natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.

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MessageSujet: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 15:09

Natalya Tiffany Karczewski

Hayden Panettiere
Née le 18 Janvier 1987 à Varsovie (Pologne), j'ai 28 ans et suis de nationalité polono-américaine. Si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, sachez que je suis plutôt modeste et que je le vis bien ! Actuellement fiancée, je tiens à préciser que je suis plutôt du genre hétéro... Désolée d'avance pour les cœurs brisés.

Métier actuel : Elle n'a pas encore trouvé de travail étant donné qu'elle va bientôt sortir de prison. Elle va sans doute aider la ville en rendant des services à la police ou à la mairie, puisque cela fait partie des conditions de sa libération conditionnelle.Ancien étudiant de Chicago : Oui, mais elle n'est restée que quelques mois.Ancien membre d'une confrérie : Non, elle n'aime pas rentrer dans une catégorie bien définie. Elle trouve ça stupide de mettre des gens dans des cases.

Personnalité & addictions

Drôle - 89%
Réfléchie - 80%
Créative - 50%
Travailleuse - 99%
Fêtarde - 10%
Narcissique - 30%
Artiste - 10%
Amicale - 80%
Jalouse - 90%
Méfiante - 85%
Sportive - 60%
Prude - 0%
Généreux(se) - 75%
Têtue - 90%
Hautaine - 25%
Séductrice - 50%
Honnête - 55%
Joueuse - 78%
Alcool : 15%Drogues : 0%Sexe : 50%

Renseignements multiples
Depuis quand vivez-vous à Chicago ? je vis à Chicago depuis vingt-cinq ans déjà.

Que pensez-vous de la ville et de l'université qui s'y trouve ? j'ai eu l'occasion de voyager dans pas mal d'états, et il y a mieux que Chicago, c'est certain. Seulement, j'aime cette la ville dans laquelle j'ai été élevée. J'y suis très attachée car pour moi, ma vie a réellement commencé quand je suis arrivée ici. Même si je n'ai passé que quelques mois à l'université, j'ai aimé l'ambiance qui y régnait et j'aurais réellement souhaité poursuivre mes études.

Et vous, qu'avez-vous fait comme études ? Et où ? J'avais débuté des études de commerce à l'université de Chicago, seulement j'ai tout plaqué du jour au lendemain.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler à l'université de Chicago, et pourquoi à ce poste ? UNIQUEMENT SI VOTRE MÉTIER EST A L’UNIVERSITÉ (professeur, agent d'entretien & co). Cette partie est TRÈS importante car c'est elle qui déterminera votre acceptation dans ce métier. Il faut donc détailler vos motivations pour le poste, expliquer pourquoi lui et pas un autre... A ce stade, le Doyen viendra poster pour vous dire si oui ou non vous pouvez décrocher ce job à l'université ; si oui, vous pourrez continuer votre fiche et parler de votre emploi dans votre histoire. Si non, vous devrez changer de poste et parler de ce rejet dans votre histoire également, tout en replaçant bien évidemment les faits à l'époque où ils ont eu lieu (selon votre ancienneté).

Biographie


La fin du diner approchait et tu sentais le stress t’envahir. Tu n’avais quasiment rien mangé ce soir, tu avais l’estomac noué, très nerveuse. Tu allais dans la cuisine pour chercher le dessert que tu avais fait pour l’occasion, accompagnée de Jax. Alors que tu sortais les assiettes en marmonnant des choses incompréhensibles, la voix de Jax résonnait dans l’immense pièce « Ça va, ton père ne m’a pas encore planté sa fourchette en plein cœur. On peut dire que la soirée ne se déroule pas trop mal. », Jax ricanait tandis que tu lui donnais une petite tape sur le bras « Chut, pas si fort ! ». Tu te penchais pour observer tes parents dans la pièce d’à côté. Ils étaient droits comme des « i », silencieux, attendant que vous rameniez le dessert. Aïe, ils avaient le visage encore plus fermé que tout à l’heure… « C’est pas drôle, Jax… », lâchais-tu en soufflant un peu, t’appuyant contre le plan de travail. Vous aviez une annonce à faire, et tu savais que tes parents détestaient les surprises. Tu savais aussi qu’ils n’aimaient pas vraiment Jax, et tu étais quasiment sure qu’un des deux allait quitter la table en entendant ce que tu allais leur dire. Jax attrapait tes mains pour te rapprocher de lui afin de te dire, en te regardant droit dans les yeux « Respire Nat', c’est tes parents, pas des monstres. ». Il s’était arrêté net en te voyant hausser les sourcils, étonnée par ce qu’il venait de dire. Se reprenant, il ajoutait en attrapant délicatement ton menton « Enfin, ils ont encore une part d’humanité. Ca va le faire, je suis là. », en terminant par un sourire tendre. Tu retroussais ta lèvre inférieure, attendrie, puis tu attrapais son visage entre tes mains pour l’embrasser. Jax savait parfaitement que ce n’était pas gagné, lui aussi devait appréhender la réaction de tes parents, même si au final elle ne changerait rien, tu n’allais pas renoncer à vos fiançailles pour eux. Tu lui souriais et tu lui tendais les assiettes en lui faisant un petit signe de tête. Tu apportais le gâteau préféré de ta mère, pour la soudoyer. Tu avais passé beaucoup trop de temps à cuisiner ce gâteau, tant tu étais mauvaise en pâtisserie, mais le résultat n’avait pas l’air si terrible. Une fois le dessert entamé, tu jetais un petit regard à Jax qui te souriait. Le moment de leur annoncer la nouvelle était venu… Tu soufflais un bon coup avant de te racler la gorge pour attirer leur attention. Alors qu’ils relevaient les yeux pour te fixer, tu lâchais « Jax et moi avons quelque chose à vous dire. », tu marquais une courte pause, attrapant la main de ton homme pour la serrer doucement « Nous sommes fiancés ! ». Tu tendais la main afin qu'ils voient la bague, et tu regardais à nouveau Jax qui souriait, tout comme toi, mais aucun sourire n’illuminait le visage de tes parents. Un long silence s’installait alors que tu attendais une réaction, positive ou négative, peu importait en vérité. En réalisant que le silence devenait pesant, ta mère tentait un petit sourire forcé « Oh, c’est… c’est pas vrai ! Félicitations. C’est... un peu précipité comme décision, mais je... je suis ravie pour vous. ». Tu perdais ton petit sourire et tu répliquais, dégainant plus vite que ton ombre, vexée « Précipité, après cinq ans ? C’est drôle venant d’une femme qui s’est mariée à seize ans, après trois semaines de relation. », tu la fixais et tes dents se mirent à grincer. C'était vraiment tout ce qu'elle avait trouvé pour tout gâcher ? Ridicule. Elle ne savait même plus comment cacher son mépris pour votre relation. Tu défiais ta mère du regard, et Jax caressait ta main avec son pouce, sentant la colère monter en toi « J’ai bien réfléchi avant de faire ma demande, vous savez, madame Karczewski. Je ne prends pas ça à la légère, Natalya non plus d’ailleurs. », fit Jax afin de détendre l’atmosphère. Tu aurais voulu le serrer dans tes bras tant il était adorable, mettant sa déception de côté pour essayer d’éviter la dispute qui se profilait. Ton paternel se redressait pour enfin prendre la parole « Vous ne prenez pas ça à la légère, mais si vous étiez vraiment respectueux, mon cher Jax, vous auriez respecté la tradition. Celle qui veut que le petit ami demande la main au père, d’abord. ». Tu regardais Jax du coin de l’œil, et tu te grattais la tempe, un peu gênée, puis finalement tu te tournais vers lui pour lui dire, ne souhaitant pas poursuivre cette discussion devant lui « La nuit porte conseil, je pense qu’on ferait mieux d’y aller. Tu peux m’attendre dans la voiture ? Je n’en ai pas pour longtemps. ». A peine la porte venait-elle de se renfermer que tu te levais d’un bond, jetant ta serviette sur la table « Vous êtes vraiment infectes avec lui. Ça fait cinq ans qu’il espère qu’un jour, vous allez l’accepter et cesser vos pics stupides. Cinq ans qu’il supporte sans broncher, qu’il se contente de sourire... Et c’est lui qui est irrespectueux ? Vraiment ? Parce qu’il n’a pas suivi une tradition débile qui n’aurait de toute façon rien changé !? Ose me dire que te demander ma main aurait changé quelque chose, papa !? ». Ta mère, honteuse, fuyait ton regard, tandis que ton père s’était levé et semblait totalement indifférent, limite blasé « Non, en effet, la demande n'aurait rien changé Natalya. Je ne suis pas d'accord, j'ai toléré votre relation, mais c'est terminé. ». Tu secouais la tête, toisant ton père sans aucune gêne. Il allait voir ce qu’était une personne irrespectueuse. Ta mère ouvrait son clapet, pour dire quelque chose qu’elle n’aurait jamais dû dire « Ce n’est pas un homme pour toi. Enfin Nattie, regarde-le. Il fait tâche ici, il me ferait presque de la peine avec ses fausses bonnes manières. Il… », tu coupais net ta mère en lui faisant un signe de la main « Tais toi, maman. Je t’assure que tu ferais mieux de te taire. Je t’interdis de parler de Jax comme ça. ». Tu avais dit cela très froidement en la fusillant du regard, mais tu tentais de garder ton calme. Il le fallait, sinon, tu risquais de la gifler. Tes yeux ne cessaient de faire la navette entre ton père et ta mère, attendant qu'un des deux décide de réagir et d'avouer avoir poussé le bouchon trop loin... Seulement, tu aurais pu attendre encore longtemps. Ton père venait de se servir un verre et observait un court instant Jax, qui attendait dehors, devant la voiture. Après avoir secoué la tête, il avait bu son verre cul sec avant de te dire « Si tu veux te marier avec ce Jax, fais le. Mais ce sera dans une chapelle minable, ne compte pas sur moi pour verser un seul centime parce que tu t'es laissée avoir par ce brun ténébreux ridicule. ». Tu manquais de t'étouffer et tu te mordais violemment la langue pour ne pas insulter ton père. Ne surtout pas insulter ton père, non c'était une très mauvaise idée. Tu te contentais de répondre en haussant les épaules, insolente « Très bien, ta fille naïve ne comptait pas sur toi de toute manière. La chapelle minable fera l'affaire, c'est pas le plus important. ». Froidement, il répliquait en montant les escaliers pour disparaitre dans son bureau « Ne compte pas non plus sur l'argent que nous avons épargné pour toi, je m'en vais le bloquer jusqu'à ce que tu retrouves tes esprits. ». Tu avais envie de fondre en larmes... Comment osait-il te dire que tu avais perdu la tête ? Pensait-il vraiment que c'était un simple caprice, que tu ne savais pas ce que tu faisais ? Tu te retrouvais désormais seule avec ta mère, comme toujours, parce que ton père préférait te gifler ou fuir plutôt que de régler les conflits. Ta mère avait approuvé les propos de ton père, et elle allait en subir les conséquences. Complètement abasourdie par tant de méchanceté, tu disais à ta mère « Mais pour qui vous vous prenez, hein ?! Comment vous pouvez traiter les gens comme des moins que rien ? Je ne sais pas comment vous pouvez cracher sur Jax alors qu’il a toujours tout fait pour vous satisfaire, pour se faire accepter par deux aigris, matérialistes et prétentieux. Tu me donnes envie de vomir, maman... ». Un échange très musclé venait de commencer, et à chaque fois que ta mère ouvrait la bouche, elle t’énervait un peu plus. Tu étais tellement enragée que tu avais l’impression que ta tête allait exploser, tu avais envie de hurler tant tu étais folle de rage. Tu traversais la pièce telle une furie, renversant tout ce qui se trouvait sur ton passage, et tu te dirigeais vers la porte d’entrée pour récupérer tes affaires. « Tu es vraiment prête à tout gâcher pour lui ?! Tu peux trouver tellement mieux, tu as un bel avenir... Natalya, écoute moi ! ». « NON maman ! J'en ai assez, ferme là tu m'entends !! », hurlais-tu en t'arrachant presque les cheveux « Écoute moi bien, Jax est la personne la plus adorable que je connaisse. Il est cultivé, drôle, il prend soin de moi. Quand vous me faites pleurer, c’est lui qui sèche mes larmes. Il ne mérite pas d'être traité comme ça, et j'ai été égoïste en le faisant venir ici et en le poussant à subir tout ça. Rentre toi bien ça dans le crâne, je n’ai besoin de personne d’autre que lui. Pas besoin de votre argent de merde, d'une tonne d'amis, d'une maison immense et froide, comme vous. Moi, pour être heureuse, que ça te plaise ou non, tout ce dont j'ai besoin, c'est de mon fiancé. ». Tu tournais le dos à ta mère pour quitter  la maison dans laquelle tu avais grandi, pour toujours. Sauf si tes parents décidaient de s’excuser auprès de Jax. Après avoir claqué la porte violemment, tu étais allée jusqu’à la voiture d’un pas déterminé, enragée. Tu avais hurlé tellement fort que Jax avait probablement entendu une bonne partie de la dispute, tout comme les voisins d'ailleurs, mais tant pis. « Est-ce que ça va Nat' ? », demandait Jax d'une voix douce en te voyant essuyer tes joues, « Beaucoup mieux maintenant. Le mariage se fera sans eux. », lâchais-tu en entrant dans la voiture sans même te retourner. Tout le long du trajet, tu avais tout expliqué à Jax et ce que tu pensais de tes parents... Une fois rentrés, Jax attrapait tes mains pour te prendre dans ses bras « Je suis désolé pour cette soirée, et... », tu levais la tête pour le regarder « Non Jax, arrête. C'est moi qui suis désolée pour ce soir, pour tout. J'ai été stupide et égoïste, pendant cinq ans je n'ai rien fait. C'est terminé maintenant, je t'aime plus que tout et rien ni personne ne pourra changer ça. Et j'ai hâte de me faire appeler Natalya Grohl. ». Tu lui souriais tendrement, les yeux plein d'étoiles, comme le soir où il t'avait passé la bague au doigt, puis tu l'embrassais. Tu terminais la soirée dans les bras de ton fiancé, soulagée d'avoir réglé tes comptes avec tes parents, malgré le fait que votre relation ne s'était pas arrangée.



Tu avais été très claire cette soirée-là, tu avais bien fait comprendre à ta mère que l'univers de tes parents te dégoûtait, et que tu n'avais besoin que de Jax. En conclusion: tu ne voulais plus les voir. Tu détestais leur besoin de rabaisser ton fiancé, l'homme qui avait donné un sens à ta vie. Votre rencontre avait été très spéciale, loin des clichés et de ce que tu avais bien pu imaginer. Si on t'avait dit que tu allais te marier avec celui qui avait tenté de voler ton sac quelques années auparavant, tu aurais éclaté de rire. Parfois, tu te perdais dans tes rêveries, et tu imaginais ton fils ou ta fille demander « maman, comment tu as rencontré papa ? », puis votre réponse et la stupeur de votre progéniture. Tu avais inventé une autre version pour tes parents, pour qu'ils ne se fassent pas une mauvaise opinion de Jax, car malgré ses erreurs, c'était un homme bien. Jax avait tout fait pour se faire apprécier, mais cela n'avait pas fonctionné. Il avait fait des efforts, s'était montré patient et compréhensif... Et tes parents avaient été cruels et injustes avec lui. Au bout de cinq ans de calvaire, tu avais enfin décidé de mettre fin à tout ça, ne supportant plus que Jax endure ce genre de choses pour toi. Tu allais te marier sans tes parents, et c'était bien mieux ainsi. Tu espérais secrètement qu'ils prendraient le téléphone pour t'appeler et s'excuser... Tu savais que cela n'arriverait jamais, mais tu aimais croire que l'idée de perdre leur fille unique ferait réfléchir tes parents. Tu avais donc coupé les ponts avec tes parents, et ton père avait bel et bien clôturé tes comptes, tu n'avais plus accès à rien. Dieu merci, tu avais gardé de l'argent de côté, du liquide surtout. Malheureusement, tu le savais, cet argent ne ferait pas long feu. Vous aviez un appartement et des factures à payer. D'ailleurs, tout ce que tu possédais appartenait à tes parents, puisque tu l'avais payé avec tes économies, soit l'argent que tes parents avaient laissé sur ton compte. L'appartement dans lequel vous viviez te rappelait sans cesse que tu vivais toujours, un en sens, au crochet de tes parents… Mais vous n’aviez pas le choix pour l’instant. Tu cherchais activement du travail, et Jax faisait de même. Vous saviez que vous seriez amenés à déménager, parce que vous ne pourriez jamais trouvé de jobs payant assez pour conserver cet appartement. A vrai dire, tu te fichais d’avoir une maison, un château, un appartement ou un studio, tant que tu étais avec Jax et que vous aviez un toit. Heureusement que cela te suffisait amplement et que tu n’avais jamais pensé au type de toit dont tu avais besoin, car trois mois plus tard, tu te retrouvais expulsée de chez toi. Tes parents auraient pu reprendre l’appartement directement et te virer, mais non. Ils avaient préféré attendre la panne sèche pour que tu te retrouves à la rue avec ton futur mari. Tu ne disais rien à Jax, mais tu savais que cela faisait partie de leur plan, afin que tu reviennes les supplier et que tu renonces à tout pour avoir de l’argent. Seulement ils te connaissaient très mal, ce temps là était révolu. Vous n’aviez pas vu l’expulsion venir, travaillant beaucoup pour pouvoir subvenir à vos besoins et économiser pour un logement plus petit. Vous n’aviez pas eu le temps de souffler et voilà… vous étiez à la rue.  Si au début vous pouviez vous permettre de vous offrir des nuits dans des hôtels, vous aviez rapidement finis par vivre dans votre voiture. Tu t’attendais à tout, sauf à ça. Tu savais parfaitement que vous ne pourriez pas vivre dans le luxe, que vous auriez des difficultés… Mais jamais tu n’aurais pu imaginer que tu passerais tes nuits dans une voiture. Ta fierté en avait prit un sacré coup, celle de Jax aussi. Tu pensais pouvoir trouver un bon travail, mais tu en avais été incapable. Tu revoyais donc tes exigences à la baisse, et tu acceptais n’importe quel petit job qui pouvait vous permettre de manger et de vous payer au moins une nuit au motel, pour vous laver et ne pas mourir de froid en plein hiver. Garder des enfants, des animaux… Promener des chiens, faire le ménage chez des particuliers, chercher des petits contrats… Tu passais ton temps à courir partout et s’il n’y avait pas eu Jax avec toi, tu n’aurais sans doute jamais pu tenir. Se retrouver à voler de la nourriture sur son lieu de travail pour offrir un petit festin improvisé à son fiancé le jour de son anniversaire ou pour avoir un semblant de fête de Noël… du jamais vu pour toi, qui n’avait jamais manqué de rien et qui avait toujours mené une existence tout à fait parfaite, sans vagues, sans difficultés. Votre pauvreté et la difficulté à survivre vous poussait à prendre contacts avec d’anciennes connaissances de Jax, qui pouvait vous proposer une petite activité douteuse et un peu risquée, mais qui vous permettrait de repartir à zéro. Vous aviez commencé par des petites  tâches sans importances, jusqu’au jour où…



Tu attrapais le visage de Jax entre tes mains tremblantes, afin qu'il détourne son regard de l'homme qu'il venait d'abattre froidement. Tu plongeais ton regard dans le sien et tu lui disais en gardant ton sang froid « Va chercher Spike, on va arranger ça. » . Tu l'embrassais avant de le pousser doucement jusqu'à la voiture. Une fois seule, tu fondais en larmes, t'asseyant près du corps de l'homme. Tu fouillais ses poches, en priant pour ne pas trouver des photos de sa famille dans son portefeuille. Rien. Tu soufflais, un peu soulagée. Non, sa vie ne valait pas moins que celle d'un autre parce qu'il n'avait pas de gosses, mais savoir que des enfants allaient attendre leur père et ne jamais le voir revenir aurait compliqué les choses. Ne perdant pas une minute, tu t'occupais des empreintes et des indices que tu pourrais semer. Tu écaillais ton vernis sur le canon, pour laisser une trace bleue électrique qui n'était pas anodine, et tu attrapais la main de l'homme pour lui faire saisir tes cheveux avant de tirer d'un coup sec. Tu grimaçais en sentant des cheveux s'arracher de manière aussi brutale. Mission accomplie, tu laissais des cheveux blonds un peu partout au sol, sur sa veste noire et dans sa main. Tu avais pensé à tout, abîmant ses mains après t'être frappée au visage pour feindre une bagarre. Tu avais passé dix bonnes minutes à modifier la scène avant de trainer le corps jusqu'à sa voiture avec une force qu'on ne soupçonnait même pas vu ton petit gabarit. Les circonstances jouaient beaucoup, tu avais peur pour Jax et tu voulais à tout prix le couvrir. Tu craignais qu'il ne revienne, se dépêchant sûrement pour ne pas t'abandonner trop longtemps. Tu ne voulais pas le croiser, tu ne voulais pas avoir une discussion avec lui... Ce serait trop compliqué de l'abandonner après, déjà qu'en son absence, tu te sentais affreusement mal. Tu conduisais rapidement, ne supportant pas de savoir qu'il y avait un mort dans l'habitacle... C'était tellement bizarre. Jamais tu n'aurais pu imaginer qu'une telle chose puisse t'arriver un jour.

Tu arrivais devant le commissariat le plus proche, et tu abandonnais la voiture en plein sur le trottoir pour faire une arrivée remarquée. Les mains couvertes de sang, des vêtements maculés... Tu entrais dans le commissariat et tu allais au bureau le plus proche « Je... ». Le policier levait les yeux et posait la main sur son calibre en voyant le sang « Je viens de tuer un homme. Il est dans la voiture, là, devant » . Tu avais les larmes aux yeux, mais tu faisais ton possible pour ne rien laisser paraître. Il fallait qu'on puisse lire sur ton visage et dans ton regard que tu étais honnête, que c'était toi. Tu étais bonne comédienne, tu n'allais pas avoir trop de mal à faire semblant. La culpabilité, tu la ressentais vraiment. Les larmes, elles étaient réelles. Tu réalisais que ta vie allait changer, et que tu allais te retrouver derrière les barreaux pendant de longues années. L'idée d'aller en taule te faisait peur, mais ce que tu redoutais le plus, c'était le fait de devoir vivre sans Jax. Tu faisais ça pour protéger ton fiancé, car tu refusais qu'il aille moisir en taule. Il était tout pour toi, il méritait tellement mieux après cette vie de merde qu'il avait mené jusqu'à présent. Le savoir dans une cellule avec des tarés, traité comme un homme sans cœur et un criminel alors qu'il était quelqu'un de bien malgré ce qu'il venait de faire... Non, tu ne pouvais pas laisser faire ça. Même si tu étais déterminée et que tu tentais de rester forte, tu ne savais pas comment les choses allaient se passer et c'était bien la première fois que cela te faisait peur. Vous meniez, avec Jax, une vie pleine d'imprévus depuis deux ans, mais vous étiez ensemble et tout était plus facile, tout semblait surmontable à deux. Tu ne savais pas comment tu allais réussir à vivre sans lui... Mais quitte à devoir vivre seule, autant que ce soit dans ce sens là. Toi dans une cellule, et Jax libre comme l'air. Tu devinais à quel point cette séparation allait être douloureuse pour lui, parce que tu ressentais la même douleur en te souvenant que tu ne le reverrais sans doute pas de sitôt. Mais il ne fallait pas faiblir, surtout pas… Tu le faisais pour lui. Tu restais droite devant le bureau, posant l'arme que tu avais nettoyée avant de passer les mains du mort dessus ainsi que les tiennes. Immédiatement, le policier se levait pour braquer son arme sur toi en hurlant « LES MAINS EN L'AIR, A GENOUX !! » . Alors que tu venais de te mettre à genoux, deux autres policiers arrivaient derrière toi pour te plaquer au sol, face contre terre, avant de te passer les menottes après une clé de bras pas vraiment nécessaire. Tu ne résistais pas alors qu'on t'emmenait dans une salle d'interrogatoire pour ne pas perturber le commissariat. On te jetait dans la pièce et tu donnais les clés de la voiture à un agent qui te la réclamait. Rien que de repenser au corps de l'homme, gisant sur la plage arrière, tu sentais ton estomac se tordre dans tous les sens.

Tu regardais un policier installer la caméra, pour enregistrer tes aveux. Une fois présentée, tu commençais à mentir sur la façon dont tu avais fait la rencontre de la victime, en utilisant tes talents de mythomane… L’enfant que tu avais été adorait mentir, et avec le temps, tu étais devenue une experte. « … Il a essayé de me tripoter, alors j'ai dit non... Mais ça ne l’a pas arrêté. » , tu marquais une pause pour le côté dramatique et tu reprenais en laissant les larmes te brouiller la vue « Il m'a frappée quand j'ai... Quand j'ai essayé de me débattre. J'ai bien essayé de me défendre, mais vous m'avez vu ? » . Tu baissais la tête et tu sanglotais. Tu jouais la carte de la petite chose fragile, pour jouer la victime... ce que tu n'étais clairement pas. L'inspecteur se penchait et tapotait sur la table pour attirer ton attention, alors que tu relevais la tête il te disait « Poursuivez. C'est là que vous avez mît une balle dans sa tête. C'était votre seule chance, c'est ça ? » . Son air dédaigneux te fit serrer les dents. Tu hochais la tête et quelque peu irritée par l'air de l'inspecteur, tu lâchais « Ouais. J'ai attrapé son arme, et j'ai tiré, en pleine tête. Sans réfléchir. Si j'avais pu, j'aurais tiré jusqu'à ce que le chargeur soit vide. C'était lui ou moi, c'était une brute et je sais que c'est moi qui aurais été dans un coffre à cette heure-ci. » . Tu soufflais pour te calmer un peu, te faisant rattraper par tes réelles émotions. Quant à l'inspecteur, il secouait la tête et se laissait tomber dans la chaise. Il te fixait longuement et tu sentais qu'il était entrain de te juger... Tu étais tombée sur un connard misogyne. Son double menton, son regard était sale, sa calvitie masquée par des cheveux plaqués aux endroits bus avec beaucoup trop de gel... Il suait à grosses gouttes, le bouton au milieu de sa chemise semblait être a bout et risquait de lâcher... Ce quinquagénaire était exactement le genre à faire ce que tu venais d'inventer. Le genre de connard impuissant qui avait besoin de violenter les femmes, mais qui était couvert par son statut dans la police. Le genre de gars à qui tu ne tournerais pas le dos... Tu te rapprochais pour presque lui hurler dessus « Écoutez moi bien, j'en ai rien à foutre de ce que vous pensez. Si vous pensez que l'honneur ou même la vie d'une jeune femme vaut moins que celle d'un homme, d'un porc, c'est votre problème. Vous pouvez pas comprendre, et vous ne cherchez pas à comprendre d'ailleurs. Parce que vous êtes un gros connard, et je suis même sure que pour vous, les filles qui se font violer le méritent parce qu'elles s'habillent de manière indécente. Ça se voit dans votre regard salace, vous êtes aussi dégueulasse que ces gens. Je me demande ce que vous foutez dans un commissariat vous. Encore un truand reconverti. Je l'ai buté, j'ai sauvé mon cul et je vous emmerde ! » . Tu t'étais levée brusquement pour te rapprocher de lui et tenter de le frapper. Deux flics entraient sur le champ pour te remettre les menottes et te sortir de là. L'inspecteur était enragé, il était rouge comme le sang que tu avais encore sur les mains. Tu venais d'aggraver ton cas, et maintenant qu'il en avait après toi, tu savais qu'il allait tout faire pour t'envoyer en taule. Mission accomplie. On t'emmenait dans une cellule au fond du commissariat, le temps de s'occuper de l'administratif et autres... Ils allaient se charger de ton transfert en prison, le temps de récolter toutes les preuves que tu avais semées pour te faire coffrer. En sortant de la salle d'interrogatoire, tu apercevais Jax et ton cœur loupa un battement. Tu avais envie de courir dans ses bras pour le serrer jusqu'à ce que tes forces t'abandonnent. Mais tu te contentais de le regarder, sentant ton cœur se briser en le voyant se faire retenir par deux agents afin de le calmer et de l'empêcher de sauter sur ceux qui s'occupaient de ton transfert. « Ça va aller, Jax. » , disais-tu calmement alors qu’on t’escortait brutalement. avant de détourner le regard pour ne pas pleurer davantage en l'entendant crier ton nom alors que tu t'éloignais...




« Natalya Karczewski, les preuves et vos aveux font de vous la coupable du meurtre de Jon Atkins. La cour vous condamne à une peine de vingt ans d’emprisonnement, exécutable dès demain dans l’état de l’Illinois, état dans lequel le meurtre a été commis... » , tu détournais le regard afin de ne plus regarder le juge, fixant le mur d’en face. Tu avais le regard vide, comme si ton esprit était ailleurs pendant que le verdict était rendu. Tu n’écoutais plus depuis que la durée de ta peine avait été annoncée, tu te disais que c’était terminé, que tu allais vraiment aller en prison pour vingt longues années. Tu savais parfaitement que tu allais être emprisonnée pendant longtemps, mais y penser et l’entendre au tribunal, c’était totalement différent. Tu savais que le temps allait être long, que tu allais passer des années éprouvantes, terribles, mais même dans tes pires cauchemars, tu n’avais pas pu imaginer comment tu te sentirais en enfilant la tenue réglementaire et en te faisant conduire jusqu’à ta cellule. C’était tellement surréaliste… Tu aurais aimé trouver le regard de Jax dans l’assistance, afin de trouver un peu de réconfort, mais il n’était pas là. Il avait été interdit de procès, les autorités l’ayant trouvé beaucoup trop nerveux et susceptible de perturber le déroulement de celui-ci. Tu affrontais donc la sentence seule, et ce jusqu’au bout. Tu avais croisé le regard navré de ton avocat, qui avait tout fait pour alléger ta peine. En entendant le juge taper sur son pupitre, tu sursautais et tu regardais les gens s’en aller… Ils allaient vaquer à leurs occupations après avoir assistés à ton jugement. Les jurés te jetaient un regard, pour certains, désolés parce qu’ils savaient que tu avais plaidé la légitime défense, et pour les autres, un regard un peu fuyant. Quoi, ils avaient peur que tu sortes un flingue et que tu tires entre leurs deux yeux ? Tu n’avais pas le temps de t’attarder sur eux car un agent vint te prendre par le bras afin de te transférer jusqu’à la prison où tu allais être incarcérée. « Pas de bijoux. », lâchait le gardien en pointant du doigt ta main gauche. Cette bague était tout ce qui te liait à Jax, et tu refusais de la retirer. Oui, c’était peut-être vu comme du matérialisme, mais c’était la seule chose de valeur que tu possédais et qui représentait l’amour que Jax te portait. Tu ne pensais jamais à l’enlever, elle faisait comme partie de toi désormais. Sous son regard insistant, tu passais ton pouce et ton index sur l’anneau, pour l’enlever… mais tu t’arrêtais net. « S’il vous plait, laissez-moi la garder. J’en ai besoin… » , tu suppliais le gardien du regard et il secouait vivement la tête « C’est le règlement. Pas d’effets personnels, pas de bijoux, pas de ceintures… rien de rien. Juste la jolie tenue qu’on va te donner tout à l’heure. » , tu te mordais violemment la joue « Mais putain, vous croyez que je vais faire quoi !? Que je vais tuer quelqu’un avec cette putain de bague !? Que je vais creuser un trou avec la pierre ou que je vais trancher la gorge d’un gardien ou même la mienne ? Vous êtes cons ou quoi ! ». Tu commençais à t’agiter et le garde dans la salle posait la main sur son tazer « La bague dans la caisse, ou je la retire moi-même… et moi j’ai le droit aux lames. » . Tu avais envie de lui répondre qu’il n’avait qu’à te couper le doigt alors, s’il voulait la récupérer, mais son attitude te rendait dingue… Tu levais le poing pour lui en coller une et une décharge te fit tomber raide. Tu convulsais en poussant un cri de douleur, le regard vissé sur l’agent qui venait d’utiliser le tazer. Tu laissais des larmes s’écraser lourdement sur le sol. Non, ce n’était pas à cause de la décharge que tu pleurais, mais parce que tu t’avouais vaincue. Tu renonçais, tu n’avais pas le choix et tu détestais ça ; tu allais devoir déposer ta bague. Une fois calmée et ta bague rangée dans une caisse à ton nom, avec tes autres affaires, tu t’étais changée, toujours sans surveillance après une deuxième fouille. « Bienvenue en enfer ma belle. », te lançais une détenue en te voyant passer devant sa cellule. Tu jetais un œil à la femme, un peu effrayée par le ton employé par celle-ci, puis tu laissais tes yeux analyser les lieux. Tu étouffais déjà ici, et tu avais du mal à croire que tu allais devoir rester vingt ans dans ce trou… L’enfer. Elle avait surement raison. Le chemin jusqu’à ta cellule semblait durer une éternité, tu n’en pouvais plus, et tu détestais qu’on te tienne et te colle comme si tu étais une dangereuse criminelle. Bon, officiellement, c’était ce que tu étais… mais en réalité, tu étais innocente et tu étais une fille bien. Il fallait que tu t’y fasses, c’était ainsi qu’on allait te traiter pendant vingt ans. Tu arrivais devant ta cellule et tu laissais la gardienne retirer tes menottes pour ensuite t’y enfermer. Tu appuyais ta tête contre les barreaux, les serrant beaucoup trop fort de tes petites mains que la justice pensait salies par un meurtre, et tu tentais de prendre le dessus sur la crise de panique qui s’emparait de toi. Pas le temps de laisser la peur et la tristesse s’emparer de toi, car une voix se fit entendre à ta gauche « Hé, salut, moi c’est Tam, et toi ? » . Tu sursautais, et rouvrant les yeux, tu vis des mains dépasser. « Natalya… » , répondais-tu sur un ton beaucoup moins chaleureux que celui de ta voisine, qui te semblait déplacé vu le contexte. « Cool. T’es sure que ça va ? Tombe pas dans les vapes. » , tu soufflais un peu « Si ça va ? Euh non, non pas vraiment. Mais je pense que tu t’en doute. » . Tam semblait intriguée par ton arrivée dans le secteur, et c’est pourquoi elle poursuivait, comme si vous n’étiez pas en taule et que vous étiez des jeunes femmes faisant connaissance à une banale soirée étudiante « T’es là pour combien de temps ? » .  « 20 ans. » , tu soufflais en tapotant les barreaux. Tam avait marqué une courte pause avant de répondre, un peu surprise –comme les gardiens, « Ah ouais, quand même. J’en ai déjà fait cinq sur les vingt que je suis censée faire. Les premières semaines sont difficiles, puis après, on s’y fait. ». Tu poussais un long soupir avant d’aller te laisser tomber sur ton lit, pour mettre fin à la conversation. Tu n’avais pas envie de parler avec cette Tam, aussi gentille soit-elle. La première nuit fut si terrible que tu n’avais pas réussi à fermer l’œil. Tu ne supportais pas de ne pas avoir Jax à tes côtés. Cela faisait neuf ans que tu n’avais pas été aussi seule, et c’était difficile à vivre. Tu trouvais le premier jour difficile, ayant énormément  de mal à te dire que tu allais devoir vivre ainsi pendant vingt ans. Il faisait froid ce soir là, la fine couverture posée sur toi n’y changeait rien. La paillasse sur laquelle tu étais allongée n’était pas bien épaisse, te ruinant le dos. Sans être compliquée, vu les conditions précaires dans lesquelles Jax et toi viviez, tu trouvais qu’on dormait tout de même mieux dans ta voiture. M’enfin, tu avais un semblant de matelas, c’était déjà pas mal. Cette nuit avait été longue, et chaque petit bruit ou voix que tu entendais dans l’unité te faisait sursauter. Tu ne te sentais pas en sécurité ici, malgré les gardiens, les barreaux, et tout le tremblement. Rien n’était plus sécurisant que les bras de ton fiancé… Tes pensées s’étaient envolées vers Jax, te demandant comment il allait, et s’il pensait à toi, lui aussi. Tu espérais qu’il tiendrait le coup, et qu’il ne t’oublierait pas, même si c’était sans doute la meilleure chose à faire. Tendant ta main pour regarder ton annulaire, tu soupirais en voyant ton doigt nu.Si autrefois, pleurer jusqu’à épuisement t’aidait à t’endormir, aujourd’hui, ce n’était plus le cas.

Tu sortais dans la cour une fois ton tour venu, et tu allais t’asseoir dans un coin tranquille. Tout le monde parlait fort, certaines riaient aux éclats, d’autres se défiaient du regard… Tu détestais cette ambiance,  même si tu te doutais qu’elle n’aurait pas pu être différente en prison. Au bout de dix minutes de quasi tranquillité, une jeune femme s’approchait de toi « Hé, est-ce que ça va ? ». Si tu avais eu l’intention de l’ignorer, sa voix familière te fit relever la tête. Tu plissais un peu les yeux, éblouie par la lumière après avoir fixé tes chaussures pendant de si longues minutes « Tam ? ». Ta voisine de cellule hochait la tête vivement, avec un sourire qui témoignait de sa joie en voyant que l’avais reconnue. Une autre femme vint vous rejoindre, te cachant le seul rayon de soleil qui te réchauffait un peu « Qu’est-ce qu’il y a, c’est la tenue c’est ça ? Elle te va pas au teint, Grace Kelly ? ». Tu levais les yeux au ciel « Oui voilà, c’est pas ma couleur le orange prison, ça fait ressortir mes cernes. », répondais-tu en secouant la tête. « Al’, fiche lui la paix tu veux… », reprenait rapidement Tam. Tu t’étais, sans même le vouloir, fait une amie en prison. Cette fameuse Tam prenait ta défense, et semblait être la plus sympathique. Au fil du temps, tu découvrais deux, trois personnes plutôt fiables, qui faisaient de ton calvaire en taule quelque chose de plus supportable. Seulement, cela ne suffisait pas… Dans certains cas, cela pouvait être un énorme soutien, comme quand une bagarre éclate et qu’une certaine Al’ qui t’en veut depuis ton arrivée, tente de te poignarder avec une arme artisanale, fabriquée dans sa cellule avec les ressors de son matelas. Elles n’avaient pas été trop de trois pour s’interposer et te sauver les fesses, pendant que les gardes s’occupaient de cette Alesha, la terreur de la prison pour femmes. Tu ne savais pas pourquoi elle te détestait à ce point, mais tu n’en faisais pas toute une histoire : en prison, on n’a pas besoin de grand-chose pour s’occuper et peu de raisons manquent pour haïr ceux qui nous entourent. La proximité est parfois difficile, l’enfermement insupportable… Le milieu carcéral est bien plus terrible que ce que l’on peut imaginer. Tu t’étais attirée les foudres de certaines femmes sans raisons apparentes. Tu savais que ton apparence, ta petite taille et ton « petit air précieux » ne plaisait pas et avait tendance à faire de toi une cible de choix, mais sinon, tu n’avais jamais provoqué personne. Tu évitais au maximum les conflits, accomplissant tes tâches au sein de la prison, ignorant le harcèlement, lançant parfois de petits pics pour ne pas passer pour une victime… Mais dans la cour, une fois que les gardes avaient le dos tournés, tu te faisais fracasser. Tu subissais tellement d’humiliations et d’intimidations que l’ancienne Natalya, joviale et agréable n’était plus qu’un lointain souvenir.  Tu te pensais à peu près en sécurité, appréciée, mais tes alliées s’étaient retournées facilement contre toi… sauf Tam. Le problème, c’est qu’elle fut renvoyée dans son état d’origine, la Louisiane. Seule contre toutes. La seule chose positive, c’était les lettres de Jax et ses visites au parloir. Tu tentais de ne pas craquer, pas trop en tout cas. Le voir à travers cette putain de vitre, lui parler dans un téléphone… c’était tellement frustrant. Tu avais besoin de le serrer contre toi. Tu essayais de faire comme si la vie était dure, mais pas tant que ça, et lui aussi, tentait de te faire avaler ces conneries pour ne pas t’inquiéter. Mais vous vous connaissiez trop bien, et c’était souvent les regards que vous vous échangiez qui parlaient le plus. Voir ton fiancé te faisait le plus grand bien, même si cela ne durait jamais bien longtemps, et après lui avoir parlé, si tu te sentais très triste de le voir repartir, tu étais remontée à bloc pour tout ce qui t’attendait. Tu savais que dehors, il y avait Jax, et que tu devais t’accrocher.




Ton avocat triait un tas de papiers alors que tu étais adossée à ton siège, dans ta tenue orange, un air blasé et une mine fatiguée non dissimulée « Le directeur de la prison a montré un très grand intérêt pour votre cas, et votre attitude très saine et positive au sein de l’établissement pénitencier n’est pas passé inaperçu. Vous avez bonne réputation, mademoiselle Karczewski. ». Tu hochais la tête, feignant une moue satisfaite alors que tu t’en foutais royalement « Vous m’en voyez ravie… », lançais-tu en roulant des yeux. « Si je suis ici, c’est parce qu’une nouvelle procédure est en cours concernant votre affaire. », tu te redressais immédiatement, un peu affolée. « Comment ça ? », tu te penchais sur la table, fixant ton avocat. Tu craignais qu’on ne t’annonce une autre preuve trouvée, une preuve qui accuserait ton fiancé au bout d’un an… Tu te retenais de souffler de soulagement en entendant qu’il n’était aucunement question de Jax. Tout fier, ton avocat t’expliquait la situation et à chaque mot qu’il prononçait, tu ouvrais un peu plus la bouche, stupéfaite « Nous avions plaidé la légitime défense, mais il se trouve que le juge chargé de votre affaire a été mêlé à une histoire sordide de corruption. J’ai relancé votre dossier… Bref, au bout d’un an, le juge a été démit de ses fonctions et un autre va reprendre notre affaire. Vous avez une chance de voir votre peine allégée, et la cour a une proposition à vous faire… Je reviendrai dans quelques jours. ». Putain, ça faisait beaucoup trop d’informations et de bonnes nouvelles d’un coup. Rien n’était gagné, car le nouveau juge pouvait conserver cette peine de vingt ans, mais c’était une bonne nouvelle. Tu secouais violemment la main de ton avocat en le remerciant mille fois pour toutes ses démarches, avant de retourner dans ta cellule. Tu avais hâte que Jax soit au courant… Il te fallait attendre trois jours pour le voir au parloir, et lui annoncer la nouvelle. L’avocat l’avait sans doute déjà contacté, mais le lui dire toi-même était franchement plus enthousiasmant. Tu avais hâte de voir sa réaction…

« Le meurtre de Jon Atkins, a été commit dans un cas de légitime défense. La peine de 20 ans de réclusion sera désormais de 4 ans, une année s’étant déjà écoulée depuis le premier procès. La cour propose une libération conditionnelle… », tu n’écoutais même plus la juge. Tu fondais en larmes, t’écroulant presque sur ton pupitre. Tu devais être entrain de rêver. Le coup porté sur son pupitre te fit sursauter et tu soufflais, remerciant la juge en pleurant de joie. Tout le monde ignorait qu’ils venaient de sauver une innocente de dix-neuf années de taule. La légitime défense te protégeait  et protégeait également Jax, qui n’avait rien à voir avec tout ça. Pas de famille du côté de la victime pour te faire culpabiliser en ce jour, pas un nuage dans le ciel, pas de vagues. Tu récupérais tes affaires en prison, rendant ton putain d’uniforme orange et tu enfilais ta bague de fiançailles qui t’avait été confisquée il y a déjà un an. Dans quelques heures, tu allais être libre. La libération conditionnelle t’était attribuée à condition que tu rendes des services à la communauté, et que tu aies un comportement irréprochable. Ton avocat t’avait expliqué que tu étais tout de même surveillée, et qu’un bilan psychologique sera établit tous les mois pour voir si tu ne représente pas une menace pour la société, et si cet incident ainsi que cette année de prison ne t’ont pas fragilisée ou poussée à devenir mauvaise. Tu n’avais pas l’intention de faire de faux pas, ne voulant  qu’une chose : retrouver Jax, l’épouser, et mener une vie paisible sans déconner. Une erreur, et tu savais que tu irais directement en prison pendant quatre ans. Ton cœur s’affole. Les yeux rivés sur l’horloge, tu observes l’aiguille avancer trop lentement à ton goût. La liberté est proche…

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Dernière édition par Natalya T. Karczewski le Mer 18 Nov - 16:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 15:54

BIENVENUUUUUUUUUE love
C'est sympa de revoir cet avatar sur forum bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 15:59

Merci jolie blonde amour2
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 16:53

Bienvenue!! love J'adore l'histoire en commun avec Jax
J'espère que tu te plairas ici!! Bonne continuation pour ta fiche si elle n'est pas déjà terminée!

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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 17:03

Bienvenue parmi nous :)
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 17:07

C'est le défilé des jolies blondes ma parole faint

Merci beaucoup les filles
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Jules Haynes
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 17:16

Bienvenue sur YIU et dans la bande des blondes!!! Pompom
Trop contente que y ait Hayden nique
J'adore ton histoire !! Va falloir qu'on trouve un lien

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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 17:24

Aww merci beaucoup Erin, ça fait plaisir amour6.
J'allais dire: ''dommage qu'elle soit peu présente sur les forums'', mais tant mieux pour moi au final
Et avec grand plaisir pour le lien stress
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 17:27

Oui elle a un peu disparu, pourtant avec Nashville elle aurait du réapparaitre Wink
Cool pour le lien, je vais commencer à y réfléchir yeah3

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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 21:30

BIENVENUE SUR YIU ! I love you
J'espère que tu te plairas bien ici **

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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 22:26

Hayden bave
Dommage qu'on la voit que très rarement sur les fows !
Welcome here la "cheerleader" ... désolé c'est mon coté Hereos XD
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Mer 18 Nov - 22:37

Hayden en taularde...
Surprenant, mais pas désagréable. J'ai lu ta fiche, et j'ai beaucoup aimé. Vraiment. **

Bienvenue chez les fous en tout cas. Tu vas voir, ici tout le monde il aime tout le monde.
C'est Woodstock quoi. superhéro
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Jeu 19 Nov - 3:12

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche ** yaha
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Addison G. Cunningham
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Jeu 19 Nov - 11:34

Oh j'aime qu'elle est fait de la prison Pompom
Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuu parmi nous amour2
Bonne chance pour ta fiche I love you

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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Jeu 19 Nov - 13:36

Hayden **

Bienvenue à toi amour2
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MessageSujet: Re: natalya ⊰ i swear to god we're gonna be the last one standing.   Aujourd'hui à 17:15

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