the place to lose your fears - elwyn.

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Jolene F. Larsen
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Je suis à Chicago depuis le : 06/03/2016 et j'ai déjà rédigé : 333 messages. J'ai : vingt-trois ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : étudiante en psychologie

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MessageSujet: the place to lose your fears - elwyn.   Lun 18 Avr - 22:57


J'avais passé la journée à conduire. J'avais volontairement sécher la journée pour réviser mon devoir de mi-semestre de demain, et au bout de trois heures à travailler, j'avais pris mon sac, mes clés de voiture, et j'avais conduis sans but. en prenant la voiture, je venais d'entamer ma trente-sixième heure sans dormir. Et je n'avais dormi que deux heures la veille. Ces problèmes d'insomnies me montaient à la tête. J'évitais les médicaments, de peur de retomber dans le cercle vicieux duquel j'avais eu du mal à me détacher. Je ne savais plus quoi faire. Les insomnies, c'est cool, c'est marrant, ça permet de découvrir les bas fonds de la ville, de voir son visage caché nocturne. Mais quand on enchaîne la deuxième insomnie depuis le début de la semaine, et qu'on n'est que jeudi. Je vous laisse faire le calcul. alors j'ai pris la voiture et j'ai conduit. J'ai ouvert le toit, et j'ai roulé, profitant de cette journée ensoleillée. J'ai roulé jusqu'à Michigan, en longeant la côte. J'ai roulé et arrivé là-bas, je me suis assise à mon diner favori, et j'ai goûté, comme d'habitude, à tous leurs milkshakes. Si vous voulez tout savoir, mon préféré est à la framboise. J'ai également eu le droit à deux parts gratuites de leur apple pie, parce que le serveur est mignon et qu'il m'aime bien. Simon, c'est un gars bien. Quand il est en pause, on va fumer tous les deux dans la cour derrière et il me parle de sa mère qui est malade, et je lui dis que je n'ai toujours pas dormi. Il le sait, quand je n'ai pas dormi. Ce sont les seuls moments où je viens à Michigan. Quand je n'ai pas dormi. « T'as qu'à aller chez l'autre, là, comment il s'appelle déjà ? » Je sais de qui il parle. C'est vrai. Je pourrai aller chez lui. Simon ne tarde pas à m'engueuler, comme à chaque fois, d'avoir pris la route alors que ça fait un bout de temps que je n'ai pas fermé l'oeil. « Et si ton corps te rattrapait et décidait de taper une sieste pendant que tu roules ? » Au moins, je pourrai dormir tranquillement.

Non, je ne suis pas suicidaire, je tiens beaucoup trop à ma vie, et j'ai encore tant de choses à découvrir. Je fais la guerre à mon corps. J'ai tout essayé. Mon corps ne veut pas dormir. Et j'ai rencontré Elwyn. Elwyn, c'est l'étrangeté de mon entourage, de toutes les relations que j'ai. Ce n'est pas lui qui est étrange. Quoique, c'est à débattre. Non, c'est notre relation qui est étrange. Elwyn, au début, c'était Mr Wingfield. C'était Professeur, même. Et un soir, je ne sais comment, nous nous sommes retrouvés presque nus, et impossible d'aller plus loin. Oh ce n'était pas l'envie qui me manquait. Quand on regarde Elwyn, on se demande comment les hommes ne font pas pour tourner gay sur son passage. Surtout à cause de ses yeux. Mais ce soir là, comme ce soir, je n'avais pas dormi depuis bien trop longtemps. Et l'alcool faisant, j'étais bien trop loin dans le monde de l'alcool pour faire un geste correctement. Alors on a dessaoulé en parlant. Il me racontait des anecdotes concernant ses élèves, je lui racontais les ragots du dernier match. En soi, rien d'intéressant. Et, je ne sais pas si c'est sa voix, si c'est le contact de sa peau contre la sienne, il n'empêche que je me suis endormie dans ses bras. Je n'avais pas dormi dans les bras d'un homme depuis des mois. J'étais devenue exécrable, et j'étais allée boire pour me détacher de la réalité. Je sais que je ne me suis pas endormie à cause de l'alcool parce qu'aucune migraine n'avait accompagnée mon réveil. Je sais que ce n'était pas la fatigue de mon corps puisque j'étais en forme le lendemain. Non. Elle est là l'étrangeté. Il est ma berceuse. Alors quand je n'arrive pas à dormir, et que je veux dormir, je vais chez lui. Moi-même reste perplexe face à notre relation, et je pense que lui aussi.

Je quitte Michigan vers vingt-deux heure, le ventre bien rempli. J'envoie un message à Elwyn, lui demandant s'il était seul ce soir. Il comprendra. Il ne tarde d'ailleurs pas à me répondre que sa porte est ouverte. Parfait. Je n'ai pas baillé une seule fois de la journée, et sur la route, malgré la nuit, je ne fatigues toujours pas. J'arrive vers vingt-trois heures trente en bas de son immeuble. Je gare ma voiture en bas de son immeuble, et Paul, le portier, m'ouvre la porte. « Mademoiselle Larsen. » J'hoche de la tête et entre dans l'immeuble. Je me retourne vers lui et souris, me souvenant d'une chose. « Oh, Paul, vous n'oublierez pas de remercier votre femme de ma part, sa tarte était délicieuse. » Je monte dans l'ascenseur et quelques secondes, je me trouve face à sa porte. Je cogne et entre dans son appartement. A peine entrée que j'enlève ma veste et mes baskets et les laisse dans l'entrée. « Elwyyyyyyn ? »

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Sander Jørgensen
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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Dim 24 Avr - 0:21


Déjà le week-end. Non, nous n’étions pas samedi. Pas encore. Jeudi soir plutôt. Mais en temps que professeur, ma semaine était déjà terminée quand pour beaucoup d’étudiants il restait encore un jour ou deux à tenter de survivre à l’ennui sur un strapontin beaucoup trop dur pour un fessier moyen. L’université de Chicago avait certes d’importants moyens financiers mais ces derniers n’étaient visiblement pas toujours investis dans le confort de ses usagers, les étudiants. Les professeurs, eux, étaient mieux lotis. Oui, j’avais le droit au confort d’un vaste bureau richement meublé, d’un fauteuil dans lequel je pouvais m’endormir facilement tellement il était rembourré et d’une plaque à mon nom sur la porte, petit détail fort appréciable. Mais bon, comme je l’ai dis plutôt, c’était le week-end et le confort auquel j’avais le droit et donc celui de mon appartement. J’avais certes tendance à aimer passer du temps en charmante compagnie mais entre les étudiantes sans doute de sortie et les autres qui travaillaient le lendemain, les possibilités d’inviter quelqu’un était nulles. Après avoir regardé mon répertoire et l’avoir fait défiler, le constat n’avait pas changé, personne qui pourrait potentiellement être disponible ce soir. Tant pis, l’ennui est, parait-il bon pour le cerveau, histoire qu’il puisse se reposer.

A la terrasse, mains dans les poches, regard rivé sur le parc au pied de mon immeuble, j’ai tourné les talons puis j’ai dénoué ma cravate en prenant la direction de la salle de bain. Arrivé dans cette pièce, j’ai terminé de me déshabiller et je me suis glissé sous le large jet d’eau chaude. J’avais toute la soirée devant moi et rien à faire, j’ai donc tout naturellement pris mon temps. Une demi-heure pour être exact. Oui, il faut bien avouer que je ne suis pas le plus grand bienfaiteur pour la planète que vous ayez pu rencontrer, c’est vrai. Mais bon, pas de remords, vous m’excuserez. Un bas de pyjama suffit à m’habiller pour le reste de la soirée, le costume n’était plus de rigueur à cette heure ci et pour le week-end non plus, à moins d’une apparition en société. Le dîner, se passa dans le plus grand des calmes et me fit réaliser à quel point je n’aimais pas être seul. L’appartement était très vaste pour une personne seule et seules la salle de bain et les toilettes étaient cloisonnées. Même la chambre ne l’était pas totalement, seulement séparée du reste de l’appartement en se situant dans une mezzanine.

Coupant et mangeant machinalement la portion de lasagnes concoctées la veille par mes soins, je regardais distraitement ce grand espace. La trentaine dépassée, j’avais déjà la belle vie, sans avoir eu à faire beaucoup d’efforts certes. A ce moment là, je réalisai vraiment la chance que j’avais d’habiter un grand loft dans l’une des plus hautes tours de la ville, en bordure d’un immense et magnifique parc. J’avais mis le prix, mais j’avais eu cet appartement au sommet de la tour. Lorsque je l’avais acheté, il était d’une modernité froide, sans âme, et là encore j’avais mis le prix dans des travaux coûteux mais nécessaire à mes yeux pour le rendre plus vivant. Je l’occupais déjà seul, pas la peine d’avoir l’impression de vivre dans un bureau ou une clinique privée très branchée. Le résultat était tout à fait à la hauteur de mes espérances mais l’impression de vide était toujours là, malheureusement. Sans doute pour ça, en partie, que je m’attachais tant à trouver de la compagnie jour après jour…

Repas fini, j’ai tout nettoyé et rangé avant de m’installer dans le canapé, un verre de vin rouge à la main, les yeux cette fois rivés sur le feu de cheminée. Oui, une cheminée dans un immeuble moderne, privilège du dernier étage en plus de la terrasse avec la vue superbe dont je vous ai parlé. Seul le vibreur de mon téléphone a brisé la mélodie des crépitements du bois et des flammes et ce que je lisais provoqua un sourire que je ne pouvais contenir. Je n’allais pas passer la soirée seul finalement et j’allais même dormir accompagné. Jolene, une de ces rencontres étranges qui jalonnent une vie, allait arriver et ça, ça me réjouissait fortement. J’appréciais la demoiselle pour son aisance dans n’importe quelle situation, son franc parler et son sourire. Mon dieu, son sourire… Sans avoir attendu plus longtemps inutilement, je lui ai répondu avant de préparer un accueil digne de mon nom : des draps propres, fraîchement lavés et séchés, un second verre à vin et une seconde bouteille sur la table basse face à la cheminée et c’est tout, simple mais efficace.

Une heure et demie passa entre son message et son arrivée. J’avais regardé mon téléphone approximativement toutes les deux minutes depuis que j’avais appris sa venue, la hâte provoquant l’impatience et lorsque je l’entendis prononcer mon prénom, je bondis du canapé et allai l’accueillir dans cet unique bas de pyjama que j’aurais sans doute du changer comme les draps. Arrivé face à elle, je me suis approché tout sourire et ai glissé une main dans sa nuque, sous ses cheveux pour l’embrasser longuement et tendrement. Relation étrange je vous dis. Nous n’étions pas en couple, nous avions couché ensemble une seule et unique fois, pas la première nuit qu’elle avait passé ici, la troisième, mais étions tout de même très proches, ce baiser en témoignait. Le sexe n’était pas du tout la base de notre relation. Ça avait été très agréable comme moment, mais, il y avait ce petit quelque chose qui faisait que les conversations, enlacés, étaient plus intéressantes.

Je me suis détaché d’elle et j’ai fait demi-tour pour reprendre la direction du salon. Ça me fait plaisir de te voir, j’suis content de passer la nuit avec toi ! dis-je enjoué tout en m’éloignant de l’entrée. J’ai rempli les deux verres et en ai apporté un à Jolene avec ce sourire charmeur que j’affichais souvent en sa présence. Toujours ce problème d’insomnies ? J’ai à la fois envie que ça se résolve et envie que ça continue. Sans insomnie, plus de visite nocturne ici, alors j’imagine qu’on va trinquer à tes insomnies. plaisantai-je avant d’avancer mon verre vers le sien.

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Dernière édition par Elwyn J. Wingfield le Ven 29 Avr - 13:53, édité 1 fois
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Jolene F. Larsen
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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Ven 29 Avr - 6:16


Je fais des insomnies depuis que j'ai treize ans.  Je viens de passer quasiment la moitié de ma vie à vivre tel un zombie. J'ai fait toute sorte de traitement, des plus doux aux plus extrêmes - genre vraiment extrême. Une fois, j'ai fait une IRM de mon crâne, au cas où que ce serait neurologique. Le médecin de garde a regardé l'image, m'a regardé, a regardé l'image, m'a regardé et s'est mis à rire. "Mais ma chère, vous avez le cerveau en parfaite santé !" À ce moment, j'hésitais entre exploser mon cerveau en parfaite santé et lui exploser le sien. J'hésitais vraiment. Ce n'est pas réconfortant de dire à une adolescente qui ne dort plus depuis trois ans que son cerveau, celui qui l'empêche de littéralement vivre, est en parfaite santé. J'ai mis encore deux ans à accepter, à apprendre de vivre avec. À la mort de mamie, je ne pouvais plus vivre comme ça. D'où mon départ à la conquête du monde. Et voyager, ça m'a appris quelque chose. Qu'on ne peut pas classer les gens, les mettre dans des catégories, leur coller des étiquettes. Rien de tout ca ne sert à quelque chose à part inconsciemment, nous obliger à attendre plus de la personne. Tout cela n'amenait que déception et regrets inutiles. Elwyn était un ami qui m'était cher, oui. Mais étions-nous en couple ? Non. Nous comportions-nous comme un couple ? Oui. C'est assez plaisant d'avoir une stabilité, au moins avec quelqu'un. Nous savons tous les deux que quand l'un d'entre nous aura trouver quelqu'un, tout ça s'arrêtera. On préfère ne pas y penser. Ça ne sert à rien de penser à la fin quand on en est encore au début. Alors on profite. Si nous affichions une relation platonique dans les couloirs de l'université, rien n'était platonique entre quatre murs chez lui. Même si nous ne couchions pas ensemble, il m'arrivait de grimer sur lui et de l'embrasser, juste pour le plaisir de sentir ses lèvres contre les miennes. Je n'étais pas pudique, au sein de ma confrérie, mais je ne dormais pas non plus en t-shirt et culotte uniquement avec mes frères Delta. Nous n'avons pas besoin de coucher ensemble pour nous entendre ou entretenir notre relation. Je ne compte pas les longues nuits passées sur sa terrasse lors des nuits douces à parler sans cesse, jusqu'à ce qu'il décide qu'on aille dormir, parce que j'étais restée éveillée longtemps. Ne lui dites pas mais par moment, il m'arrive de lui mentir juste pour voir sa mine légèrement inquiète. Pas de ma faute s'il est mignon, sexy, attirant, les trois à fois, quand il s'inquiète. Pour moi, qui plus est.

Sourire aux lèvres, un grand, un beau quand Elwyn m'accueille, en bas de pyjama - mon préféré - seulement. Je lui rends son baiser, mon sourire n'ayant toujours pas quitté mes lèvres. Mes mains se glissent sur sa hanche et elles pleureraient presque quand il se détache. Je le suis dans le salon, et, j'ai beau le connaitre par coeur, tous les recoins, je ne peux m'empêcher de soupirer. L'ambiance me rappelle les pays nordiques. J'en serai presque nostalgique. Tout dans cet appartement, de l'agencement au propriétaire, en passant par l'ambiance, me donne envie d'abandonner mon appartement et m'installer ici. Ce n'est pas lui qui serait contre. Au moins, j'apporterai de la vie dans cet habitat trop vide. Je ne peux m'empêcher de sourire, attendrie. J'ai l'impression d'avoir annoncé à un enfant qu'on allait à la fête foraine. « Crois moi, tout le plaisir est pour moi. » Je ne me gêne absolument pas de le reluquer, de loucher sur ses abdos bien dessiné. Je vous ai parlé de son V ? Alléchant. Je craque juste en le regardant dans les yeux, mais Elwyn a un corps.. Vraiment, je me demande encore comment les gars font pour rester hétéro en le regardant. Qui n'a pas envie de devenir Léo juste pour qu'il soit sa Rose ? Ça ne fait pas non plus trois ans que nous nous connaissons, à peine six mois. Pourtant, cette alchimie entre nous me fait frissonner de plaisir. Si la première nuit j'ai dormi seulement avec lui,  la deuxième nuit encore un peu dur ma réserve, je n'ai pas attendu plus tard que la troisième nuit pour goûter à son corps. Et oui, Elwyn est même meilleur que les rumeurs qui courent sur les bancs de la fac. Pour ça que j'ai toujours préféré les hommes plus vieux que moi. Parce qu'ils vous font passer avant. Vous n'êtes pas que leur vide-couille de ce soir. Du moins, malgré le tableau de chasse connue d'Elwyn, j'ose espérer ne pas être une énième fille.  J'attrape mon verre de vin. « Ah, tu sais parler aux femmes toi. » Je suis faible face au vin. Cette histoire va mal se finir. Ma mine se renfrogne malgré moi quand il évoque mes insomnies. « On s'est marié à vie. Mais tu as de la chance, je t'ai choisi comme amant pour la tromper. » Toujours le mot pour rire, je le rejoins dans son toast, et boit une gorgée. Délicieux. « T'sais, t'es pas non plus obligé d'attendre que j'ai des insomnies pour m'appeler. » Je passe à côté de lui, lui embrasse la joue et vais m'asseoir sur son canapé, face à la cheminée encastrée dans le mur. Elwyn me rejoint et je ne tarde pas à trouver ma place préféré : contre son flanc, son bras autour de mes épaules. « Et puis, insomnies ou pas, je continuerai de venir ici. » Je fais mine de réfléchir et reprends sur ma lancée, sur le même ton, bas. « La femme de Paul fait les meilleures tartes, je serai folle de ne plus venir. » Évidemment que je ne viens que pour les tartes. Vous ai-je parlé de sa tarte aux fraises ? Un pur délice. Tout est fait maison. Même les fraises sont cueillies dans son jardin ! J'ai demandé à Paul de m'avertir -enfin de prévenir Elwyn de m'avertir- quand est-ce qu'elle faisait une tarte citron meringuée. Il est vrai qu'en soit, je pourrais aller directement à la source. Mais vous avez vu cet appartement ? Et cette vue ?  »

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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Sam 7 Mai - 22:17


Ce que j’aimais chez Jolene, c’était sa simplicité. Elle semblait ne pas se soucier des codes, des normes sociales, des critiques non constructives des autres à son égard. Non, Jolene ne se souciait pas de tout ça, elle vivait sa vie comme elle l’entendait, sans faire de vagues et j’aimais beaucoup ça chez elle. Je ne la fréquentais pas souvent, pas aussi souvent que je l’aurais souhaité du moins, mais je l’appréciais particulièrement. Lorsque nous nous croisions sur le campus, nous échangions sourires et clins d’œil discrets. Il arrivait parfois que je lui dise de venir dans mon bureau pour passer un moment avec elle. Détrompez vous, je ne parle pas de ce genre de rendez vous charnels dans le bureau du professeur, non, il m’arrivait juste de vouloir la voir seul à seul et de discuter, seulement discuter. Malheureusement, ces moments étaient rares car le campus était immense et que la probabilité de s’y croiser était faible. A contrario, par chance, il y avait ses insomnies et ce que beaucoup d’hommes, étudiants ou non, auraient voulu faire, j’avais la chance d’y avoir le droit : passer des nuits avec elle. J’étais en quelques sortes son somnifère non médical, sa berceuse non musicale, sa dernière chance de pouvoir reposer son corps et son esprit ne serait-ce que quelques courtes mais nécessaires heures. Un échange gagnant-gagnant au fond dans lequel la sincérité était de mise. Elle connaissait mon fort penchant pour les femmes et la séduction et savait très bien que j’avais un souci avec la fidélité. Quant à moi, j’étais plus ou moins au courant de son passé, son esprit d’aventurière et de voyageuse ainsi toutes les expériences qui en avaient découlé. Aucun secret, ou très peu, entre nous, c’était notre leitmotiv.

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à nouveau lorsque Jolene, en passant près de moi m’a embrassé la joue. Qu’étions-nous l’un pour l’autre ? Figurez vous que je me le demande moi-même. Je ne sais pas, je sais seulement que j’appréciais toutes ces petites marques d’affection que nous avions tous les deux, du baiser passionné au simple câlin dans un canapé. Justement, en parlant de canapé et de câlin, c’est ce qu’il s’est passé quelques secondes après l’arrivée de la belle blonde. Quand elle m’a contourné, j’avais tout de suite su où elle se rendait. Ce canapé en face de la cheminée agissait comme un aimant sur elle, un peu comme les tartes de la femme de mon portier visiblement. Alors que je l’avais sous le bras, je me suis permis de pincer doucement l’épaule de Jolene pour la « punir ». Bien tenté le coup de « Je viens ici pour tout sauf pour toi » mais ça ne prend pas mademoiselle Larsen. lui dis-je avec un air d’énervement surjoué qui prêtait plus à sourire qu’autre chose. Elle n’avait pas du vraiment voir ce visage d’acteur studio en étant lovée sur mon côté mais bon, je m’appliquais tout de même dans mon court rôle de colère. Après cette prouesse qui allait sans aucun doute me valoir un Oscar pour le meilleur interprète masculin, j’ai bu une gorgée de vin en contemplant la danse que menait les flammes dans le creux du mur prévu pour ce genre de ballet incandescents. Je devrais les inviter à dîner, sa femme et lui. Elle s’occupera certainement du dessert. Et je t’invite toi aussi… A moins que tu aies quelque chose d’autre à faire la semaine prochaine. Oh et si je t’invite, c’est uniquement pour ne pas tenir la chandelle, rien d’autre, tu t’en doutes. Un partout, balle au centre. Oui, malgré toute l’affection que nous nous portions mutuellement, c’était aussi ça notre relation : des piques lancées par dizaines. Mon sourire satisfait tranchait avec la mine un brin vexée de Jolene et ça, c’était totalement jouissif, vraiment, vous devriez essayer avec votre femme/mari, votre petit(e) ami(e)… ou votre chien. Ne me tenez pas pour responsable d’une éventuelle rupture ou d’une morsure par contre !

Une fois la moue boudeuse de la demoiselle effacée de son visage, je l’ai embrassée au niveau de la tempe pour ensuite terminer mon verre et le poser sur la table basse, libérant au passage mon bras. Mais bon, je n’allais pas rester comme ça, verre vide face à moi ! J’ai immédiatement rempli le contenant à moitié, me suis levé et ai tendu une main à Jolene. Je te propose qu’on continue la conversation dans un bain bien chaud, qu’on se sèche dans des peignoirs tout aussi chauds en admirant la vue depuis la terrasse et qu’on revienne dans le canapé terminer la conversation avant d’aller se coucher. Qu’est ce que tu en dis ?


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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Lun 23 Mai - 21:48


Je ne suis pas le genre de personne à avoir des coups d'un soir à répétition. Il m'arrive d'en avoir, de profiter de ma jeunesse. Je sais que les hommes ne me sont pas insensibles, c'est même assez plaisant de savoir que je plais. Je n'en joue pas. Ou très rarement, quand j'ai besoin de quelque chose. Mais je me complais dans ma liberté. Je ne suis pas faite pour la vie sédentaire. J'ai besoin de bouger. D'ailleurs, je suis étonnée d'être sur Chicago depuis autant de temps. Cette ville me plait. J'ai trouvé quelque chose dans ce coin de l'Illinois qui me donne envie de revenir après chaque voyage. Pas quelqu'un. Non. Si je ne suis pas faite pour la vie sédentaire, je suis encore moins faite pour la vie de couple. Ça ne sert à rien de s'attacher à quelqu'un, de lui donner de sa personne, pour la perdre un jour. "Et Elwyn?" me diriez vous ? Elwyn, il brise peu à peu tous mes principes. Et par moment, ouais, j'ai peur. Je me suis attachée à lui, à nous, si "nous" il y a. Par ses attentions, son humour effroyablement nul, son sourire, j'abandonne certains de mes principes. J'ai passé quatre ans de ma vie sans m'attacher aux gens. J'ai accepté certaines amitiés, mais très peu de personnes ont ce statut. Quand on me demande "alors les amoures ?" Je me contente de sourire. Je sais que c'est mauvais, de s'interdire d'aimer et d'être aimé en retour. Je fais en sorte de n'être qu'un zigzag dans la ligne droite des gens. Un passage éphémère, qu'ils oublieront ou non, à leur guise. D'un côté, c'est pour ca que je voyage. Pour découvrir la vie, me rendre compte que je peux aimer les gens. La dernière personne à qui j'ai dit que je l'aimais, c'était ma grand-mère. Comprenez mon handicap. Si j'avais su que pour le comprendre, il fallait que je tombe sur un Elwyn en manque de viagra, j'aurai fait le détour par Chicago depuis longtemps.

Je ris quand il me pince l'épaule. Je l'imagine bien faire une tête outrée, faisant semblant d'être blessé par mes paroles. Notre relation est basée sur le respect, le sarcasme et une ironie bien-aimée. Je suis celle qui a instaurée ce jeu, parce que je ne sais vivre que de cette façon, et je suis celle qui se fait prendre à son propre jeu, très, trop souvent. Je fronce les sourcils, me calant un peu plus contre lui, fâchée. Pour ne pas tenir la chandelle ? Vraiment. « Pour le coup, oui, j'ai rendez-vous avec quelqu'un ce soir-là, je ne serai pas disponible. » Touchée, coulée. Je tente de ne faire qu'un avec mon verre de vin, et je me noie dans cette boisson délicieuse. Je me reprends assez rapidement car je sais qu'Elwyn aime me voir comme ça, consciente que je suis en position de faiblesse face à lui. Je ne tarderai pas à reprendre le dessus. Il le sait, il n'attend que ça.

Je suis tellement bien, là, dans ses bras. Musclés, mais pas trop. Fermes et pourtant doux au toucher. Je pourrai m'endormir. Mais ce n'est pas avec le vin que l'on boit que je vais m'endormir maintenant. Oh non. Mais, déjà, je sens mon corps se reposer quelque peu tant il se sent bien. Je pourrai rester là encore longtemps. Pas pour toujours, parce qu'Elwyn va se faire vieux bien avant moi. Je chéris oles attentions d'Elwyn. Un baiser sur la tempe par ici, un câlin par ici. C'est agréable. Personne ne prend autant soin de moi comme il le fait. Parce que je ne laisse personne, je le sais. Elwyn se détache de moi, et un frisson me parcourt. J'étais trop bien là. Je finis mon verre de vin, levant les yeux vers lui. « J'en dis que je veux d'autre vin, homme. » Elwyn me sert et verre remplit, j'attrape sa main et le suit dans sa salle de bain. Sa salle de bain géniale, grande. On pourrait vivre dedans, sérieusement. Je ramène mon sac de couchage et je vis dans sa baignoire qui nous a si souvent accueillis. Je pose mon verre sur le rebord de la baignoire et regarde Elwyn. « Fais couler l'eau, je reviens ! » Je retourne dans le salon et me dirige vers sa platine. Derrière se trouvent les vinyles, et je cherche celui de Marvin Gaye. Autant mettre du classique, mes chers. Je mets en route la platine ainsi que les enceinte, et la voix de Marvin résonne doucement dans l'appartement. Je retourne dans la salle de bain, où l'eau chaude est déjà bien monté. Elwyn m'attend sagement, encore tout habillé. J'enlève mon t-shirt et mon pantalon rapidement. « Et bien ? T'attends quoi ? » J'enlève mes sous-vêtements sous l'oeil enjoué d'Elwyn et me glisse dans l'eau bien chaude. « Elwyn, vraiment, les bains, ils se prennent à deux, hein. »

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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Jeu 26 Mai - 0:04


Le petit retour de flamme avait produit l’effet escompté et le plaisir que je ressentis alors était inversement proportionnel à la taille du sourire de Jolene à ce moment là. Un délice de voir la jeune femme boudeuse répondre avec un piquant qui lui ressemblait bien. C’est vraiment dommage, mais je pense qu’ils comprendront, ne t’en fais pas. Dernier clin d’œil pour mettre fin à cette courte joute remportée haut la main par votre fidèle serviteur. Serviteur oui. C’était visiblement ce que j’étais avec Jolene, lorsqu’elle leva discrètement son verre vers moi en me demandant de le remplir. Est-ce que je pouvais lui refuser ça ? Non. Pas vraiment, et cela pour plusieurs raisons. Premièrement c’est Jolene, savant mélange de beauté et de joie de vivre, le genre de cocktail qui fait tomber n’importe qui et moi le premier. Deuxièmement parce que boire du vin seul fait un peu alcoolique alors autant partager. Troisièmement parce j’étais un exemple de galanterie voyons, le gentleman américain par excellence, dans toute sa prestance et sa modestie, serviable et bien éduqué. J’ai donc rempli le verre de mon « amie » avant d’aller m’occuper du bain.

La salle de bain était une pièce importante de mon appartement. En effet, ma conscience écologique étant très limitée, j’adorais passer de longs moments de détente dans des litres et des litres d’eau chaude. Ma baignoire était bien trop grande pour une seule personne et était encore très confortable lorsque j’y étais accompagné, cependant elle était totalement remplie à chaque bain. Par ailleurs, c’était l’une des deux seules pièces, avec les toilettes, réellement isolée du reste de l’appartement, c’était une sorte de cocon en quelques sortes. Pendant les travaux, c’était dans cette idée là qu’avait été pensé cette pièce : un espace séparé, relativement sombre, peu éclairé pour une ambiance détendue mais aussi pour impressionner la gente féminine. Malheureusement, ça avait échoué plus d’une fois, le choix des couleurs foncées ne plaisant que très rarement. Étonnant, n’est-ce pas ? Mais bon, tant que la belle blonde acceptait les bains, je n’avais pas à me soucier des autres sans importance qui avait refusé avant elle. Elle était même la seule à avoir accepté, à de nombreuses reprises certes, mais la seule quand même. Gardez ça pour vous, ça pourrait ternir ma réputation de séducteur efficace, vous serez des anges, merci.

Alors que je faisais couler l’eau en ajoutant du bain moussant parfumé à la mûre j’ai entendu Marvin Gaye briser le silence qui s’était installé de sa voix reconnaissable entre mille. Un large sourire s’est alors installé sur mon visage tandis que Jolene faisait son retour dans la salle de bain et commença à se déshabiller sans aucune pudeur. Je dois reconnaître que je ne pouvais jamais m’empêcher de regarder ouvertement ce spectacle. Je vous ai parlé de ma relation avec Jo mais est-ce que je vous ai parlé de son corps ? Non ? Sans doute parce qu’il n’y a pas grand-chose à dire en dehors de « sublime ». Elle m’extirpa d’ailleurs de mes pensées en m’invitant dans le bain. J’avais littéralement bugué sur elle et mon corps ainsi que mon regard s’étaient figés sur le dernier instant où j’avais pu la voir nue avant qu’elle ne se cache dans la mousse. Oui, pardon, j’arrive ! Je me suis empressé de retirer mon bas de jogging pour le lancer hors de portée de tout débordement d’eau et me suis figé à nouveau. Demi-tour toute et, nu comme un ver, je suis retourné de l’autre côté récupérer la bouteille entamée, mon verre ainsi qu’une seconde bouteille, en cas de grande soif. En revenant, j’affichais un grand sourire béat, j’ai tout posé au bord de la baignoire et me suis glissé dans le dos de la jeune femme avant de l’embrasser dans le cou et de l’enlacer en croisant mes bras sur son ventre. Je me suis dit qu’il valait mieux être prévoyant plutôt que de mettre de l’eau partout pour aller en chercher une autre plus tard. Un rire bref fit office de virgule pour que je puisse poursuivre. Simon sait que tu continues de venir chez moi pour dormir ? Qu’est ce qu’il en pense de ça, de nous deux, notre relation ? De ce que tu m’as raconté, j’crois qu’il a le béguin pour toi et que ça l’emmerde un peu qu’on se voit toi et moi. Il sait qu’on a couché ensemble ? Beaucoup de questions, c’est vrai, mais c’était ça ou parler de ses insomnies et je ne voulais pas aborder le sujet, pas tout de suite.



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Jolene F. Larsen
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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Mer 15 Juin - 13:12


J'aime les bains. Quand on regardait les maison avec ma grand-mère, quand j'étais petite, on était d'accord. Une bonne maison est une maison qui comporte une baignoire. Un jour, elle m'a même dit qu'elle s'était rendue compte qu'elle aimait mon grand-père dans une baignoire. Oui, ma grand-mère a bien dit à une adolescente de quatorze ans qu'elle s'était rendue compte qu'elle était amoureuse pendant une partie de jambe en l'air dans une baignoire. Mes grands-parents étaient des thugs, pour leur époque. Je dois bien tenir d'elle. La baignoire est un lieu sacré, pour elle comme pour moi. C'est le seul endroit où elle moi s'autorisions à être vulnérable. Elle me racontait que, quand j'étais petite, je prenais l'habitude d'aller me réfugier dans la baignoire quand j'avais peur. Que je la remplissais d'eau et que je me cachais sous les bulles pour disparaitre et rejoindre maman. Parce que c'est la seule chose dont je me souviens, avant son départ. Les bains qu'elle me donnait. Et plonger la tête sous l'eau, c'est ne plus rien entendre. J'ai mis longtemps à prendre un bain avec quelqu'un. Jusqu'à récemment, je n'acceptais personne dans mes bains. Et j'ai rencontré Elwyn. Il faut croire qu'il aime tout bousculer dans ma vie. Jusqu'à mes bains !

Elwyn se déshabille et je n'en manque pas une miette. Il remet en question tout le stéréotype du professeur d'histoire. Il n'a rien du vieux Slughorn. Au contraire. On dirait un ancien prof de sport reconverti dans le professorat parce que la paye est meilleure. Sauf qu'il n'en a pas besoin, de sa paye, et mis à part le sport de chambre, je me demande s'il fait du sport. Je vais d'ailleurs lui demander. « Elwyn, tu fais du sport ? » Je ris à sa tête. Il ne s'attendait pas à ma question. Après autant temps d'heures sans dormir, mon cerveau part dans deux directions différentes. Soit je m'endors contre lui là maintenant, soit je débloque et je raconte de la merde. Littéralement. Vu la question que je viens de lui poser, je pencherai pour la deuxième issue. Et je n'ai pas vu Elwyn depuis un bout de temps, dormir peut attendre encore quelques heures. Il part chercher je ne sais quoi et en attendant, je fredonne sur Marvin Gaye qui tourne encore en jouant avec la mousse qui s'est formé. J'attache mes cheveux pour être plus à l'aise. Elwyn ne tarde pas à revenir avec son vin et son verre. Il se place derrière moi, et je me cale contre son torse. Le toucher de notre peau me procure des frissons, et ils ne partent pas quand il dépose un baiser sur ma nuque. Cette partie de mon corps est trop sensible. Je lâche un rire sa remarque. « Comme si c'était toi qui faisait le ménage. » Elwyn aux tâches ménagères c'est comme moi aux fourneaux. Je sais faire mais je n'ai pas envie. Pour appuyer mes dires, je lève un pied hors de l'eau et, « Oups », de l'eau tombe par terre. Je crois que mon cerveau a choisi la connerie au sommeil. Oh bordel, je suis fatiguée.

Je joue avec les mains d'Elwyn posées sur mon torse et soupire en l'entendant parler de Simon. Parce que si on parle de Simon, de nous deux, on finira par parler de la raison de ma présence dans ce bain, de nous, de ça. Parler de choses sérieuses et chiantes ne m'intéresse pas. Je veux passer un bon moment. J'attrape mon verre et boit une gorgée. « Simon sait que je viens oui, c'est même lui qui m'a dit de venir ce matin. » Cette fois-ci, je ne peux m'empêcher de rire. « Il n'a pas le béguin pour moi. Et qui dit encore "avoir le béguin", Elwyn, mets toi à la page s'il te plait. » j'en oublie souvent qu'il a dix ans de plus que moi, mais tout de même. Et Simon ne peut pas avoir un faible pour moi. Il a autre chose à penser. N'est-ce pas ? C'est juste mon serveur préféré. On ne peut pas tomber amoureuse de moi, de toute façon. J'y ai toujours tenu, j'ai toujours fait en sorte de ne pas rester trop longtemps dans la vie des gens pour ce genre de chose. Je finis mon verre de vin et m'en ressert encore un peu. Entre la fatigue et le vin, je suis bonne à parler trop ce soir. Mais je m'en fous. Enfin je crois ? « Il ne sait pas qu'on a couché ensemble. Je lui ai juste dit que je dormais chez toi. Peut-être qu'il se doute de quelque chose. Et sincèrement, je m'en contrefous. » Je me retourne légèrement afin de le voir. De voir ses yeux. Je m'y perds le temps de quelques secondes, parce qu'ils sont attirants, et je rigole. L'alcool me monte trop vite. « T'es mon jardin secret. Mon homme de l'ombre. Je te garde pour moi. Même si je te partage. » Je me retiens de dire avec beaucoup trop de filles de justesses. A la place, je colle un baiser sur les lèvres avant de retrouver ma place, c'est-à-dire, calée contre son torse. « Et quand bien même il aurait le béguin pour moi, comme tu dis, qu'est-ce que ca pourrait te faire ? Je ne t'imaginais pas du genre jaloux. »

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Sander Jørgensen
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MessageSujet: Re: the place to lose your fears - elwyn.   Jeu 7 Juil - 1:42


Est-ce que fréquenter des demoiselles plus jeunes que moi était une façon de repousser l’inéluctable avancée du temps ? Probablement oui, je dois le reconnaître. Le cap de la trentaine avait été assez compliqué à digérer, c’est sans doute à ce moment là que j’ai commencé à sérieusement fréquenter des étudiantes plutôt que des femmes de mon âge. Avant la différence entre elles et moi n’était que de deux ans maximum mais depuis la trentaine passée, il n’était pas rare de voir passer des différences de plus de dix ans, il y avait même eu des jeunes femmes pas vraiment… comment dire… majeures. Je vous vois en train de me juger. Je ne cherche pas d’excuse mais disons que la minorité est quelque chose de moins en moins évident à détecter. Et puis il est arrivé que je sois au courant mais que ça ne me dérange pas. Dans le feu de l’action, vous voyez ? Avec Jolene il y avait dix ans d’écart tout pile et elle, je ne l’avais jamais fréquentée mineure, une relation légale de A à Z ! Amen. Jo était d’ailleurs typiquement le genre de femme dont la minorité ne m’aurait pas posé problème : terriblement attirante, extrêmement intelligente, drôle et taquine, bref, un cocktail parfaitement dosé. Taquine oui. Son pied qui se leva n’était pas du tout un mouvement pour un meilleur confort non. Dès que ses orteils quittèrent le bain, j’ai compris ce qui allait se passer et c’était du Jolene tout craché. Elle ne pouvait malheureusement pas voir mon regard indécis entre le désespoir et la consternation. Par contre elle put entendre mon long soupir et peut-être même le sentir dans sa nuque. Tu vas me rendre fou un jour Jolene. Comme si ce n’était déjà pas le cas… Masochiste, j’aimais ça… Pire, j’en redemandais souvent ! Comme quand je lui parlais d’un autre. Ce Simon, je ne le connaissais pas. Enfin vaguement plutôt. Je savais qui il était et plus j’en entendais parler, plus j’avais l’impression qu’il avait un sacré paquet de papillons dans le ventre quand il voyait MA Jolene. Oui, ma Jolene. J’avais ce problème courant des coureurs de jupons qui sont paradoxalement très possessifs alors qu’ils n’ont rien à dire, étant eux même des goujats. Mais je n’aimais pas vraiment la savoir dans les bras d’un autre de temps à autres. Si on se voit toi et moi c’est aussi pour que tu m’aides à rester à jour de ce qui se dit ou non. Tu sais, bientôt la retraite, le déambulateur et la maison de retraite, je compte sur toi pour venir me voir quand ça sera le cas. Ce qui était censé être marrant ne me fit rire qu’une demie seconde. L’âge revenait dans ma tête. Était-ce ma nouvelle phobie ? Ça en avait tout l’air. Je commençai à penser à ce moment précis où je serai trop vieux pour Jolene, que malgré un écart qui ne peut grandir, je serai passé du fruit mûr au fruit gâté et qu’elle me jettera, au compost dans le meilleur des cas. Elle le ferait et toutes celles de son âge en feraient autant… L’horreur ! Cette pensée affreuse me fit frissonner, le genre de frisson qui vous fait légèrement sursauter. J’ai espéré que Jolene n’ait pas remarqué ce léger sursaut mais c’était grillé, l’eau n’ayant pas été super discrète dans l’affaire. La meilleure façon de camoufler ça fut donc de rapidement passer à autre chose. Je pense que tu lui plais. Beaucoup. Et en effet, je n’aurais rien à dire si jamais tu te mettais à le fréquenter… même si je préférerais que tu ne le fréquentes pas, je reconnais. Flagrant délit de jalousie alors que pour ma part, je sortais ouvertement avec d’autres femmes. Enfin tu fais ce que tu veux hein ! Notre relation n’a jamais été exclusive… et ne le sera jamais lâchais-je à voix basse comme déçu. J’avais voulu cacher un frisson dû à une réflexion silencieuse par définition et je m’étais enfoncé comme pas permis.

Je vais nous mettre un autre vinyle ! dis-je avant de précipitamment quitter la baignoire et de filer, nu, au salon. Face à ma collection conséquente de galettes que je faisais défiler sous mes yeux, j’étais perdu, pensif. Je pensais à elle, dans l’eau encore chaude du bain. Qu’est ce que je venais de faire ? Une sorte d’aveu d’une attirance un peu plus poussée que de simples nuits passées ensemble ? Nooooon ! Impossible ! Ça ne pouvait pas être si banal entre Jolene et moi !

J’ai finalement choisi M83, en mettant directement le morceau Wait, puissant, magique, avec un démarrage lent cependant. Je suis revenu dans la salle de bain et me suis assis sur le bord de la baignoire pour me servir un nouveau verre et regarder la belle sirène que j’avais sous les yeux. On doit se promettre de ne jamais être niais tous les deux. C’est pas fait pour nous d’être un couple cucul ! Je me suis relevé, me suis approché d’elle pour l’embrasser à nouveau, tendrement, de manière peut-être trop banale avant de mettre plus de fougue pour briser la nullité du baiser qui commencer à frapper trop fort à la porte. Tant que je fais suffisamment de sport pour te plaire, je ne devrais pas avoir de soucis à me faire concernant Simon et toi, si ? dis-je avec un grand sourire qu’elle pouvait voir à présent !



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