'ai dû quitté à regrets lorsque je suis parti de Floride, mais que je retrouverais un jour, quand je foulerais mes terres d'origines, le sable brûlant du Mexique. 16 J'ai cet esprit rebelle, ce sang qui bout face à l'injustice, cette langue qui ne sait pas se tenir dans ce genre de cas. Je ne peux résister à l'idée de défendre les minorités, les plus lésés, ceux qu'on oublie. C'est d'ailleurs cela qui m'a poussé à poursuivre mes études en sciences politiques. 17 J'adore Noël, malgré le fait que je n'ai pas un cadre familiale qui fait rêver, cette période de l'année à toujours été ma préféré. Le 25 décembre me rend toujours extatique et j'ai bien du mal à me contenir quand il arrive l'heure de tout organiser. 18 Je suis une maniaque du contrôle, j'aime avoir toutes les cartes en main pouvoir tout contrôler, tout diriger, un véritable petit tyran dans une robe de soie. 19 Je n'ai toujours pas le permis et la plupart du temps je prends les transports en communs pour rentrer chez moi ou je marche, je parcours cette ville dont j'ai finis par tomber amoureuse. 20 J'ai toujours rêvé de me faire tatouer, quelque chose de simple, qui ne serait visible que par moi ou par ceux à qui je donnerais le droit de le découvrir. Une part de moi, une petite part d'intimité, quelque mots avec une véritable signification. Mais je n'ai pas encore osé sauter le pas.

The story of my life


Un an de plus et malgré moi je reste loin de toi.

Face à mes prunelles les monstres prennent vie, les songes noirs deviennent vivants, les cauchemars se font réels. Aujourd'hui est un jour spécial, un jour qui sort du lot, nous sommes le 31 octobre. Beaucoup dirait qu'il s'agit d'Halloween, de cette soirée déguisée, de cette nuit des méfaits. Mais aujourd'hui c'est mon anniversaire. Dix années au compteur, dix années que la petite princesse de la nuit de l'horreur a vu le jour. Je devrais profiter, à l'instar des enfants de mon âge déambuler dans les rues vêtue de mon plus beau déguisement, frapper aux portes pour me remplir les poches de sucreries. Ou être chez moi, entourée des miens, dans la joie et la liesse, pouvoir profiter de ce jour sacrée. Mais non, je suis là, contre la fenêtre, dans le silence de ma chambre, affublée de cette robe de princesse. J'ai espéré, j'ai croisé les doigts, j'ai voulu que cette journée soit différente des autres. Et pourtant rien de tout cela… Non, elle a encore oublié, elle n'y a encore pas pensé, elle m'a encore prouvé à quel point elle me ne réussissait pas à m'aimer. Ma mère. Celle qui n'est heureuse que loin de moi, qui ne sourit jamais en ma présence, qui ne m'a jamais serré entre ses bras, qui ne m'a jamais consolé, qui n'a jamais rien fais d'autre que me détester. Alors je laisse ces larmes couler, je les laisse s'échapper le long de mes joues. Ces perles salées glissent et emportent peu à peu ma peine avec eux, ne laissant que de la résignation. Elle n'est même pas là, elle n'est même pas venu. Non elle est loin, bien loin. Où déjà ? Paris ou peut-être Londres, je ne sais même plus. Avec Ethan ou peut-être Isaac, l'un de ces hommes qui ne restent jamais bien longtemps dans cette maison, ces amants qui s'enchaînent, ces mariages qui finissent en divorces, ces histoires d'amours qui se terminent inlassablement sous mes yeux. Les hommes finissent toujours par la fuir ou elle les fait sortir de sa vie. Alors je suis là, sans elle, juste avec mon frère, le compagnon qui rythme ma solitude, mon jumeau, mon âme sœur, autour de ces gâteaux volés dans la cuisine, avec ces bougies que nous avons nous même allumés dans le secret. Et je n'ai qu'un seul vœu, le même depuis des années. Je voudrais qu'il soit là, qu'il soit présent. Parce qu'en ce jour j'ai moi même mon propre fantôme, mon propre mirage. Mon père. Cet inconnu, cet homme sans visage, sans nom, cette brume qui me hante pourtant. Je n'ai jamais pu me résigner à croire les horreurs martelées par ma mère à moi qui ne suis qu'une enfant, j'ai toujours nié le fait qu'il ait pu ne pas me désirer, qu'il ait pu comme elle me détester, m'abandonner. Ma mère m'exècre déjà, n'est-ce dont pas suffisant ? Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas moi aussi avoir mon propre papa… ? Alors je souffle, je prie et j'espère pour qu'un jour il soit là, près de moi.

J'ai cherché contre vents et marées une lumière pour enfin y voir

Le vent gifle mon visage alors que je cours, toujours plus vite, toujours plus rapide. Une véritable gazelle qui semblent glisser entre les enfants de mon âge, qui nargue les garçons en les dépassant, qui bousculent les scores. Mais bien trop rapidement je sens cet affaiblissement qui s'empare de moi,  cette barrière infectieuse qui m'empêche d'aller plus loin, colorant mes joues de rouge alors que mon souffle devient erratique. Je veux continuer, je veux aller encore plus loin. Je refuse d'abandonner, je veux gagner. Alors j'ignore cette douleur, je tente de me dépasser, toujours un peu plus, jusqu'à ce que mon souffle n'en puisse plus, jusqu'à ce qu'il se coupe, que je sois contrainte de me stopper dans ma course. Je n'entends plus rien, tout semble sourd, le monde est silencieux alors que mon corps se plie sous la fatigue. Je cherche cet air précieux qui me manque tant. Et à chaque efforts cela se répète, à chaque activité le mal finit par me rattraper. Je tente d'en parler, de faire part de ce mal à ma mère, lui confier ce problème qui m'handicape. « Toujours quelque chose, toujours un problème, cesse donc de te plaindre tu n'as rien. » Une comédienne voilà ce que je suis, une menteuse qui invente. Alors je me tais et je fais comme si je ne ressentais rien, comme si j'avais véritablement mentis. Seulement la faucheuse arrive bien vite pour me rappeler la véracité de mes propos, pour me prouver à quel point je ne mens pas. Je sombre dans le noir, ma vie s'obscurcit et c'est dans un univers blanc que je renais. L'hôpital. Ma seconde résidence, là où je finis par passer le plus clair de mon temps. Les médecins s'enchaînent, les tests se font de plus en plus nombreux mais rien toujours rien. J'ai un problème mais personne ne semble le connaître ou le trouver. Alors j'attends, je patiente avec mon frère comme seul soutient. Ma mère ne semble guère s'en soucier, abordant le sujet comme s'il s'agissait d'un simple rhume ou l'ignorant simplement. Mes cassures ne sont que plus grandes, plus abîmées. La poupée de porcelaine est rayée, brisée, cassée. Elle se disloquent, elle perd peu à peu sa candeur et sa douceur. Elle devient dure, froide, distante, de plus en plus acide. La douce rose se transforme en une fleur empoisonnée. Les épreuves me changent, son comportement crée une nouvelle Cassandre, bien plus cassante, bien moins juvénile et fragile. Toutes ces années à être rabaissée, à se construire une coquille pour se protéger, à écouter ces insanités à mon égard. J'ai arrêté d'attendre autre chose que de la haine, que de la rancœur, que de la méchanceté. J'ai compris, laissant derrière moi mes rêves d'enfants, que jamais elle ne serait ma mère, elle n'est que cette étrangère qui m'a un jour donné la vie pour la rendre difficile. Le phénix renaît aujourd'hui de ses cendres.

Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur

Je le vois il est là, il fait battre mon cœur d'adolescente, il me fait ressentir des choses que je n'avais encore jamais connu. Des sensations autant nouvelles qu'effrayantes. Mais il n'est pas comme les autres, non il est différent, unique en son genre. Il tournoie autour de moi, tel un faucon prêt à descendre sur sa proie. Je le laisse lentement s'approcher, lentement gagner la forteresse imprenable et dangereuse qu'est mon cœur. Je n'ai que dix-sept ans, les restes de ma naïveté d'enfant sont encore bien présent. Alors je lui accorde doucement toute ma confiance, je le laisse me séduire, je tombe dans ses filets. Enfin quelqu'un de différent, quelqu'un qui recoud mes plaies, qui voit autre chose qu'une ratée en moi. Il me fait du bien, il me rend vivante, il répare les pots cassés, les dégâts que d'autres ont causé. Les pleurs silencieux sont remplacés par les baisers fougueux. Premiers émois, premier amour, première fois que je me laisse autant aller. La bête craintive et hargneuse s'ouvre peu à peu, tombe lentement et irrévocablement amoureuse de ce mauvais garçon. Bien trop mauvais. Un ange au démon glissant sous sa peau. Je le suis dans toutes ces facéties, je l'écoute et l'approuve, je ne suis plus que lui, personne d'autre que lui. Bonheur illusoire, triste réalité qui finit par apparaître sous mes yeux. Non je ne crois personne, je n'écoute pas les bruits de couloirs. Les gens jalousent, les gens mentent, les gens veulent détruire ce qu'ils n'auront jamais la chance de construire. J'ai confiance en lui, il est sincère, il est mon point d'ancrage dans ce monde bien trop violent. « Quitte le...Cassandre quitte le écoute nous... » Mais je refuse, j'envoie valser les recommandations. Personne ne le connaît comme moi je le connais. Personne. Alors je nie, je ne crois que les mensonges que je crée moi même, pour me persuader que je dis vrai… Cruelle erreur, saleté de menteur. Violemment tout c'est effondré, brusquement j'ai tout perdu, je l'ai perdu lui. Le vil serpent à la morsure mortellement empoisonnée. Je l'ai aimé bien trop passionnément pour ma propre santé. Et que reste-t-il à part des débris de ce premier amour ? Des morceaux de mon cœur qu'il a piétiné, qu'il a réduit en miettes. J'étais amoureuse d'un mirage, d'un écran de fumée, de quelqu'un qui n'existait pas, une invention. Il avait tout inventé, tout depuis le début. Et il avait laissé ce trou béant au milieu de ma poitrine, cette douleur qui venait tout ravagé. Premier chagrin d'amour, première destruction de mon être, mais le dernier je le promet. Tous les mêmes. Plus jamais je ne me laisserais manipuler, plus jamais je ne laisserais quelqu'un prendre le contrôle à ma place, quelqu'un gagner ma confiance aussi facilement. A trop aimer j'en ai perdu la raison, à trop aimer je me suis perdu moi même.

Quand vient la mère de mes souffrances

Malgré les bougies éteintes, malgré les vœux maintes et maintes fois souhaités jamais il n'est revenu, jamais il n'a débarqué sur le perron de ma porte. Non, il est peut-être ce monstre que ma mère a toujours décrit, peut-être cet homme insensible qui n'a jamais voulu de moi. Après tout ne suis-je pas ce boulet que l'on traîne à son pied ? Celle qui a gâché sa vie ? Alors je me perds dans les souvenirs de mon enfance, je fouille grenier à la recherche d'instants perdu, de moments où peut-être elle avait été douce à mon encontre… Peut-être qu'un jour, il y a bien longtemps, avant de me détruire, m'a-t-elle aimer. Alors je cherche, j'étudie chaque photos, chaque expressions, véritable archéologue qui exhume un nouveau chantier. Puis cette boite apparaît, masqué sous les cartons oubliés depuis tant d'années, sous cette latte de plancher que le temps à bouger. Un éclat de cuir rouge poussiéreux que je finis par ressortir. Une vieille boite, tout ce qu'il y a de plus normal, rien qui n'attirerait l'attention plus que cela. Mais ma curiosité est piqué, mon envie d'en savoir plus aussi, je veux savoir. Une quinte de toux m'emporte alors que la poussière s'éparpille dans l'air pendant que je soulève le couvercle. C'est là que je découvre ces lettres, des dizaines de lettres de l'époque où ma mère habitait encore en Californie, juste avant notre naissance, tout du même destinataire. Au fur et à mesure mon cœur se fend, la colère menace de me consumer. Des années de mensonges, des dizaines de trahisons qui trouvent soudainement leur réponse. Il était là, il voulait être là, il a toujours voulu de moi… C'est elle qui a fuit, c'est elle qui est partit, mais il était trop tard pour se débarrasser de l'élément gênant de cette aventure. Il l'a supplié, lettres après lettres, il lui a demandé de pouvoir nous élever… Pas assez bien, pas assez élevé socialement… Un simple artiste, un simple peintre sans grand renom, enchaînant les petits boulot pour pouvoir vivre. Pas assez bien pour elle, alors elle nous en a privé… Je n'arrive qu'à réunir quelques informations sur mon père.. Il s'appelle Juan, un artiste itinérant qui vivait entre San Francisco et Veracruz, il avait à l'époque vingt-ans… Rien d'autre… Je ne parviens à savoir rien d'autre. Alors j'explose enfin, je laisse ma colère se déchaîner,je la confronte à ses mensonges… Mais rien elle reste de marbre, elle m'arrache les lettres pour les détruire, la reine de glace dans toute sa splendeur… Je la hais, plus que tout je la hais… Alors je prends mes affaires, je remplis un sac et mes économies pour l'université et je disparais… La fin de l'été m'emporte loin de la Floride, loin de cette chimère, je nage vers une nouvelle vie, ers Chicago, ma nouvelle maison, ma nouvelle demeure… Et je me fais une nouvelle fois cette ancienne promesse bien lointaine. Je le retrouverais.  

Les lumières de la ville ont chassés les étoiles qui remplissait mon cœur

Ma nouvelle vie prend forme, je me reconstruis là bas, loin d'elle. Je suis plus forte, je suis indépendante, je n'ai pas besoin de son aura malveillante pour me construire. Je suis enfin bien, incomplète, partiellement vivante mais je me sens mieux, plus épanouie. J'enchaîne les petits boulot, parfois je travaille derrière un bar, parfois j'offre mon corps pour quelques photos. A l'université je crée peu à peu mon futur, un futur solide qui ne la laissera plus jamais me rabaisser. J'y arriverais, je lui prouverais qu'elle avait tord, que je suis bien meilleure que tout ce qu'elle a toujours assené. Je ne compte plus les heures que je passe à me fatiguer pour payer mes factures, pour payer mes études. Comme ce soir, derrière le bar, je serre les verres, un sourire professionnel imprimé sur mon visage de poupée. J'ignore poliment et fermement les avances, je repousse les hommes un peu trop avenants et je reprends mon boulot comme si de rien n'était comme s'ils n'avaient jamais existé. Tout les soirs c'est la même histoire, tout les jours se sont les même tours. J'ai l'habitude, je n'y prête pas attention. J'aime travailler la nuit, j'aime profiter de mes soirées dans ce monde lunaire, dans cet univers endiablé. Et comme chaque soir, je repars seule, en plein milieux de la soirée, marchant tranquillement sous les lumières de la ville. Elle est violente l’interpellation, elle est brutale l'agression. Je sens mon corps cogner avec force contre un mur alors que je suis totalement sonné, totalement déboussolé. Rien, je ne comprends rien. Je ne vois rien d'autre que ces trois hommes, ces trois salops que j'ai repoussé bien plus tôt. Ils sont là, face à moi, trois démons, à la carrure imposante, à l'éclat fou au creux des yeux, à la lueur folle qui danse dans leur pupille, ces regards lubriques qui se posent sur moi, qui me salissent… Puis leurs mains, leurs doigts calleux qui se posent moi, qui m'empêchent de bouger alors que je me débats comme une lionne, alors que je fais tout pour tenter de leur fuir, de les repousser. Une main sur mes lèvres, une main qui m'étouffe qui m'empêche de hurler alors que mon regard se noie dans les larmes. Je sens leurs griffes atteindre mon ventre, ma chair, laissant leurs marques de fauves, de monstre sur mon être, me traumatisant à jamais. Ils se rapprochent de leur buts, ils se rapprochent, ils se collent, ils me font sentir leur désir animal, leur envie malsaine. Puis un coup de klaxon qui vient briser leur envie frénétique, le hurlement d'un homme qui attire leur attention, qui me sauve d'entre leurs griffes alors que je m'enfuis, je m'échappe de leur étreinte étouffante. Et je cours, je cours je ne sais où, je prends le premier taxi, j'échappe à mes agresseurs. Je suis calme, bien trop calme, je m'exprime le plus normalement du monde, je plane, je suis dans un autre monde, loin de tout. Je finis par rentrer chez moi, dans cet endroit où je me suis sens désormais dans l'insécurité la plus totale. Je termine face au miroir, face à ce reflet qui me dégoûte. Je suis cette fille au ventre déchiré, je suis cette proie qui n'a pas réussis à se défendre, je suis passé à côté du pire pourtant j'ai cette sensation de l'avoir vécu. J'observe mon image, mes cheveux défaits, mon visage pâle comme la mort, mes yeux vides. Et je finis par craquer, par libérer cette peur, cet effroi qui m'ont habité, je relâche tout, je craque. La peur m'habite… Mais je n'arrive pas à en parler, j'ai bien trop honte, je n'ose pas.. Je ne veux pas de regard différent sur moi… Alors je reprend ma vie là où je l'avais laissé, comme si de rien n'était, comme si rien n'avait jamais eu lieu.. Mon corps se tend à chaque contact masculin, mon regard fuit les hommes, j'ose à peine marcher sereinement dans les rues de Chicago… J'aurais besoin que l'on me protège, j'aurais besoin de quelqu'un, d'une présence à mes côtés… Je me sens tellement seule, tellement perdue… Mais je suis forte n'est-ce pas, solide comme le roc ?

Pseudo ➜ Styx Âge ➜ 20 ans Pays ➜ France.. Fréquence de connexion ➜ Régulière Découverte du forum ➜ Bazzart. Avis ➜ J'aime beaucoup ♥ Autres ➜ Bisous sur vos fesses. ♥

Emeraude Toubia- inventé


Dernière édition par Cassandre R. Swan le Mar 31 Mai - 15:45, édité 24 fois
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Cassandre R. Swan
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 19:56

+


Dernière édition par Cassandre R. Swan le Lun 30 Mai - 20:19, édité 1 fois
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Freya R. Sawyer
PRESIDENTE ΔΥ
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 20:02

OMG OMG OMG! EMERAUDE!
Je veux bien avoir des bébés in vitro avec toi!
Bienvenue sur YIU ma jolie! love
Bonne continuation pour ta fiche!

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Seize the day. :: - You must live in the present. Fools stand on their island of opportunities and look toward another land. There is no other land; there is no other life but this.:: by milka.
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Erza Brennan
SOEUR ΑΟΠ
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 21:06

OMG Je crois qu'avec Freya on parlait d'Emeraude hier !!!! TU ES TROP BELLAAAAA !!!
J'vais peut être même prendre ton frère bientôt 8D
Bienvenue et bon courage pour la fin de ta fiche ♥ Amuse toi bien !

Bonus :


Edit : Mon DC c'est Kat McNamara x'D

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S. Noah Evans
FRÈRE ΚΑΨ
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 21:39

Welcome here ** Hanlala Émeraude bave Réserve moi un lien de fou malade !!

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The only thing I know is that I am alive
.

Noamen:
 
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Cassandre R. Swan
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Lun 30 Mai - 22:47

Freya : MERCIII love On va faire plein de bébés et repeupler ce monde love love

Ezra : FUTUR BROTHER ! love Merci tout plein ! coeur

Noah : Merci ** Et Stephen.... bave Je te réserve ça sans soucis, y a intérêt que notre lien soit du tonnerre ! love
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Jules Haynes
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Mar 31 Mai - 12:36

Bienvenue parmi nous Pompom
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“Skateboarding doesn’t make you a skateboarder.  Not being able to stop skateboarding make you a skateboarder.”
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Cassandre R. Swan
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Mar 31 Mai - 15:48

Merci beaucoup ! love
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Sidney Arriston
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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Mar 31 Mai - 17:52

Tu es validé(e) !

J'avais déjà lu le début de ta présentation avant que tu ne me demandes de venir te valider muais.., j'ai lu l'histoire et wow, qu'elle fille forte d'esprit qu'est Cassandre, une vrai battante. J'espère que son coeur quelque peu meurtri trouvera bon port et que la belle pourra réaliser ses rêves et acheminer sa vie comme elle le souhaite. love

Je t'invite à aller recenser ton avatar ainsi qu'à contacter PlayBoy pour lui faire part de 3 petits secrets te concernant. Tu peux également aller créer ta fiche de liens afin de te trouver de nouveaux amis ou intégrer un club ou une équipe universitaires ! Tu peux aussi t'inscrire sur le flood d'intégration pour faire plus ample connaissance avec les autres membres et trouver ta place au sein de l'université. N'oublie pas de surveiller le fil d'actualité du forum pour ne rien rater (et pense à configurer tes notifications dans ton profil, comme le stipule le règlement) ! Bienvenue dans notre famille !

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MessageSujet: Re: Cassandre - In my dark paradise    Aujourd'hui à 9:04

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