(todd) whatever I say is a lie, so stop staring

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MessageSujet: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 15:55

Todd Dunagan

André Hamann
Né(e) le 12 août 1988 à Lakeland (Etats-Unis), j'ai 27 ans et suis de nationalité américaine. Si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, sachez que je suis plutôt dépendant de l'Etat et que je le vis assez mal ! Actuellement célibataire, je tiens à préciser que je suis plutôt du genre homosexuel... Désolé(e) d'avance pour les cœurs brisés.

Métier actuel : jardinier blasé. Putain si t'avais su que la formation que t'avais faite y'a dix ans pour faire plaisir à papa te conduirait à tondre la pelouse pour que des fils de riches cons y jettent leurs mégots de cigarette, t'aurais sans doute choisi un truc bien plus cool du genre tatoueur. T'aurais même préféré livreur de pizzas avec un casque qui fait pitié ou toiletteur pour chiens, mais t'as vraiment eu ton mot à dire. Enfin clairement, les azalées et les roses du doyen tu t'en cognes comme de la couleur du string de michelle obama. Ancien étudiant de Chicago : nonAncien membre d'une confrérie : non

Personnalité & addictions

Drôle - 55%
Réfléchi - 30%
Créatif - 68%
Travailleur - 22%
Fêtard - 65%
Narcissique - 38%
Artiste - 68%
Amical - 40%
Jaloux - 21%
Méfiant - 75%
Sportif - 80%
Prude - 12%
Généreux - 50%
Têtu - 41%
Hautain - 35%
Séducteur - 56%
Honnête - 10%
Joueur - 67%
Alcool : 75%Drogues : 15%Sexe : 60%

Renseignements multiples
Depuis quand vivez-vous à Chicago ? Ça fait à peine trois mois que tu traînes ta carcasse dans les rues de la ville en quête d’intégration, mot clé martelé par ces imbéciles de flics qui te collent aux basques H24. Pour ta protection qu'ils disent, comme si y'avait marqué "abruti complet" sur ton front. T'as peut-être pas reçu une bonne éducation, mais tu sais que c'est plutôt pour éviter que tu détales comme un lapin dans un pays qui refuse l'extradition ou que t'accumules assez d'emmerdes pour mettre en péril leur petite opération anti-gang. C'est vrai que t'as tendance à interpréter les actes des autres comme une menace envers toi de façon extensive. Que si le boulanger oublie deux centimes dans ta monnaie, que si ton voisin te rend du courrier placé par erreur dans sa boîte aux lettres, que si un gars te bouscule dans le bus parce qu'il s'est pas tenu, que si le barman t'ignore plus de deux minutes parce qu'il est occupé par la foule de clients, un gros panneau fluorescent "WARNING il se fout de ta gueule" va s'allumer dans ton cerveau et une envie de lui péter la gueule démanger tes poings déjà serrés. Question de respect yo, mais tu reconnais que ça ne facilite pas ton entrée dans la vie de monsieur tout le monde. Quand tu vois tous ces gens pourtant, ça a l'air si facile. Bande de bâtards.

Que pensez-vous de la ville et de l'université qui s'y trouve ? La ville n'est pas plus différente qu'une autre, tant que c'est assez loin de la Floride tu t'y accommoderas. Bon c'est vrai que ça t'fait clairement chier d'avoir dû acheter un putain de manteau et t'es convaincu qu'au mois de décembre tu vas te transformer en statue de glace -cryogénisation gratos-. T'enfiles déjà deux paires de gants pour jardiner mais t'arrives pas à manier les outils correctement et ça te rend complètement fou. Ces abrutis auraient pu penser à ta santé mentale et te déporter à Los Angeles, sûrement une façon de faire pression sur toi. M'enfin si tu fais une dépression et que tu te flingues, faudra pas venir chouiner qu'ils ont plus de témoin.
L'Université t'avais jamais vu ça de l'intérieur, et tu trouves ça plutôt joli. En fait, tu t'imaginais pas que c'était vraiment comme à la télé. Mais faut l'avouer, de voir déambuler tous ces jeunes cons avec leurs sacs remplis de cours et leur sourire innocent, ça te file la nausée. T'as juste envie de les faire redescendre, de leur montrer ce que c'est la vraie vie. M'enfin, c'est sûrement toi qui ne l'as jamais vécue. T'es envieux en réalité, voir passer sous ton nez des centaines de gens qui réussiront leur vie ça te rappelle que toi, t'es qu'une balance en cavale qui s'éclate à remuer de la terre toute la journée. Et le pire dans tout ça c'est que tous ces p'tits culs qui défilent ont majoritairement encore l'âge de jouer à la poupée, plus frustrant tu meurs.

Et vous, qu'avez-vous fait comme études ? Et où ? des études ? Toi ? L.O.L. T'es allé à l'école jusqu'à quatorze ans, puis t'as décrété que tu n'irais plus. Faire partie d'une bande de sales gosses qui s'entretuent pur un oui ou pour un non, ça te semblait bien plus palpitant et honorable que finir agent d'entretien à McDo. Parce que même si t'avais continué ça t'aurait servi à quoi, sincèrement ? T'aurais jamais pu devenir ministre ou avocat, faut pas s'voiler la face. Quitte à être voué à récurer la merde des autres, t'as plutôt choisi d'être le prince d'un monde à part. Sauf que ce monde-là t'en as été écœuré, quand t'as compris que t'allais finir la cervelle éclatée sur le trottoir avant trente ans. Et là, t'as regretté. De ne pas avoir autre chose qu'une formation professionnelle en aménagements paysagers passée à dix-sept ans pour faire croire à ton père que tu te rangeais pendant qu'il crevait d'un cancer. Tu n'sais même pas comment t'as pu l'avoir, à croire que t'es pas si con que ça.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler à l'université de Chicago, et pourquoi à ce poste ? Choisi ? Non non, faut pas se méprendre. T'as rien choisi du tout. A partir du moment où t'as décidé de te rendre à la police, t'es devenu leur pute. Clairement, ce sont eux qui mènent la barque même si tu te fais un point d'honneur à leur compliquer la tâche. L'Université c'était leur choix à eux, et t'as juste acquiescé comme un gentil toutou après l'échec d'une énième rébellion de ta part. Puis t'avais un peu intérêt à fermer ta gueule quand ils t'ont annoncé l'heureuse nouvelle, étant donné que tu les as obligés à refaire tous tes papiers d'identité parce que t'as eu un trou de mémoire quand t'as dû te présenter à ta voisine. En vérité tu t'en souvenais très bien mais t'as refusé par fierté d'être nommé Kenny, alors t'as regardé tes tatouages et t'as lâché un "Todd" pas du tout naturel. Ouais, tu t'es donné le prénom du champignon dans Mario. T'as paniqué quoi, ça arrive à tout le monde. Puis avec deux "d", ça passe nickel même si t'as encore du mal à tourner la tête quand on utilise ce patronyme. Enfin sur ce coup-là tu les as bien niqués, alors t’as jugé que tu pouvais bien leur laisser te coller jardinier à l’Université. La prochaine fois, tu choisiras peut-être mieux la bataille à gagner …  

Biographie

Citation :
pendant vingt-sept ans t’as été Tomas Mendoza, relégué aux oubliettes pour ta sécurité. ‡ t’as intégré un gang de rue à l’âge de quatorze-ans. ‡ t’as fait une overdose de cette vie et tu t’es rendu aux flics. T’as été déplacé à Chicago en vue de ton témoignage dans un procès impliquant tes anciens p’tits camarades, sous le statut de témoin protégé. ‡ deux flics ont été assigné à ta protection, mais t’es persuadé que c’est plutôt pour te surveiller comme un gosse de trois ans. T’essaies de les pousser à bout pour qu’ils abandonnent leur mission. ‡ devoir remuer de la terre toute la journée ça t’emmerde royalement et tu n’manques jamais une occasion de ne rien branler ou d’exploiter tes collègues. ‡ tu jalouses les étudiants du campus d’avoir un avenir, aussi tu n’peux parfois pas t’empêcher de les envoyer chier ou leur balancer deux trois racines sur les godasses ‘sans faire exprès’. ‡ t’es parano sur les bords. T’es même convaincu que les flics ont truffé ton appartement de micros alors que c’est totalement faux. Ça te pousse à passer un maximum de temps à l’extérieur et à vouloir squatter chez n’importe qui. ‡ t’interprètes la moindre contrariété provoquée par autrui, même inconsciemment, comme une attaque personnelle dirigée contre toi. Du coup, tu t’excites souvent pour un rien. ‡ tu cherches quand même à t’intégrer et à te montrer sympathique, alors parfois t’as des réactions carrément contradictoires et c’est dur de te suivre. ‡ t’essaies d’échapper à tes baby-sitters dès que tu le peux. Surtout que tu dois te procurer un nouveau flingue. ‡ t'es contraint de t’inventer une nouvelle vie et faut dire que t’as une imagination limitée. Du coup tu racontes des trucs énormes avec zéro crédibilité, et tu changes même parfois de version selon les interlocuteurs parce que tu ne te souviens pas de ce que t’as dit la veille. ‡ t’es incapable de faire la cuisine, alors tu t’fais toujours livrer. ‡ tu te déplaces uniquement en transports en commun, même s’il t’arrive de supplier tes gorilles de te conduire au boulot quand t’as la flemme. Parfois tu leur fais tellement honte qu’ils acceptent. ‡ la honte est un concept que t’ignores totalement. T’es le genre de type sans gêne qui tente tout parce qu’il se dit que si ça marche tant mieux, et que si ça n’marche pas il aura essayé. ‡ t’es incapable de regarder ton reflet trop longtemps. Miroirs, vitres, t’évites les supports réfléchissants. ‡ t’as souvent des nuits agitées et tu gueules parfois comme un traumatisé d’Irak. L’Irak à côté de la rue, une balade dans la forêt magique. ‡ tu cours deux fois par jour. ‡ t’aimes traîner près des salles de musique, toi-même tu grattes la guitare à l’occasion et quand t’étais gosse tu voulais devenir une rock star. Pour le coup, tu t’es salement foiré. ‡ t’es le gars qui pose dix milles questions quand il mate un film, parce que ça ne te semble pas logique. ‡ dans ta tête ça turbine trop, tout le temps. ‡ t’as un ours en peluche que tu planques au fond de ta valise et le premier qui y touche tu arraches la jugulaire avec les dents. C’est le dernier cadeau de ta mère et parfois tu dors même avec, mais chut. ‡ ta génitrice a été internée dans une institution spécialisée quand t'as eu douze ans, mais t'as arrêté de lui rendre visite à l'adolescence après qu'elle t'aie griffé le visage en hurlant qu'il fallait que tu crèves pour sa rédemption. Oui oui, elle a quelques petits problèmes dans sa tête. ‡ ton père était un homme bien que t'as beaucoup fait souffrir avec tes choix. C'est quand il est décédé l'an dernier que t'as eu le courage de changer de vie. Pour lui. Et puis pour toi aussi. ‡ t'hésites à révéler ton lien de parenté à ta demi-soeur parce que t'as peur qu'elle devienne par association la cible de ton ancien gang. ‡ tu détestes le froid. Pour toi dix-sept degrés c'est l'hiver et tu suffoques dans ton écharpe et ta triple couche de vêtements.   

« Alors la flicaille, t’as fait quoi pour être puni ? Parce que clairement, pour s’coltiner mon baby-sitting faut que ton patron ait vraiment voulu t’faire du mal. » T’essaies de briser la glace, d’instaurer un semblant de dialogue civilisé –à ta façon- avec l’un des flics affectés à ta pseudo-protection. Parce que clairement, ils n’ont pas été recrutés pour leur joie et leur bonne humeur. En même temps tu les comprends, à leur place t’aurais sûrement déjà sauté du septième. T’as conscience d’être un vrai chieur, un emmerdeur cinq étoiles luxe. Même Mère Teresa n’aurait probablement pas accepté le job en connaissance de cause. Surtout que t’es bien décidé à les pourrir plus particulièrement que les autres, parce que tu détestes qu’on te prenne pour un con. Les gars qui pourraient vouloir ta peau, tu les connais par cœur. T’as passé presque quinze ans avec eux, main dans la main. T’as grandi avec eux, t’as partagé leur vie. C’est pas le genre tueur à gage qui va se faufiler par une fenêtre pour te t’en loger silencieusement une entre les deux yeux pendant ton sommeil sans laisser la moindre trace. Non, c’est plutôt le gars sapé comme un gangster qui va t’éblouir avec son dollar plaqué or, sortir son pétard en pleine rue, t’avertir de son arrivée en faisant gueuler la foule et vouloir en faire des caisses pour passer dans le journal local. Aussi repérable qu’un éléphant dans un ascenseur. T’as besoin de personne pour te défendre, si seulement ces rabat-joies te laissais porter une arme. Non, tu sais bien que si ces poulets te parasitent façon morpions, c’est pour garder un œil sur toi. Mais peut-être que si t’arrives à les pousser à bout, si tu parviens à les exaspérer juste assez, ils vont lâcher l’affaire et ne pas trop te courir après si tu décidais subitement de les semer. Juste pour quelques minutes de repos. Juste pour ne plus t’entendre jacasser inutilement. Juste pour ne plus être victimes de tes insultes à distance, de tes bras d’honneur. Juste pour ne plus avoir ta gueule de con dans leur champ de vision. « Ok laisse-moi deviner. » T’adoptes un air habité, comme si t’étais en train de te livrer à la réflexion de ta vie, avant de lâcher ta conclusion. « T’as baisé sa femme ? » T’utilises un ton proche de l’étonnement, limite réprobateur. Mais comme il fait semblant de n’pas t’avoir entendu, tu ne t’arrêtes pas en si bon chemin. « T’as quand même pas baisé son fils ? » T’insistes, tu t’marres même mais faut avouer que t’es relativement contrarié qu’il ne daigne pas ne serait-ce que t’adresser un ‘ta gueule connard’. Ils sont quand même pas assez malins pour lui avoir coupé la langue histoire de te priver de ton terrain de jeu, si ? « Alors c’est que t’as dû oublier le cran de sécurité et t’as collé une balle dans le pied d’un collègue, c’est pour ça que t’as plus l’droit de porter une arme. » Cette fois t’émet une hypothèse plus sérieuse, parce que t’avais songé à la lui piquer mais ton regard ne l'avait pas dénichée à l’emplacement habituel des agents en service. Puis tu te dis que c'est peut-être plutôt pour qu'il évite une future bavure incluant ta petite personne qu'on lui refuse ce privilège. Sauf qu'il dégaine brusquement un Sig Sauer sorti de nulle part et pointe le canon en direction de ta tronche. Ah ben si, il en a une, t'as jamais été très fort aux devinettes. « Tu disais ? » Ok, mauvaise conjecture. Mais bordel, t’es tellement content de l’avoir fait réagir que tu lui ferais presque un câlin. Alors t’ouvres la bouche pour lâcher un rire sonore avant d’avancer tes coudes sur la table, pas vraiment impressionné par son joujou. Tu lèves même un coin de tes lèvres en plantant tes iris verts dans les siens. « Putain, c’est carrément excitant. » Visiblement déçu, excédé, désespéré -un mélange des trois probablement-, cerbère numéro 1 range son flingue et soupire longuement avant d’avaler une gorgée de café brûlant. Tu recules sur ta chaise et tires une latte de ta cigarette presque entièrement consumée en fixant le plafond, laissant quelques minutes de silence s’écouler avant de revenir à la charge. « Sinon c’est quand que vous m’faites assez confiance pour nettoyer l’appart’ ? » T’attires de nouveau son attention. « De quoi tu parles ? » Il joue les innocents, forcément. « J’sais bien que vous l’avez truffé de caméras, honnêtement c’est gênant. » Tu t’sens épié, constamment, parce que t’as ce doute qui te tiraille les entrailles. Obligé qu’ils aient installé leurs petits yeux partout autour de toi pour t’espionner comme un rat de laboratoire. C’est l’angoisse, tellement que tu vas aux chiottes à reculons. Voilà pourquoi t’essaies de ne pas trop y foutre les pieds, que tu sautes sur la première occasion de squatter chez le premier inconnu que tu croises. « T’es complètement parano ma parole. » C'est vrai t’es peut-être un peu parano, mais ce malaise tu ne l'as pas inventé. « Ça t’plaît en fait, c’est ça ? Cette sorte d’intimité tordue, tu peux retourner près de ta petite femme sans remords après t’être branlé en m’matant sortir de la douche. » Tu l’fais exprès, d’être vulgaire. Tu veux le provoquer. Tu veux le choquer. Tu veux l’indigner. Tu veux l’embarrasser. Tu veux qu’il commette un impair et qu’il se fasse virer. Que tu puisses aller gémir qu’ils envoient des incompétents, jusqu’à ce qu’ils envoient réellement un incompétent que tu pourras manipuler avec tes yeux de Bambi ou impressionner juste assez pour qu’il se pisse dans le froc et te laisse une marge de manœuvre raisonnable. Parce lui, t’arriveras jamais à en faire ta marionnette et ça t'embête sincèrement. « Zut alors, tu m'as démasqué. » Faut croire que ta technique a encore besoin de quelques améliorations pour le pousser dans ses retranchements. En plus de ça il rapproche le journal posé sur la table qu'il commence à parcourir des yeux, totalement indifférent à ta présence. « Bon c’est pas tout mais j’ai la dalle moi, tu vas nous chercher un jap’ ? » Tu demandes soudain en larguant ta clope dans son café. Cadeau de la maison. « J’suis pas ton putain de coursier. » Brrr, problèmes d’agressivité celui-là –ouais ouais, c’est l’hôpital qui s’fout de la charité-. « Ca va détends-toi, j’essaie juste de te trouver une utilité. J’ai bien pensé à autre chose remarque … » T’oses carrément faire glisser tes doigts vers sa main crispée autour de la tasse de café ruinée par la nicotine, mais t’as pas le temps de l’atteindre avant qu’elle se soulève brutalement pour échapper à ton contact. « Tu la fermes jamais bordel ? » Oooook, tu sens qu’il n’est pas loin de te coller la tête contre la table. Yay, une avancée incontestable dans ta mission personnelle visant à le rendre fou. Le pauvre, t'as mal pour lui. Ça doit être horriblement frustrant. « Jamais. » Et tu la fermes.

Tomas, est-ce que tu regrettes ? Parce que t’étais vraiment pas obligé de prendre ces décisions. De risquer de te faire pourchasser par une brochette de gamins enragés désireux de t’faire la peau pour éviter de voir leur royaume s’effondrer. T’aurais pu te tirer comme un voleur, embarquer dans un avion et disparaître de la surface de la Terre. T’as jamais été assez important pour qu’on te coure après. T’as toujours fait partie d’un ensemble, t’as toujours été un nombre parmi d’autres dont l’addition était nocive mais qui pris individuellement ne représentait aucun danger. Ta disparition n’aurait suscité aucun état d’âme, aucune inquiétude particulière. Mais au lieu d’ça, t’as préféré toqué chez l’ennemi. Parce que ton témoignage, c’est ta rédemption. Si tu sauves ne serait-ce qu’une vie, peut-être que Dieu te pardonnera. Tu n’sais pas s’il y arrivera, parce que toi t’as clairement du mal. Quand tu te mêles à la foule du métro, au quotidien ennuyeux de tous ces gens, tu les envies. Tu les envies de n’avoir à se soucier que des factures qui s’accumulent, de leur mari qui rentre tard le soir, du dossier à rendre avant jeudi, de leur patron autoritaire. Tu les envies de pouvoir contempler leur reflet dans le miroir sans être saisi d’un désir irrépressible de le briser en mille morceaux. Tu les envies de pouvoir fermer les yeux sans être hantés par le visage de tous ceux qui t’ont regardé avant d’crever. Des autres membres de gangs éviscérés, des réticents à l’autorité du groupe mutilés, des dommages collatéraux agonisants. Eux surtout. Le père de famille que Lito a buté derrière son comptoir parce qu’il ne voulait pas payer son foutu Coca. La sœur d’un ancien passé dans le camp adversaire qu’Oscar a dézinguée alors qu’elle le suppliait d'épargner sa moitié. Le gosse sur son tricycle rouge que t’as touché en pleine tête pendant ton rite d’initiation, gosse d’un ripoux qui bouffait à tous les râteliers. Tu te demandes encore comment t’as pu supporter toute cette violence si longtemps, comment t’as pu t’y accoutumer jusqu’à en devenir presque indifférent. En vérité t’as jamais cru que tu vivrais si vieux. Tu te voyais la gueule éclatée sur un trottoir avant vint-cinq ans. Mais t’es content de t’être réveillé un jour avec une envie de gerber qui ne t’a jamais quittée. Même si tu dois faire le dos rond et te résigner, même si tu dépends d’une autre autorité, même si tu dois quémander pour un peu de dignité, même si tu dois ruser pour un peu de liberté. Rien à foutre, cette fois t’es du bon côté. Alors non, tu n’regrettes pas.

« Tomas. » Tu te redresses subitement en sueur, les paupières grandes ouvertes, ta tête heurtant un obstacle dans un bruit sourd. « Aaaaaaah putaaain. » Agréable, le réveil. Mais au son des gémissements qui émane de l’ombre qui se tortille près de ton lit, t’es visiblement pas celui qui souffre le plus. C’est qui ça ? T’arrives pas à croire que tes anciens potes aient été assez intelligents pour t’envoyer un tueur à gage. Mais t’es pas prêt à crever, pas maintenant, alors tu t’agites une seconde pour fouiller sous ton coussin, attrapant un flingue que tu braques sur le type. « Si tu bouges je t’explose la cervelle. » T’as le cœur qui s’emballe, les muscles tendus, les sens en éveil. T’hésites. Tu n’sais pas quoi faire. Tu devrais peut-être le buter, là, maintenant. Mais tu t’es promis de plus jamais flingué personne, et puis ça anéantirait probablement ton accord avec les flics et tu finiras en taule à cause de ça. A cause de lui. « Tout c’que tu vas exploser c’est ton record de conneries pauvre con. » Ouais, finalement t’as peut-être pas besoin de te poser autant de questions. Ta main gauche vient activer le bouton de la lampe de chevet, éclairant le visage ensanglanté de cerbère N°1. Visiblement, tu lui as défoncé l’arcade d’un coup de boule involontaire. Oups. Tu te détends instantanément, clairement soulagé du dénouement de cette petite intrusion. Il t’a vraiment fait flipper cet imbécile. « Me dis pas que t’étais en train de me regarder dormir. C’est flippant mec, même venant de toi. » Non parce que tu ne vois pas d’autres explications à sa présence dans ta piaule. Tu te demandes même s’il n’était pas sur le point de t’embrasser fébrilement comme dans les films à l’eau de rose de série B alors que tu pionçais paisiblement, parce qu’il devait vraiment être près de toi pour que tu lui fasses aussi mal. Oh. La. Honte. « ABRUTI ! T’étais en train de gueuler comme une fillette, j’suis juste venu vérifier qu’on t’égorgeait pas. Même si entre nous, ça m’aurait carrément rendu service. » Tu t’en souviens maintenant, des images morbides venues parasiter ton sommeil. De ce cauchemar à expédier aux oubliettes où l’attendent les milliers d’autres avant lui. Si Zorro a l’intention d’accourir à ton chevet chaque fois que t’as un sommeil agité, il n’est pas au bout de ses peines. « Ça blesse vraiment mes sentiments, j’croyais qu’il s’passait un truc entre toi et moi. » T’ironises en baissant ton arme. Merde, ton arme. « Tu m’expliques ? » Baby-sitter désigne ton joujou d’un geste du menton en se redressant. « Oh … ça ? Boh c’est un truc en plastoque pour faire flipper les gens, vu que vous m’laissez pas de vrai flingue pour sauver ma peau. » Tu te hasardes à lui balancer un sourire d’innocent, au cas où. Ouais non. Chance de succès : zéro pointé. T’as pas encore assez d’entraînement dans le domaine du mytho pour que tu puisses lui faire gober un truc pareil. Mais fallait bien que tu trouves quelque chose de plus crédible que ‘ben justement tiens, excellente remarque ! c’est dingue, ce flingue était planqué sous mon coussin …’, et t’allais définitivement pas lui avouer que quand tu les avais semés Dimanche dernier en t’éclipsant après le boulot, t’étais allé traîner dans les coins louches de Chicago pour négocier un Beretta. « Sérieux, si j’suis censé compter sur vous j’suis mal barré. Je viens de t’éclater l'oeil en dormant. » Tu t’indignes alors qu’il t’arrache ta nouvelle acquisition des mains. « Techniquement, t’étais réveillé. » Tu fais la grimace, t’essaies de lutter, mais t’insistes pas. MERDE. La prochaine fois t’as intérêt à mieux le planquer. Genre sous une latte du plancher. Immergé dans la chasse d’eau. Derrière le radiateur. Et là, t’es frappé par une sorte de révélation divine qui t’fait ouvrir la bouche, qui t’fait le mater bizarrement, qui t’fait lever un index dans les airs. « Quoi ? » « T’as plein d’sang c’est dégueulasse franchement, va te nettoyer. J’te prête ma salle de bains si tu veux. » Grand seigneur que tu es. T’improvises, tu fronces le nez. En fait tu viens subitement de percuter que si le mec a accouru comme ton prince charmant sur son beau destrier depuis l’immeuble d’en face parce que t’as gueulé comme une fillette, c’est qu’à défaut de caméras ces salauds ont planqué des micros. Pas vrai ?


Moi c'est betty boop !
J'ai 27 ans, je suis une licorne, viens voir tatie betty lux et je vis en france. J'ai découvert le forum sur bazzart, il me faisait gravement de l'oeil et je le trouve je m'y sens déjà comme chez mémé youpi2 ! Sinon, je serai connecté(e) 5/7 et je devrai pourvoir RP environ 2/3 fois par semaine.



Dernière édition par Todd Dunagan le Sam 17 Oct - 16:54, édité 5 fois
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Lux Ó Cearnaigh
FONDATRICE - NOTRE MÈRE A TOUS
Je suis à Chicago depuis le : 03/06/2011 et j'ai déjà rédigé : 3705 messages. J'ai : 24 ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : doctorante (troisième année) en ingénierie, spécialisée en robotique

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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 15:59

Mon petit Todd ! **
Bienvenue parmi nous, j'espère vraiment que tu te plairas bien ici ! En tout cas t'es bien beau, quel gâchis de ne pas vouloir d'une femelle hein J'ai adoré lire le début de ta fiche, vivement l'histoire qu'on se gausse un peu avec ses frasques I love you

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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 16:07

Bienvenue sur YIU bel homme ! Courage pour la suite de ta fiche et surtout n'hésites pas à contacter le staff en cas de besoin !
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Le Doyen
TÊTE PENSANTE DE CHICAGO
Je suis à Chicago depuis le : 09/07/2015 et j'ai déjà rédigé : 1092 messages. J'ai : 55 ans d'après mes amis. Dans la vie, je suis : le fabuleux doyen de cette université

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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 16:16

Merci pour le tag jeune homme, à cause de toi j'ai reçu une notification sur mon portable (le tout nouvel Iphone 6 S, parce que je suis le Doyen et que j'ai les moyens, n'est-ce pas) alors que j'étais aux toilettes. Je me suis donc penché sur ton dossier et, mmmh, comment dire... Je ne suis pas exactement certain d'avoir envie d'embaucher un délinquant. Il faut donc que tu comprennes que mes satanées roses pourraient se passer de toi, mais je ne désire pas être en mauvais termes avec la police de Chicago... Elle me rend quand même bien service en veillant sur mes braves étudiants -au passage, ils ne fument pas tous et ne sont pas tous riches. J'espère que cet emploi effacera les trop nombreux stéréotypes que tu possèdes et que tu éviteras de semer la zizanie sur mon campus. J'accepte donc ta prise de poste en tant que jardinier sur le campus, mais je te garde à l'oeil (et je ne suis pas le seul) !

(Et cesse donc d'attirer les étudiantes sans défense comme ça, c'est très très vilain ! )
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 16:31

Bienvenue parmi nous stress j'aime beaucoup le début de ta fiche
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 17:07

Le doyen qui se la pète avec son iphone ici
Sinon le début de ta fiche m'a bien fait rire et je soutiens Lux, on a plus de mecs qui font le bonheur des mecs que le bonheur des filles sur ce forum, ça change
Bienvenue en tout cas bon courage pour la suite, je t'avoue que ton perso me plaît vachement alors je passerai sûrement te demander un lien avec Charlie ou Oli (mon DC)
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 17:42

Lux : Ma petite Lux Oui bon tu sais au pire, il peut toujours être frappé par une révélation divine Laughing Merci beaucoup t'es trop cute, j'essaierai d'être à la hauteur
Uriah : Merci mon beau, je note, je note coeur2
Doyen : Non franchement, merci pour les détails mais j'ai vraiment pas besoin de savoir tout ça Enfin ravie d'avoir emmerdé quelqu'un emo Puis ouais, fais pas ton difficile de toute façon t'as pas le choix ou les flics vont faire fuiter les photos de toi en robe à fleurs et talons aiguilles qu'ils stockent dans un coin Merci bien en tout cas, puis s'tu veux passer prendre un café à l'occasion pour mieux garder un oeil sur moi  ...
(perso je vois aucune étudiante sans défense dans le secteur, arrête de t'faire avoir par les sourires faussement innocents papi )
Logan : Ce prénom trop cool coeur2 Merci beaucoup ça m'fait super plaisir !
Charlie : Charlie comme la licooooorne stress (je suis trop déçue, y'a même pas de smiley de licorne boude). Ouuuh j'suis contente si t'as ri alors, j'espère que la suite te fera marrer aussi Danse Pour les mecs va falloir faire des invocations, si vous voulez je vous aiderai Puis oui viens me demander un lien, sinon c'est moi qui viendrai de toute façon
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 18:19

Tu peux être mon coach sportif  
Histoire que je te choppe dans les vestiaires de la salle après avoir transpiré pendant une heure    
ou on peut s'arranger pour que je vienne t'aider à ranger tes outils dans ta cabane des jardins de l'université
Bienvenu ici ! I love you Ton avatar est juste sublime, je suis amoureuse faint bave
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 22:46

BIENVENUE PARMI NOUS I love you
Bonne continuation pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Mer 14 Oct - 22:47

BIENVENUE PARMI NOUS I love you
Je suis fan du pseudo (et de l'avatar aussi )
En tout cas amuse toi bien ici!
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Jeu 15 Oct - 1:09

Lukas : bah ça tombe bien mon mignon, les outils de jardinage sont de plus en plus lourds d'nos jours j'aurais bien besoin d'un coup de main
ouh yeah, talk dirty to me
Bah merci, mais faut avouer que sweet disaster sublime les mecs sur lesquels elle graphe Puis le tien est super original, j'approuve (même si j'y connais rien au foot, j'suis plutôt rugby O.O).
Jade : merci beaucoup à toi coeur2
Sileas : oh ben j'suis contente alors, merci cours Matt Hitt est un super choix, btw Léche
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Jeu 15 Oct - 14:30

BIENVENUE SUR YIU !!! stress
Courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Jeu 15 Oct - 17:04

je réclamerais un lien quand tu seras valide
Et oui elle fait des miracles faint
Merci
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Addison G. Cunningham
ADMIN - SANS CONFRERIE
Je suis à Chicago depuis le : 02/08/2015 et j'ai déjà rédigé : 1459 messages. J'ai : 23 d'après mes amis. Dans la vie, je suis : 6ème année en Criminologie et science du comportement

Feuille de personnage
Choses à savoir sur moi :
Mes amis & mes sorties:

MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Jeu 15 Oct - 19:27

Bienvenuuuuuuuuuuuu parmi nous amour2 
Bonne chance pour ta fiche I love you 
Si tu as besoin de lien hésite pas

_________________________________

- Les amours de ma vie ! -
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Ven 16 Oct - 0:06

Hmm, un jardinier...
Ça m'intéresse ça. Tu tonds torse nu ou pas?
Juste par curiosité (et aussi pour savoir si je dois amener les jumelles ou pas. )
Et puis, c'est mignon les champignons dans Super Mario. Même si ça s'écrit Toad. Et vu que tu ne t'appelles pas comme ça... Bon, au pire, on t'appellera SexyChampy. Et ça, c'est un surnom qui pète.

Bienvenue chez les fous, et bon courage pour la bio!
Tu vas y arriver! superhéro
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MessageSujet: Re: (todd) whatever I say is a lie, so stop staring   Aujourd'hui à 19:29

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(todd) whatever I say is a lie, so stop staring
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