gurls gotta help one another • eva

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Yeardley H. Wright
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MessageSujet: gurls gotta help one another • eva   Lun 29 Fév - 22:31


eva&yeard

J'avais passé la semaine enfermée dans ma chambre, dans mon appartement, à écrire un scénario, pour un court-métrage, qui relatait une histoire d'amour entre un fugitif et une infirmière, à l'époque que nous souhaitions. Je détestais ce type d'écriture. C'était un simple devoir, que l'on bouclait souvent tous en quelques jours car le court métrage ne durait pas plus de trente minutes. J'avais réussi tous mes précédents devoirs. Mais sur celui-là, je bloquais. Je ne savais pas pourquoi. Je suis vraiment restée enfermée. Enfermée à clé. Personne n'entrait dans cette chambre sans mon autorisation. Je ne sortais que le soir, pour faire à manger, et je retournais dans ma chambre sans manger. Je ne me nourrissais que de compléments alimentaires, ceux que j'avais volé à ma mère quand elle voulait perdre du poids. Moi, je voulais seulement éviter de mourir de faim en pleine écriture. J'ai regardé six films d'amours, dont la moitié avec Leonardo DiCaprio, binge-watched plusieurs séries sur Netflix ayant toutes comme thème l'amour. J'ai évidemment pleuré comme une hypersensible devant Manhattan Love Story. C'était évident que je pleure devant, même en la connaissant par coeur. Là n'est pas le sujet. J'ai même lu plusieurs essais philosophiques sur l'amour. Rien n'y fait. Rien ne me vient en tête. Je creuse, je creuse, j'en perds des cheveux par poignée. J'abandonne. J'éteins mon ordinateur et regarde l'état de ma chambre.

Des fringues traînent par dizaine, culottes et pyjamas mélangés. Des feuilles froissées en boules s'échappent de la poubelle, et bonne tireuse que je suis, les trois quarts ne sont pas dans le panier. Les volets sont encore fermées et cinq bols ont pris place un peu partout sur le sol. Je manque de glisser sur un crayon de papier, me rattrapant de justesse à mon bureau. Comme si ma chambre n'était pas assez grande. Je m'asseyai sur mon lit et attrapai mon téléphone. J'avais une cinquantaine de messages non lus. La moitié était de ma promo, me demandait comment j'avançais dans mon scénario. Un rire jaune m'échappa quand je lus le dernier message reçu, de la part d'une fille de ma promo : je suppose que si tu ne réponds pas, c'est que tu n'as toujours pas écrit une ligne. Elle me connait si bien. Je parcourrai rapidement les autres messages. Tous sans grand intérêt. Je lançai mon téléphone sur mon lit et m'allongeai en arrière, grognant de frustration. Une vieille odeur me parvint au nez. Quelle horreur. Cette chambre puait vraiment le renfermer. Il fallait que je me change les idées. Je criai le nom de Lux, personne ne répondit. Bon. Je commençai d'abord par aérer ma chambre, ouvrant en grand fenêtres et volets. J'attachais mes cheveux qui avaient bien poussés maintenant en une toute petite queue de cheval et entrepris de ranger ma chambre. Oui, effectivement, je suis en train de ranger ma chambre. Enfin, cela reste un terme assez ambitieux pour moi. Je me contente seulement de ramasser tous les fringues que j'ai pu laisser par terre et les mets dans le bac à linge. Je ramasse également tous mes brouillons et les jette dans la poubelle, sans tenter de me la jouer à la Kobe. Et c'est déjà pas mal non ? Je devrais faire ça plus souvent... Oui, non, Lux est tellement plus douée que moi ! J'attrape ensuite mon téléphone et parcours mon répertoire. Avec qui pourrais-je passer une journée pour me relaxer. Je ne parcourus pas longtemps mon répertoire et tombais-je sur le nom d'Eva Hamilton. S'il y a bien quelqu'un qui méritait également de prendre sincèrement soin de sa personne, c'était bien mon amie la jeune mère. Je lui envoyais un message, composé de deux simples émojis : de l'argent et une robe, avec un point d'interrogation. Sa réponse ne se fit pas attendre. Elle me répondit un oui en majuscule. Nous avions donc rendez-vous dans une heure au centre commercial. Parfait.

Ma chambre "rangée", j'attrape des sous-vêtements propres ainsi qu'une robe et des collants. Je file à la douche et j'y reste le temps de me nettoyer entièrement de cette frustration de la page blanche. J'ai essayé de trouver au moins une base d'idée, au moins la couleur de cheveux de l'infirmière. Non, toujours rien, aucune idée ne me venait. Je me hâtais de sortir, de me sécher, de me maquiller et de me coiffer afin de ne pas être en retard à mon rendez-vous avec Eva. Elle n'avait pas énormément de temps, son fils Sloan sortait assez tôt de l'école. Peut-être irai-je le chercher avec elle tiens. La dernière fois que j'ai vu son fils, il venait tout juste de savoir marcher et babiller "maman". Son fils lui ressemblait énormément, c'était assez impressionnant. Je n'ai jamais osé lui demander ce qu'il en était du père. Je ne l'ai jamais rencontré. Pourtant, je connaissais Eva avant sa grossesse. Tout ce que je connais de lui est son prénom, Seth. Je n'ai pas voulu faire ma commère, en savoir plus juste pour nourrir ma curiosité personnelle. Eva ne m'en a jamais parlé, je ne préfère pas lancé de moi-même le sujet. J'avais d'ailleurs hésité à lui parler de Mycroft. Je ne souhaitais pas lui rappeler de mauvais souvenirs en lui disant que j'avais fait la même connerie que son ex, c'est-à-dire fuir loin. L'une des rares fois où j'ai parlé à voix haute de Matthieu, c'était avec Eva, et elle venait de trouver le bonheur, avec un petit Sloan d'un an.

En route vers le centre commercial, je repensais à toutes nos histoires. Je ne sais pas pourquoi tout ça me revient aujourd'hui. Mon histoire avec Matthieu, celle avec Mycroft, les siennes avec Seth et Sloan. Enfin, si, je savais pourquoi j'y repensais aujourd'hui. Je savais même pourquoi j'avais le syndrome de la page blanche. Je suis juste toujours aussi lâche quand il s'agit d'assumer mes conneries. Je me bloque toute seule à cause d'une histoire d'amour, tout ça parce que je ne suis pas capable de mettre ma tête en accord avec mon coeur, à cause d'un simple dîner; c'est complètement dépitée que je retrouve Eva à notre point de rendez-vous. Je la prends dans mes bras, en souriant tout de même, parce que cette femme est une boule de Soleil sur Terre. « Ca te dérange si on commence d'abord par prendre un café ? » En arrivant devant le café, je me rends compte que je n'en ai pas pris un seul depuis une semaine. Blasphème. « J'en oublie mes bonnes manières. Comment vas-tu ma belle ? » Je sens mes joues reprendre des couleurs à mesure que nous approchons du comptoir. « Et surtout, comment va mon bout d'chou ? » Ouais, j'la sentais bien cette journée, juste entre nous.

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Eva Hamilton
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MessageSujet: Re: gurls gotta help one another • eva   Jeu 3 Mar - 14:21

Unnexpected meeting ✽ Eva&Yeardley



Ma vie diffère en tout points de celles de mes camarades d'Université. Ma première preoccupation ne consiste pas à étudier ou à faire la fête mais bien à rentrer m'occuper de mon fils. En tant que maman, j'estime qu'il mérite toute mon attention afin de s'épanouir de la meilleure façon qui soit. Je l'éttouffe sans doute un peu par moment,  je suis un peu trop maman poule mais il ne semble pas m'en tenir rigueur. Il faut dire que nous ne sommes que tous les deux, et nous ne pouvons que compter l'un sur l'autre. Sloan est ma famille et je suis la sienne, il me parait normal de faire de lui ma plus grande priorité.  

Aujourd'hui, étant donné qu'il est à l'école et que moi, je traîne à l'appartement parce que je n'ai pas cours, j'en profite pour m'isoler dans ma chambre avec ma machine à coudre. Mes études ne demandent pas d'être bonne dans une domaine et de savoir réfléchir, mes études demandent l'excellence et la créativité. Sans ces deux compétences, il est impossible de percer dans ce milieu et j'en sais quelque chose puisque c'est ce que papi Georges me répétait tout le temps. "Eva, tu crois que je serais devenue ce que je suis si j'avais juste été bon ?". Du coup, je passais la plupart de mon temps à coudre, à chercher l'idée qui me permettrait de me démarquer un peu. J'ajoutais des tissus ici et là, je jouais sur des coupes différentes de ce que l'on a l'habitude de voir et étant très soigneuse, je faisais attention au moindre détail de ma création. Perfectionniste, j'avais l'impression que les professeurs n'étaient pas assez strictes avec moi, pas assez ambitieux et intransigeants. J'étais prête à entendre les critiques mais n'en recevait que très peu. Il y a une seule personne qui aurait été capable de me pousser plus loin encore et même si il était difficile de l'admettre, je devais me render à l'évidemce, le meilleur professeur dans ce domaine, c'est mon grand-père. Ou du moins, c'était lui. Il commence à prendre de l'âge, son talent reste inchangé mais ses capacités physiques s'amenuisent un peu. Il est toujours capable mais lorsque cela n'ira plus, j'imagine que quelqu'un devrait reprendre les rennes de sa société. Je n'ai pas la pretention de m'auto-désignée mais je dois avouer que cela ne me gênerait pas. Pas dans un avenir proche bien sûr. Je préfère d'abord me faire ma propre experience.

Positionnée face à ma machine, un tissus couteux entre les doigts, rien ne semblait pouvoir me perturber. Rien sauf mon téléphone portable. Je suis comme toutes les femmes modernes de ce monde, je suis incapable de lâcher mon iPhone et celui-ci se trouve toujours à proximité. Je dis souvent, pour me donner bonne conscience, que c'est pour être certaine d'être joignable si il arrive quelque chose à mon fils. C'est la vérité, mais je suis également une addict totale aux nouvelles technologies. Et ça, je l'admet beaucoup moins facilement. Mon téléphone venant de vibrer, je comprends qu'un message vient d'arriver. Je ne perds pas de temps, bascule sur le côté et attrape celui-ci du bout des doigts. Mon précieux bien calé entre mes doigts délicat je constate que le message vient de Yeardley et je l'ouvre directement. Yeardley est toujours de bonne compagnie et c'est toujours agréable de passer du temps avec elle. D'autant plus que Sloan n'est pas encore prêt de rentrer tout de suite et que m'aérer les neuronnes au centre commercial me fera le plus grand bien. Sa question se composant d'uniquement deux émoticones aura comme réponse un simple "oui" écrit en lettres capitales et suivi de trois points d'exclamation pour marquer mon enthousiasme. Comme l'heure n'est pas précisé, je suppose que c'est pour tout de suite.  Je me précipite et bondit de ma chaise pour courrir en direction de mon dressing. J'attrape un pantalon slim noir et une large pull en laine. Rien de très sophistiqué mais je connais rien de plus confortable pour faire les magasins. J'enfile une paire de petites baskets vans, couleur noir aussi, et relève mes cheveux en un chignon défait.

Je rejoins ensuite le centre commercial par Taxi, mon moyen de transport préféré. J'profite du trajet pour checker les différents réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrite, je souhaite bon anniversaire à un type - sans doute que je ne lui aurais jamais souhaité si facebook ne m'avait pas prévenu. Je pianote avec agilité sur l'écran tactile et ne relève la tête qu'au moment où le véhicule s'arrête. Naturellement, je remercie le chauffeur - déjà que je n'ai pas été très causante pendant le voyage, le paie et lui laisse un pourboire assez large. Je n'ai jamais été près de mes sous. Je marche rapidement jusqu'à notre point de rendez-vous et constate qu'elle est déjà là. Je lui adresse un large sourire et me dépêche d'arriver à son niveau pour la serrer contre moi.  Yeardley semble avoir un programme bien précis en tête puisqu'elle me propose de commencer par un café.   «J'vais prendre un thé mais je suis partante pour que l'on s'asseoit toutes les deux.»  Je ne suis pas pressée, j'ai encore quelques heures devant moi avant de pouvoir récupérer mon petit chat.   «T'en fais pas, on en est plus à faire attention aux bonnes manières que je lui dis en rigolant, m'empressant de répondre aussi à sa question.   «Je vais bien. J'passe pas mal de temps sur mes creations mais il faut bien ça pour progresser. Et toi, comment tu vas ? » J'attrape le bras de mon amie et l'encourage à me suivre vers le café.   «Sloan se porte comme un charme. Il a fait une grosse bronchite il y a deux semaines mais il va nettement mieux. » J'avais eu un peu peur, comme toutes les mamans je m'inquiète parfois pour pas grand chose. Mais il allait mieux et pour moi, c'était tout ce qui comptait.   «Quelles sont les nouvelles ? raconte moi.» Et quand je disais cela,  j'étais certaine qu'elles comprendrait là où je voulais en venir. L'un de nos sujet de predilection, les hommes. Je n'avais plus vraiment connu l'amour après Seth mais j'aimais toujours entendre ses histoires à elle. Sa vie sentimentale me semblait bien plus intéressante que la mienne. J'étais restée bloquée à Seth, pour une raison que j'ignorais, j'étais incapable d'oublier ce type. Surtout que mon fils me ramenait à lui sans cesse. Il avait ses yeux, certaines de ses mimiques alors comment tourner la page ?

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MessageSujet: Re: gurls gotta help one another • eva   Ven 4 Mar - 18:50

Je savais très bien que j'avais cet air de fille ultra populaire - bon, je l'étais quand même, je suis à la tête d'une des fraternités les plus importantes du campus - qui a énormément d'amis, de suiveurs et de filles à ses commandes. C'est faux. J'essaie de m'entourer de personnes en qui je suis sûre d'avoir confiance, et avec les années, je me rends facilement compte que le nombre s'amenuise de plus en plus. Je ne m'en plains pas, au contraire. Parfois, quand j'entends certaines filles de la confrérie parler qu'avec des surnoms parce qu'elles connaissent trop d'Alicia ou de Vanessa, je soupire comme un buffle et me dis que j'ai bien fait de restreindre mon entourage. Qu'il soit d'ailleurs féminin ou masculin. Ce sont principalement les filles qui ont dégagés, mais ce n'est pas de ma faute, la présence des garçons m'est plus appréciable que celle des filles. J'en vois assez à la maison. J'en vois assez en cours.  Quand j'étais à New-York, dans une promo de plus de deux cents personnes, ils étaient à peine vingt. A peine vingt garçons dans une promotion. Pourtant la communication n'est pas une branche ultra féminine. Il est vrai que nous avons plus la fibre qu'eux, mais tout de même. Une fois, je me suis retrouvée dans un cours de travaux dirigés de trente filles uniquement. C'était très, très pénible. Quel fût mon bonheur quand en arrivant à Chicago, j'ai retrouvé une classe presque équitable. On est vingt pour cent de plus de filles, mais c'est un énorme progrès, comparé aux quatre vingt dix pour cent que nous étions à New-York.

Au moment où j'avais décidé de faire une pause dans ma vie sentimentale, de ne m'occuper que de moi et de ma petite personne, Mycroft a décidé de faire son come back dans ma vie et en plus de ça, de me demander en mariage. Je suis fiancée depuis moins d'une semaine, et je ne m'en rends toujours pas compte. Je passe mes journées à regarder la bague pour m'assurer qu'elle est réelle. Je ne l'ai dit encore à personne. Parce que j'ai l'impression que le dire à voix haute, le faire savoir à tout le monde détruirait la beauté de la chose. Je veux le garder secret encore un peu de temps, juste pour choyer le souvenir de cette soirée littéralemet magique. Je fais maintenant partie de ces filles qui a vingt-cinq ans sont sur le point de décrocher un diplôme tout en préparant un mariage, qui font des essais de robes en révisant les chapitre des années précédentes, qui commandent les fleurs en s'entrainant pour leurs oraux. J'étais prête à me marier avec le célibat que Mycroft est venu se mettre entre nous, afin que je l'épouse, lui.

Et s'il y a bien une personne qui m'a inspirée ces dernières années sur ce choix de vie, c'est bien mon amie Eva. Elle est tombée enceinte alors qu'elle venait tout juste d'entrer dans l'âge adulte. Elle a choisi de garder le bébé, quand bien même elle savait qu'elle allait l'élever seule. N'est-ce pas une preuve que les femmes n'ont pas besoin d'hommes dans leur vie, pour vivre justement ? Je pars dans des sujets beaucoup trop philosophiques, pardonnez moi. Mettons cela sur le manque de caféine, l'enfermement entier pendant une semaine, le manque de soleil également. Oui, bon, la femme n'a pas besoin de l'homme pour vivre, mais il faut croire que moi, j'ai besoin d'un Mycroft.  Mais tout de même. Eva est l'exemple type de la femme forte. Elle aurait très bien pu avorter, faire comme si de rien n'était. Ou accoucher, et le mettre en famille d'accueil. Ou accoucher, le garder, mais se trouver au plus rapidement un homme pour l'aider. Non. Elle est allée à l'aventure seule avec Sloan. Je l'admire sincèrement pour ça. Je n'aurai pas été capable de faire tout ce qu'elle a fait. Je sais que mes parents m'auraient soutenu, parce que ma tante a eu ma cousine hors mariage, quand elle était jeune. Mais moi, je n'aurais pas eu la force. Je crois même que j'aurais avorter. M'enfin, une autre histoire pour un autre jour.

Eva arrive, resplendissante, même dans l'ensemble le plus simple. Dernier mot sur Eva : comment fait-elle pour être aussi mince après avoir accouché ? Ce la fait six ans mais je peux vous assurer, elle avait très rapidement retrouvé sa ligne d'antan. Cette femme n'est pas humaine. « J'avais oublié que tu ne prenais pas de café, c'est vrai. » Je suis Eva dans le café, et je retiens un soupir de soulagement : la file d'attente n'est pas longue, je ne suis qu'à quelques secondes de mon café. « Il faudra que tu me montres le résultat bientôt dans ce cas ! Je vais bien, maintenant. J'ai passé un mois épouvantable. » Je me retourne vers le serveur et lui commande le café le plus dans sa tasse la plus grosse. J'ai le droit à café noir, deux sucres, sans crème, dans un grand bol. Je suis la plus heureuse. Je commande avec un muffin aux myrtilles et plateau en mains, je vais m'asseoir avec Eva à une table près de la table. Je fais une moue attristé quand j'entends parler de son fils. « Oh, pauvre chou. Tout de même à six ans, ce n'est pas rien une bronchite. » Je crois qu'entre elle et moi, je suis celle qui le couve le plus en fait. C'est vraiment le seul enfant avec qui elle agit de la sorte. En même temps, Eva est la seule de ses amies proches à avoir un enfant, alors c'est lui qui reçoit l'amour qu'elle peut avoir. Elle me demandait à présent des nouvelles. Plus explicitement, comment allait ma vie sentimentale. Je bus une gorgée chaude de mon café mais je ne pus m'empêcher de rire sur le coup. La question n'avait rien de marrant. C'est plus un rire sarcastique. Ma vie est un bordel monstre et je n'y ai jamais vu aussi clair de ma vie. Je fais une pause et dis à voix haute pour la première fois. « Je suis fiancée.» Je mets au doigt la bague que je garde dans mon sac pour le moment, et l'admire quelques secondes avant de reprendre. « Tu te souviens de Mycroft, le gars avec qui je suis restée plusieurs mois il y a trois ans ? Ce que je ne t'ai pas dit, concernant notre rupture, c'est que j'avais fait comme avec Matthieu, j'ai fui. Et la semaine dernière, c'était la première fois qu'on se retrouvait seul à seule. Il a organisé un dîner, soi-disant pour calmer les tensions entre nos confréries, pour faire sa demande.» Je pourrai en parler encore des heures. C'est la première fois que j'en parle à quelqu'un, je n'ai pas encore eu le temps de m'extasier avec quelqu'un sur cette nouvelle. Je pose les yeux sur Eva, qui n'a rien dit. Je suis étonnée. En plus, elle a une tête assez bizarre. « Eva ? Ca va ? »

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Dernière édition par Yeardley H. Wright le Mer 8 Juin - 4:06, édité 2 fois
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Eva Hamilton
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MessageSujet: Re: gurls gotta help one another • eva   Mer 16 Mar - 17:37

Unnexpected meeting ✽ Eva&Yeardley



Je connais Yeardley depuis des années. Nous n'étions que des jeunes adultes lorsque nos routes se sont croisées dans la belle ville de New-York. Nous avions tout de suite accrochés et au fur et à mesure, elle était devenue l'une de mes amies les plus fidèles. L'une des rares à ne pas m'avoir jugé lorsque j'ai décidé de garder l'enfant que je portais après avoir eu une relation très courte avec un homme que je pensais connaître. A cette époque-là, j'avais décidé de taire le nom du géniteur de mon fils, parce que je ne souhaitais pas lui causer d'ennuies. J'aimais tellement Seth que je n'avais pas voulu que les gens qui le connaissaient également puissent mal le juger et voir en lui quelqu'un de mauvais ou de lâche. Moi, je le savais et c'était déjà bien assez. Je m'étais longtemps accroché à l'idée qu'il puisse revenir, que l'on se retrouve et que l'on démarre une nouvelle vie. Souvent, je me surpprenais à rêver d'une vie de famille avec lui et puis, la réalité me rattrapait.

A l'époque, Yeardley était l'une des rares personnes dans mon entourage à ne jamais avoir croisé la route de mon ancien amour. C'est pour cela que je lui avais révéler la vérité, que je lui avais soufflé le prénom de ce dernier en la faisant promettre de garder ce secret de polichinelle pour elle. J'avais lourdement insisté, elle ne devait jamais en parler. Elle ne devrait jamais révéler son identité, jamais évoqué son prénom auprès de nos possibles amis communs ou auprès de mon fils. Celui que je voulais le plus protéger, c'était bien lui. Je faisais confiance à mon amie, je savais qu'elle saurait tenir sa langue. C'était trop important pour moi, elle le savait. Yeardley est une amie précieuse. Nous n'avons pas besoin de nous voir énormément pour savoir que nous pouvons compter l'une sur l'autre. Je suis certaine que nous pourrions rester cinq ans sans communication, si je l'appelais par la suite pour avoir un coup de main, elle accourrerait pour m'aider. J'en ferais de même pour elle, c'est cela la véritable amitié.

Depuis cette année, nous avions la chance de faire nos études dans la même ville et donc, de nous voir beaucoup plus fréquemment que pendant les années précédentes. La jolie brune m'avait contacté il y a de cela une bonne vingtaine de minutes, deux smileys avaient suffit à ce que je comprennen où elle voulait aller et ce qu'elle voulait y faire. Etant une grande droguée de la mode, des vêtements, des chaussures et des boutiques, je n'avais pas hésitié une seule seconde à accepter sa proposition et m'étais empressée de me vêtir de façon appropriée. Ma tenue se devait d'être suffisamment confortable afin de pouvoir visiter les nombreuses boutiques sans embuche tout en étant plus présentable que le petit short rose de pyjama que je portais avant de quitter mon domicile.

Je traverse le centre commercial tout en pianotant sur mon telephone portable. Ce qui ne m'empêche pas d'apercevoir mon amie et de marcher dans sa direction. J'abandonne instantanément mon portable que je glisse dans mon sac afin de pouvoir serrer la magnifique alpha dans mes bras. C'est fou, mais je constate que je suis toujours aussi contente de la revoir et de passer du temps avec elle. Un large sourire se dessine sur mon visage lorsque je constate qu'elle a déjà un plan. Au moins nous n'allons pas nous questionner vingt minutes sur la première activité de la journée en attendant que l'une de nous prenne des initiatives. Yeardley a décidé d'aller boire un café et cela me convient parfaitement, enfin hormis la boisson dont je déteste le goût amer. «Oh tu sais bien, moi et la caféine.» Que je lui dis en grimaçant tout en empruntant le chemin le plus court menant au petit café.   «Quand tout sera au point, tu pourras jeter un oeil. Mais pas avant.» Perfectionniste comme je suis, il est hors de question que quelqu'un puisse voir mon travail inachevé. Je demande une tasse de thé à la menthe, y ajoute un sucre et commande également un muffin au chocolat. Un jour, ma gourmandise me perdra mais à l'heure actuelle, mon corps élimine plutôt bien tout le sucre que j'avale. Bon, le sport y est pour quelque chose aussi mais je dois tout même avoir un bon métabolisme puisque je n'ai jamais réellement été grosse. Pas même lorsque j'étais enceinte de ma crevette. Nous allons nous installer à l'une des tables, optons pour celle avec les banquettes car cela est bien plus confortable et intimiste que des chaises. Je tourne délicatement dans mon thé, veillant à ce que les grains de sucre fondent correctement dans le liquide brûlant lorsque Yeard évoque mon petit garcon. Dès que j'entends son nom, je ne peux pas m'empêcher de sourire niaisement. Je l'aime, je l'aime énormément et je pense que je parlerais toujours de lui comme de la huitième merveille du monde. Sloan, c'est ma merveille.   «Il serait content de te revoir tu sais ?» Sloan s'est toujours bien entendu avec Yeardley et la revoir l'aiderait peut-être à oublier que son parrain lui manque énormément. On pourrait donc envisager d'aller rechercher ensemble à l'école après avoir fait les boutiques et dépenser notre argent. Sans attendre, nous pouvons aborder l'un de nos sujets préférés Il n'y a pas une fois où nous ne parlons pas de ceux qui ont fait battre notre coeur et il faut bien que nous nous tenions à jour sur nos situations respectives non ? De mon côté c'est assez facile, rien n'a changé. Mon regard se pose sur elle avec tendresse lorsqu'elle commence à parler. Et soudainement, je bug totalement. Est-ce qu'elle vient bien de dire Mycroft ? Mycroft, le nouveau nom de mon Seth. Ce n'est pas possible. Je ne sais pas quoi lui dire, je ne sais pas quoi faire. Elle était bien avec lui, elle vient de le dire. Bordel, merde. Elle me demande finalement si je vais bien, elle a sans doute remarqué dans quell état je me trouve. Merde.   «Je ...ça va. Mais je dois te dire un truc.» Pouarf, je ne sais pas trop par où commencer. Je me mords l'intérieur des joues, je suis terriblement gênée. C'est horrible. Comment mon Seth peut-il être son Mycroft ? Comment cela a-t-il pu nous arrive ?   «Tu te rappelles de Seth ?» Bien sûr, comment pourrait-elle ne pas s'en rappeler.   «Il vit ici maintenant... Je l'ai revu.» Je fais une pause, ne sait pas trop comment abordé la suite de la conversation. Mon estomac est noué, je suis incapable d'avaler une gorgée de mon thé. Pourtant ma gorge est sèche. Je sais qu'elle attend que j'en dise plus, je le vois dans ses yeux. Je pourrais ne rien dire, éviter qu'elle se fasse une mauvaise opinion de lui. Mais est-ce que je pourrais lui cacher ce secret ? Certainement pas. Je dois parler. «Il a changé de prénom. Il se fait appeler Mycroft. »

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